Solidarité-Kosovo aide le club de kick-boxing de Mitrovica

Le 14 mai 2010, Arnaud et Bertrand Borella-Gouillon expliquent devant la télévision serbe Most les raisons de leur engagement auprès des Serbes du Kosovo et de la Métochie.

Biographie d’Andi Hug

Andi Hug, de son vrai nom Andreas Hug, fut un champion suisse de K-1 (tournoi international de Kickboxing japonais) au parcours extraordinaire. Andi est né le 7 septembre 1964 à Zurich, fils d’un père légionnaire, il vécut en Argovie avec son frère, sa sœur et ses grands-parents. Il commença les arts martiaux à l’âge de 10 ans dans la commune de Wohlen et se spécialise par la suite dans le Karaté Kyokushinkai, un Karaté de full-contact fait pour le combat réel, pour gagner à l’âge de 17 ans le titre de champion national de cette discipline. Andi surprend par ses capacités physiques et ses coups spectaculaires comme le Mawashi Geri (coup de pied circulaire), le Ushiro Geri (coup de pied retourné) et son extraordinaire Kakato Geri (coup de pied marteau, descendant verticalement). C’est grâce à ces techniques qu’il remportera à 19 ans le titre européen de Kyokushinkai et qu’il arrivera en final du titre mondial au Japon à 22 ans. Il s’inclinera face à Shokei Matsui mais sa prestation impressionnera tant les Japonais qu’il sera surnommé le « Typhon », « Tetsujin » (l’homme de fer) ou « Hug Tornado » à cause de ses coups de pieds.

En 1992, il passe du Karaté Kyokushinkai au Karaté Seïdokaikan, un Karaté plus traditionnel et plus polyvalent avec des techniques de clé et de projection. Il aura pour maître Kazuyoshi Ishii, le fondateur du K-1 et remportera le titre mondial de Seïdokaikan. A partir de là, il commence à participer au K-1 mais il y dispute peu de match. Il remporte son deuxième prix mondial en 1994 mais de Muay Thaï en écrasant ses adversaires par des techniques de pied plus efficaces. Puis 1995 est une année noire pour lui, où il subit trois défaites dont deux face à Mike Bernardo mais il se rattrape en battant Jérôme Le Banner en décembre. Ayant été l’élève de Kazuyoshi Ishii, Andi décida de participer plus activement au K-1 en s’inscrivant au World Grand Prix 1996 malgré son parcours de karatéka, inhabituel dans un milieu où règnent les pratiquants de Full-Contact, de Kickboxing ou de Muay Thaï. Le Grand Prix est une compétition où seuls les combattants de plus de 93 kg peuvent participer, c’est le tournoi le plus populaire et le plus dur du K-1 avant la création du Hero en 2005. Andi Hug écrasera Bart Vale à l’Opening du tournoi et vaincra pendant le tournoi Duane Van Der Merwe. Puis il disputera la demi-finale face à Ernesto Hoost, un grand combattant de Kickboxing, qu’il remportera après quatre rounds et pour finir il aura sa revanche en vainquant par KO Mike Bernardo à la finale du tournoi, remportant le titre du K-1 Grand Prix 1996. Après cette victoire, Andi prendra aussi la ceinture mondiale WMTC des super-lourds à « Stan The Man » la même année. Les années suivantes Andi disputera deux fois la finale du Grand Prix en 97 et 98 mais perdra face Ernesto Hoost et Peter Aerts. Il gagnera plusieurs combats face à de grands combattants en dehors du Grand Prix jusqu’en 2000, il reçut même le titre exceptionnel de Samouraï de la part de Kazuyoshi Ishii et sera connu du public comme le « Samouraï aux yeux bleu ». Malheureusement pour lui, le Grand Prix 1999 commence directement par un combat avec Ernesto Hoost qu’il perdra. Espérant se rattraper pendant le Grand Prix 2000 où il voulait remporter la finale pour terminer en beauté sa carrière, Andi s’entraîna durement et remporta de durs combats comme celui face à Mirko « Cro-Cop ». Mais il n’eut pas le temps de commencer le Grand Prix, il mourut d’une leucémie le 24 août 2000 quelques semaines avant son anniversaire.

