Walk the line

Je suis allé voir il y a quelques jours le film « Walk the line » (2005) qui retrace la vie de Johnny Cash, de son enfance au fameux concert à la prison de Folsom.

Pour ceux qui l’ignorent, Johnny Cash est un des plus célèbres chanteurs de country et de rocknroll du siècle passé. Le film de J.Mangold est fidèle à la réalité (Johnny Cash avait participé au script) et les interprétations de Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon en June Carter sont excellentes. On est vite fasciné par ce personnage ambigu, charismatique, haïssable mais aussi attachant.

J’entends déjà certains me demander : « Qu’est ce qu’un identitaire Européen peut bien tirer de ce film sur la vie d’un ricain ? »

Johnny Cash (1969)La réponse est simple : Rien. Rien de politique, rien de véritablement admirable, pas de preux chevalier, ou de question d’honneur. Juste, pour parler crûment, la vie d’un mec un peu rêveur né dans l’Arkansas en 1932 dans une famille de sept enfants, qui passera son enfance en aidant ses parents métayers dans les champs de coton. Un mec qui perdra son frangin et s’engagera dans l’armée. Un mec qui percera entre rockabilly et country en compagnie des Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, ou Carl Perkins. Un mec qui sombrera dans la drogue, et la facilité ; et qui reviendra de l’enfer avec celle qui lui manquait (« I still miss someone »). Un « man in black » qui chantait pour les pauvres, les laissés pour compte, les prisonniers, ceux qui sont morts au combat, pour les ouvriers, pour ceux que Dieu a oublié. Un mec qui finira par faire le bien autour de lui et donnera des concerts dans les prisons parce qu’il croyait, en bon chrétien, au pardon et à la rédemption.

Bref, « Walk the line », porté par une bande originale que les amateurs apprécieront, est un film parmi tant d’autres sur la vie d’un homme normal avec ses qualités et ses défauts, un Américain moyen qui chantait simplement la vie.

R.I.P. Johnny

Pierre Graillard

Retrouvez Johnny Cash sur Alternative-s