Anti-drogues?

15/01/2009 – 19h00
SEATTLE (NOVOpress) – Consommer du cannabis au moins une fois par semaine, ou régulièrement depuis son adolescence, double les risques de développer la forme la plus agressive d’un cancer des testicules, selon une étude américaine relatée par le quotidien britannique Guardian. Pour arriver à constat, les chercheurs ont interviewé 369 hommes atteints d’un cancer des testicules, âgés de 18 à 44 ans, sur leur consommation de cannabis. Ils ont également interrogé sur le même sujet 979 hommes en bonne santé.
Les scientifiques du centre de recherche sur le cancer Fred Hutchinson de Seattle (Etats-Unis) ont découvert que les testicules sont un des rares organes munis de récepteurs pour la substance active du cannabis, le tétrahydrocannabinol (THC). Leurs résultats mettent en lumière que l’usage de la marijuana peut être spécifiquement lié au développement de tumeurs des testicules dites « germinales non-seminomateuses ». Cette forme très agressive frappe les hommes entre 20 et 35 ans et compte pour environ 40 % de tous les cas de cancer des testicules.
Depuis les années 1950, le nombre de cas de cancer des testicules a augmenté de 3 à 6 % par an aux Etats-Unis, au Canada, en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Durant la même période, l’usage du cannabis a augmenté dans les mêmes proportions…

12/06/2009 – 08h00
PARIS (NOVOpress) – L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), vient de publier une étude sur les drogues et les jeunes, menée en 2008 auprès de 39 542 jeunes Français métropolitains de 17 ans présents lors de la Journée d’Appel de Préparation à la Défense. Elle portait sur leur santé et leurs consommations de produits « psychoactifs ».
L’enquête souligne que « la consommation de la cocaïne, des amphétamines, de l’ecstasy, de l’héroïne et de plusieurs autres produits psychoactifs illicites est en nette augmentation ». Les jeunes consomment moins ces produits que l’alcool, le tabac, et le cannabis, mais « les niveaux d’expérimentation de toutes ces substances psychoactives illicites » sont en augmentation constante depuis 2000. Ces expériences débutent tôt, à 16 ans en moyenne. La diffusion des substances rares monte en flèche comme la cocaïne, le GHB et la Kétamine. L’usage du LSD augmente aussi.
Je suis allé voir il y a quelques jours le film « Walk the line » (2005) qui retrace la vie de Johnny Cash, de son enfance au fameux concert à la prison de Folsom.
Pour ceux qui l’ignorent, Johnny Cash est un des plus célèbres chanteurs de country et de rocknroll du siècle passé. Le film de J.Mangold est fidèle à la réalité (Johnny Cash avait participé au script) et les interprétations de Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon en June Carter sont excellentes. On est vite fasciné par ce personnage ambigu, charismatique, haïssable mais aussi attachant.
J’entends déjà certains me demander : « Qu’est ce qu’un identitaire Européen peut bien tirer de ce film sur la vie d’un ricain ? »
La réponse est simple : Rien. Rien de politique, rien de véritablement admirable, pas de preux chevalier, ou de question d’honneur. Juste, pour parler crûment, la vie d’un mec un peu rêveur né dans l’Arkansas en 1932 dans une famille de sept enfants, qui passera son enfance en aidant ses parents métayers dans les champs de coton. Un mec qui perdra son frangin et s’engagera dans l’armée. Un mec qui percera entre rockabilly et country en compagnie des Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, ou Carl Perkins. Un mec qui sombrera dans la drogue, et la facilité ; et qui reviendra de l’enfer avec celle qui lui manquait (« I still miss someone »). Un « man in black » qui chantait pour les pauvres, les laissés pour compte, les prisonniers, ceux qui sont morts au combat, pour les ouvriers, pour ceux que Dieu a oublié. Un mec qui finira par faire le bien autour de lui et donnera des concerts dans les prisons parce qu’il croyait, en bon chrétien, au pardon et à la rédemption.
Bref, « Walk the line », porté par une bande originale que les amateurs apprécieront, est un film parmi tant d’autres sur la vie d’un homme normal avec ses qualités et ses défauts, un Américain moyen qui chantait simplement la vie.
R.I.P. Johnny
Pierre Graillard
19/07/2008 –12h00 LONDRES (NOVOpress) – Le British Journal of Psychiatry vient de publier la plus vaste étude réalisée à ce jour sur les liens existant entre cannabis et psychoses (dont la schizophrénie est l’une des formes les plus fréquentes). Celle-ci confirme la relation qui existe entre ces deux éléments, une relation déjà été mise en évidence par de précédents travaux scientifiques de moins grande ampleur.
Cette étude finlandaise, qui a porté sur 6630 adolescents de 15 à 16 ans, montre que les adolescents ayant consommé du cannabis présentent plus fréquemment des signes avant-coureurs de psychoses que ceux qui n’en consomment pas. En outre, ces signes sont plus fréquents chez les consommateurs réguliers que chez les consommateurs occasionnels. L’étude a également étudié d’autres facteurs, en particulier l’état psychique de ces adolescents pendant leur enfance avant la prise de cannabis, leur contexte familial, et la consommation d’autres drogues. Et ses résultats prouvent le lien existant entre cannabis et signes de début de psychoses alors même qu’a été éliminée l’influence possible des autres facteurs.
Cette publication est particulièrement intéressante pour la France au moment où notre pays bat des records de consommation de cannabis en Europe. Une situation alarmante qui a amené l’Académie Nationale de Pharmacie à publier voici quelques mois un rapport intitulé La pandémie cannabique et qui rappelle les dangers de ce produit. Des dangers trop souvent oubliés ou sous-estimés.