Andi Hug fût le premier karatéka à remporter un Grand Prix de K-1, il totalisera 38 victoires, 1 nul et 9 défaites. Ses victoires ont permis à d’autres karatékas de faire leurs places dans le milieu, depuis sa mort les tournois de K-1 sont organisés en son nom. Le 28 août, le jour de la cérémonie officielle et de la crémation du défunt champion au Japon, 12′000 personnes assistèrent à la cérémonie y compris des combattants, des politiciens et des chefs d’entreprise. Un autel de commémoration a été créé à Tokyo par ses fans japonais et le geste le plus beau de la part du Japon est d’avoir conservé ses cendres dans le cimetière du Temple Hoshuin. Ce grand complexe de 32 temples, inaccessible au public, est un lieu de tranquillité comme Andi les adorait. Ce temple fût construit en 1608 en l’honneur de Toshiie Maeda, un grand guerrier de l’histoire japonaise incarnant l’idéal du Bushido. Dans le folklore japonais, l’esprit de Toshiie Maeda est immortel et sert de guide spirituel aux samouraïs, c’est donc un énorme honneur que l’urne d’Andi Hug se trouve à 10 mètres de celle de Toshiie Maeda et de sa femme. Ilona Hug, la femme d’Andi, organisa aussi une seconde cérémonie le 1er septembre en Suisse à Zurich dans l’église Grossmünster pour les fans suisses et européens ainsi que pour la famille Hug. La cérémonie suisse réunit plusieurs milliers de personnes et fût décrite comme magnifique, avec plusieurs interventions de proches, les tonalités de la musique préférée d’Andi jouées par l’église. Pour finir, plusieurs centaines de fleurs furent déposées en face de l’église, devant le portrait d’Andi Hug, le plus grand champion suisse de Kickboxing et le « Samouraï aux yeux bleu » des Japonais. Par la suite, Ilona construira en 2004 un mémorial à Wohlen où une sculpture de son torse et un buste résident. Le premier symbolise sa force et sa rigueur et la peine qu’il a eu à quitter sa terre natale et le second symbolise le Japon, la terre où il a fait sa renommée pour devenir un guerrier.

Alexandre

Tournoi de combat libre « La vie est un combat »

La vie est un combat, alors à chacun de venir affronter sa peur et gagner son combat contre le premier ennemi : lui-même.

Ce tournoi de « Mixed Martial Arts » verra s’affronter des combattants issus des différents groupes participant à la campagne ou parrainés par ceux-ci.

Parce qu’il ne peut y avoir de lutte sans joie, le tournoi sera suivi d’un concert hardcore.

Les règles du tournoi et les modalités d’inscription seront détaillées bientôt.

Tournoi de combat libre "La vie est un combat" à Lyon

Histoire : la savate, un sport dans l’histoire

Le combat est une épreuve à laquelle bon nombre d’espèces vivantes doivent faire face pour survivre. L’homme n’y a pas échappé. Depuis l’antiquité, nombre de civilisations ont développé des méthodes de combat enseignées par les maîtres à leurs disciples, cela faisait partie de l’éducation des hommes que de leur donner une science du combat. Mais le combat s’intégrait également aux épreuves sportives. Comme toutes disciplines élaborées, le mot art lui a été attribué, l’on parle aujourd’hui d’arts martiaux. C’est ainsi que la lutte gréco-romaine, le pancrace, le sambo, la capuera, les arts martiaux asiatiques tels que le kung-fu, le judo, le karaté ont traversé les âges pour nous parvenir.

En Europe, en France en particulier, les combats à armes naturelles ont commencé à se codifier lors des rencontres de marins à la fin du 18ème siècle . En Angleterre les rencontres se pratiquaient aux poings, elles ont donné naissance à la boxe anglaise également appelée boxe olympique. En France, deux codes ont évolué ; le chausson au Sud, faisant usage exclusivement des pieds et la savate au Nord, combinant les pieds et les frappes à mains ouvertes. Alors que les gentilshommes se rencontraient en duel à coup de cannes ou d’épées, la classe populaire se cognait avec pieds et poings, si bien que la savate, l’escrime des pieds et des poings, devint la pratique des voyous de l’époque, pour ne citer que Vidocq , emblématique forte tête de la fin du 18-19ème siècle. Vidocq fut envoyé en prison à Bicêtre pour complicité de faux, bien qu’innocent, en 1797 pendant un an puis 7 ans au bagne à Brest et ce, à l’âge de 21 ans. À Bicêtre, Vidocq reçoit l’enseignement de la savate de la part de Jean Goupil dit le Saint-Georges de la Savate. Jean Goupil entrera ensuite dans la police de sureté. Vidocq deviendra le chef de cette police mais commença d’abord sa carrière mouvementée sur le terrain. Après avoir fréquenté les principales geôles et ayant acquis une bonne connaissance de la basse et haute pègre, il devient l’homme de la situation face aux pires brigands, ce qui lui faudra la nomination de Chef de la Sûreté de Paris jusqu’en 1827. Ses méthodes, souvent à la limite du droit, lui apporteront de belles réussites dans la lutte contre la pègre. Il a influencé l’organisation de la police de l’époque et mérité sans aucun doute le titre de « roi » des policiers.

Pendant ce temps-là au Canada français, un homme du nom de Joseph Montferrand gagnait à être célèbre pour sa bravoure, son courage et aussi sa maîtrise de la savate. Son histoire mérite d’être contée . Joe était le fils d’un maître d’armes français qui était resté après la défaite au Québec des Français contre les Anglais en 1763. Il naquit en 1802 et apprit la savate de son père. La nature avait doté Joe d’une force colossale, un grand blond aux yeux bleus d’1m94 ! À l’âge de 16 ans alors qu’il se promenait sur la place du champ de mars à Montréal, il assista à un championnat de boxe opposant deux Anglais. Le vainqueur harangua la foule pour trouver un autre adversaire et il fut servi, Joe s’élança en poussant un « cocorico ». Un seul coup de Joe suffit à la victoire ! Il était le défenseur des Canadiens français opprimés par les occupants Anglais fraîchement vainqueurs. Chaque fois que les anglophones harcelaient les Canadiens français, Joe réglait le tout avec quelques coups de savate. Joe s’engagea comme « raftman » (celui qui guide les troncs d’arbre sur la rivière) dans la vallée de l’Outaouais. Les chaîneurs anglophones pratiquaient une discrimination intense à l’égard des Canadiens français, Joe se chargeait de les rappeler à l’ordre à sa manière. L’un de ses plus grands coups d’éclat fut une bagarre seul contre cents Irlandais, sur le pont enjambant le gouffre de la Chaudière dans l’actuelle Ottawa. Les Irlandais étaient embusqués, armés de gourdin, ils attendaient Joe. À son passage, Joe se vit barrer la route par une douzaine d’hommes le menaçant. Il entra en furie et un à un les fit voler à coups de bottes cloutées. Il prit un des assaillants par la cheville, le fit tournoyer par-dessus sa tête et le jeta sur ses ennemies. Les assaillants tombaient du pont, s’effondraient à terre, pris de panique, ils ne pensaient plus qu’à regagner la rive. Joe avait vaincu, il était le maître du pont et fut acclamé comme tel par les témoins de la scène. Joe aimait beaucoup la danse. Lors d’une soirée danse dans une auberge du vieux port de Montréal, il sauta et donna un coup de talon sur une poutre apparente au plafond. La marque M de Montferrand gravée sous le talon de sa botte resta incrustée dans le bois. Il fut enterré au cimetière Côte des neiges à Montréal. Ces aventures donnèrent naissance à la légende de Joe Mufferaw.

Revenons en France où le maître d’armes Michel Casseux fit une tentative de recensement et codification des techniques de combats de rue et de luttes paysannes dans son traité « l’art de la savate ». Il fut d’ailleurs à l’origine de l’ouverture de la première salle officielle de savate en 1825. Ses disciplines étaient peu fréquentables et démontraient leurs techniques fraîchement acquises dans les bals populaires et cabarets parisiens. Théophile Gauthier qui fut l’un de ces élèves, affirma que « La Boxe Française est une science profonde qui exige beaucoup de sang-froid, de calcul, d’agilité, de force. C’est le plus beau développement de la vigueur humaine, une lutte sans autres armes que les armes naturelles où l’on ne peut être pris au dépourvu. ». Un certain Louis Leboucher, fut également un des premiers à exercer le métier de « savatier ». Il ouvrit un cours à Paris au « 13 bis, passage Verdeau » dans le faubourg Montmartre. Sa méthode, dite « du voyageur », tient plus à la savate défense actuelle qu’à la boxe française. Elle permet de se défendre des coups de canailles des agresseurs des bas fonds. Des célébrités telles que Théophile Gautier et Rossini ont fréquentés sa salle.

La naissance officielle de la Boxe Française Savate est attribuée à Charles Lecour. Ce dernier, alors élève de Michel Casseux, accusa une cuisante défaite contre le pugiliste anglais Owen Swift. Swift pratiquait alors la boxe anglaise se concentrant uniquement sur les coups de poings (les Anglais la considéraient plus noble que la savate). En effet la savate n’utilisait les bras essentiellement pour parer et se protéger, créant un désavantage au corps-à-corps contre un boxeur anglais. Après sa défaite Lecour s’enrichit de boxe anglaise pendant deux ans au près du pugiliste anglais Jack Adams. À son retour en France, Il combina ses acquis sur l’utilisation des membres inférieurs et supérieurs en combat et, en les codifiant, nomma ce nouvel art « la Boxe Française », en 1832. Avec son frère Hubert, Charles Lecour organisait des spectacles musique-boxe française, d’où probablement l’origine du mot « gala » utilisé aujourd’hui pour désigner une rencontre de boxe française. Il enseigna la savate à Alexandre Dumas Père.

Puis vint Louis Vigneron qui acquit une solide réputation en boxe française et canne à partir de 1850 en battant Rambaud dit « la résistance », élève de Lecour, dans une rencontre organisée par Louis Leboucher. Il ouvrit sa salle près de République. Il fût également vainqueur du premier combat boxe française – boxe anglaise contre l’Anglais Dickson en 1854. En 1856, l’impératrice Eugénie fait décréter l’interdiction de la boxe française. Son enseignement est alors dissimulé dans une gymnastique théâtrale. Louis Vigneron donna dans ce cadre de nombreux spectacles d’adresse française. L’interdiction sera levée en 1860. Louis trouva la mort en 1871 dans un numéro de rue consistant à faire partir un coup de canon tenu sur son dos.

Un champion succédant à l’autre, Joseph Charlemont bat Louis Vigneron lors d’un assaut qu’ils disputèrent le 8 décembre 1867. La boxe française connaît alors un essor et prend le dessus sur la boxe anglaise. Jospeh Charlemont avait appris la boxe française dite méthode Joinville enseignée au bataillon du même nom depuis 1852. Il commença l’enseignement de cet art à Arras dans le Pas-de-Calais, dès 1862, au sein du 19ème bataillon de chasseurs, en y intégrant les méthodes qu’il avait apprises au cours d’un séjour à Paris au près de Charles Lecour et de Vigneron. Mais son engagement politique auprès des Communards de 1871 lui vaut un exil en Belgique où il fondera deux écoles de boxe française, l’une à Bruxelles « la société libre de Bruxelles » en 1875 et l’autre à Liège. En 1878, il y publiera un premier traité « théorique et pratique de la boxe française » dans lequel il expose une étude biomécanique, codifie les coups et réglemente les échanges. Il sera amnistié en 1879 et reviendra à Paris pour y fonder « l’académie de boxe » au 24 rue des Martyrs à Paris, en 1887. Il contribua largement à la popularité de la boxe française en la transformant en pratique sportive et éducative. Il créa en 1890 la société des boxeurs français. Deux de ces élèves se distingueront particulièrement : Castérès et Charles Charlemont, son fils.

Charles battit Ginoux, l’un des derniers spécialistes du Chausson, en 1896. La même année, Castères gagne en Angleterre contre le champion Wilson. Le combat fut arbitré le Marquis Queensburry, créateur des règles de la boxe anglaise. Afin d’affirmer la suprématie de la boxe française sur son homologue anglaise, Charles affronta l’anglais, Jerry Driscoll, ex-champion de la marine anglaise, le 28 octobre 1899. À la première reprise, Driscoll accusa Charlemont de l’avoir mordu. Après des échanges intenses, le combat pris fin à la 8ème reprise ; Charles plia en deux Driscoll avec un fouetté médian que les anglais interprétèrent comme un coup aux parties. La boxe française bat son plein dès l’année 1900, elle se développe partout en France et aussi à l’étranger : en Belgique, en Italie, au Canada, etc. Elle est même enseignée dans les lycées. Les premiers championnats du monde ont lieu : Charles bat Castéres à la salle Wagram à Paris. Par la suite, Charles se consacra à l’enseignement de son art et refusa de croiser les gants avec le champion mi-moyen américain Al McCoy. Charlemont père publie en1899 « La Boxe Française, historique et biographique, souvenirs, notes, impressions, anecdotes ». À cette époque, la savate comptait plus de 100 000 licenciés.

En 1907, Georges Carpentier devint champion de France de Boxe Française, puis décrocha le titre mondial en Boxe Anglaise quelques années plus tard. Immigrant à Montréal, il apportera son savoir en la matière et le transmettra à son fils Édouard, lutteur qui utilisait de la savate.
Les deux guerres mondiales furent fatales à la boxe française. La plupart des enseignants périrent au combat et ce sport manqua de disparaître. De plus, les disciplines olympiques étaient davantage subventionnées, attirants les pratiquants. Le cyclisme prit un essor considérable et, la boxe anglaise, grâce à la spéculation, attira l’intérêt que la foule aurait pu avoir à l’égard de la boxe française. Le Comte Pierre Baruzi sera alors le porteur du flambeau de la boxe française. Il a lui-même été jeune élève de Charlemont. Il participera à des rencontres internationales lors des Jeux Olympiques de 1924 à Paris. En une journée, il battra le matin le mi-lourd Demerle et l’après-midi le champion de Belgique Bar. Titré onze fois champion de France, il conserva la méthode Charlemont. En 1930, il succèda au Docteur Pugniez à la présidence de l’Académie de Boxe Française, il ne restait plus que quelques salles où elle était pratiquée et le nombre d’adhérent atteignit à peine 500 personnes. Cette période s’acheva en 1937 avec le dernier Championnat de France pendant lesquels Baruzy obtint le titre de  » champion toutes catégories  » en battant même les tireurs mi-lourds et lourds. La boxe française survécu grâce à quelques passionnés dont Bernard Plasait qui la promu comme un sport d’éducation . Entre temps, La savate fit son apparition dans les bandes dessinées de tintin où encore dans les séries des Brigades du tigre. La boxe française renaquît de l’action de quelques passionnés et Baruzi se proposa président fondateur le 8 janvier 1965 du Comité National de BF dont Lucien Alliot assura la présidence par la suite.

Les championnats de France reprirent en 1966.Le comité fut rattaché à la fédération française de Judo pour lui redonner de l’ampleur. Les salles commencèrent à s’ouvrir et en 1969 on comptait 800 licenciés et 12 clubs. La boxe française fut enseignée à l’INSEP et donc les professeurs d’éducation physique purent l’enseigner aux collèges et aux lycées. Les championnats d’Europe eurent lieu l’année qui suit. La fédération française de boxe française savate et disciplines associées (dont la savate défense, la canne et le bâton) vit le jour en 1976 et deux ans plus tard, elle comptait déjà plus de 10 000 licenciés.

Le premier championnat de France féminin eut lieu en 1982 et la même année, la première coupe d’Europe se déroula au Stade Pierre de Coubertin. Le cap des 20 000 licenciés est franchit 2 ans plus tard et la fédération internationale naquit le 23 mars 1985. La première coupe du monde eut lieu en 1989. La discipline assaut fut introduite en compétition à partir de 1999, en Belgique lors de la 1ère coupe européenne d’Assaut. Les championnats du monde assaut suivront quelques années plus tard. En 2001, la boxe française compte plus de 30 000 licenciés et 646 clubs. Aujourd’hui, de la fédération qu’elle est forte de 37000 licenciés, 650 clubs, 35 Comités départementaux constitués et 25 Ligues . Par ailleurs, le nombre de licenciés augmente régulièrement depuis 2 ans de près de 10 % par an. Au Canada, en 1978 Claude Resve fonda la « Fédération de savate du Québec ». Le mot savate désigne alors la boxe française. Il n’y avait que peu de pratiquants et de salles ouvertes. Par la suite, les adeptes devinrent instructeurs et Daniel Jetté fut le premier Canadien à obtenir le gant d’argent . Il donna des cours au « Loisir bon pasteur » à Laval dans la banlieue nord de Montréal. En 1982, il créa la Fédération Canadienne de Boxe-Française-Savate et D.A qui fut dissoute quelques années plus tard. À partir de septembre 1992, Il fonda l’École de savate Daniel Jetté jusqu’en 1996. Par la suite, boxe française ne fut présente qu’à l’académie Serei et dans les cours de sport des universités McGill et Concordia dispensés par Mickaël Gregory. Deux élèves de ce dernier, Raphaël Estevao et Olivier Bourrier cofondèrent en 2001 le savate kick-boxing club de Montréal qui depuis donne l’instruction à McGill et Concordia. Depuis quelques années également, un club se développe à Toronto avec notamment l’arrivée récente de la française Gaëlle Villette. En 2006, Lilian Guicherd-Callin débarque de France pour créer son cours « Savate world » au Tristar (salle de sports de combat de Montréal). Il est devenu président de l’Association Québécoise de Savate et directeur technique de la Fédération Canadienne de Savate. Il enseigne également la savate à l’Université du Québec à Montréal. La fédération canadienne compte près de 200 licenciés dont 40 % de femmes. Cet art s’est répandue sur les cinq continents et la fédération internationale de Boxe Française Savate et Discipline Associée compte 39 pays membres . Pour voir d’un peu plus près en quoi consiste exactement la boxe française, je vous suggère de prendre une séance d’essai au club le plus proche de chez vous.

Régent Bolduc

Source : Article paru dans Id Magazine

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