La jeunesse au pouvoir – Les discours

Suite à la manifestation identitaire intitulée « la jeunesse au pouvoir » du 23 octobre, nous vous proposons de retrouver au fur et à mesure l’ensemble des discours des différents orateurs. Voici pour commencer, celui de Louise Demory, militante du Projet Apache.

Une autre Jeunesse. Nous la revendiquons aujourd’hui cette différence. Nous sommes jeunes, mais nous ne sommes pas leur jeunesse. Une autre jeunesse. Qu’avons-nous donc qui nous permette de dire que nous n’appartenons pas à leur monde ?

Tous d’abord, nous ne sommes pas comme eux, parce que nous refusons de leur ressembler. Nous refusons tout ce qui nous vaudrait d’être reconnus comme jeunes d’aujourd’hui. Nous ne sommes la cible d’aucun marketing, nous ne sommes les victimes d’aucune mode. Nous n’appartenons à aucune « tribu ». Nous ne réclamons ni assistance, ni compréhension, ni pensions, ni prébendes. Tout ce qui vient d’eux nous indiffère ou nous répugne.

Ensuite, nous sommes jeunes parce que nous sommes notre propre avenir. L’avenir que nous voulons ce n’est pas cet avenir hypothétique et sans cesse reporté que notre époque de vieillards brandi comme un exutoire au présent. Notre avenir, c’est ce que nous faisons ici et maintenant. Pour nous, il n’y pas d’ « homme nouveau » à venir, mirage du progressisme. Pas de paradis pour demain. Il y a des Hommes, les pieds ancrés dans leur histoire, le cœur vibrant pour le présent, les yeux rivés sur le lendemain qu’ils construisent. L’avenir commence hier, et se bâti aujourd’hui !

Ton avenir cher ami, c’est le choix d’un travail pour construire, le choix d’une terre ou bâtir, le choix d’une famille pour transmettre. Voilà tes plus grandes responsabilités, voilà le chemin de ton honneur.

Le travail ne te fait pas peur. Ce que tu vomis, c’est le vide d’un emploi sans âme, d’une tâche mécanique et sans saveur, c’est l’esclavage vain d’une soumission aux maitres du temps. Ton travail cher ami, est le premier choix qui t’es donné pour devenir un Homme. Choisis ton métier, non pas comme un moyen d’entasser un peu de fric sur ton compte en banque, mais comme la manière dont tu veux vivre. Ton métier, c’est ce qui te définit aux yeux de tous. C’est l’expression même de tes qualités, c’est ton étendard dans la vie. Tu peux alors dire : « Regardez mon ouvrage, il est ce que j’apporte ». Ton travail, choisis le pour la vie !

Avec le même soin, choisis la terre ou tu veux vivre. C’est ici que commence ta vie d’Homme. Tu dois investir ta rue, ton village, ta ville, ta province. Ta communauté est ici. C’est ici que tu colonises le réel. C’est ici que tu redonnes son sens à la solidarité. Aucun média, aucune tribune, aucun substitut de combat ne vaut la peine que tu t’y investisses plus qu’ici même. Là ou tu dois faire revenir la vie. Tu dois retrouver l’envie de te donner tout entier pour un coin de terre, pour un paysage, pour des hommes et des femmes qui sont ton peuple parce qu’ici et maintenant, tu leur donnes le meilleur de toi-même, et qu’ils te le rendent.

Choisi ton foyer en te disant : « Ils m’enterreront là. Auprès de tout ce que j’ai aimé. » ILS ! Tes enfants. Ton chemin vers l’immortalité. A travers eux, tu transmets, tu perpétues. A travers eux, tu ne mourras jamais. Autant le dire sans détour, celui qui ne comprend pas qu’on est ici au cœur du combat identitaire s’est trompé de porte. Quel genre d’homme serais-tu si tu n’avais pas chevillé à l’âme le besoin d’élever, de transmettre et d’aimer ? Quel criminel serais-tu pour si tu acceptais que ton sang ne coule plus dans aucune veine, que les voix de mille ancêtres s’éteignent avec la tienne ?

Il n’y a pas de civilisation sans nation

Pas de nation sans régions

Pas de régions sans communautés naturelles

Pas de communautés naturelles sans famille

Pas de famille sans enfants.

Pas de civilisation à défendre sans un enfant à naître.

Nous sommes l’autre jeunesse, parce que nous sommes décidés à VIVRE !

Manifestation du 23 octobre: premières impressions

La première grande manifestation publique des jeunes identitaires s’est tenue ce samedi 23 octobre 2010 à Paris. Cette date est à marquer d’une pierre blanche. En effet, ne comptant que sur leurs propres moyens et leur créativité, les jeunes identitaires ont organisé cet évènement de bout en bout. Un tour de force dont ne sont certainement pas capables les autres organisations de « jeunes » largement subventionnées par l’État ou des structures adultes.

Sillonnant le Quartier latin aux cris de « Jeunesse! Jeunesse! Antiracaille !», « La jeunesse au pouvoir! La révolution c’est ce soir! » ou encore « Ici c’est Paris pas l’Algérie! » dans une joyeuse animation faite de fumigènes, pétards et autres torches, agitant les drapeaux jaunes et noirs frappés du lambda spartiate, les 500 manifestants présents (400 selon la police) ont rejoint le Panthéon après deux heures d’un cortège festif et musical.

S’y sont succédés plusieurs orateurs, tout d’abord Alban Ferrari du Projet-Apache, qui a contextualisé la manifestation en évoquant le caractère symbolique fort du Quartier latin dans les révoltes étudiantes. Benoit Vardon des jeunes identitaires niçois de Jouinessa Rebela lui a succédé pour faire l’éloge de la jeunesse enracinée. Puis Louise Démory également du Projet Apache a quant elle rappelé que l’engagement de l’Autre Jeunesse durait toute une vie et passait aussi par la naissance de nos futurs enfants.

Enfin Jean-David Cattin, porte-parole du réseau « L’Autre Jeunesse », après avoir exprimé le malaise de la jeunesse blanche dans tous les pays d’Europe, les discriminations qu’elle subit et la désintérêt qu’ont pour elle les générations précédentes a lancé un vibrant appel : « Ce 23 octobre à Paris ce sont 500 jeunes identitaires qui ont fait savoir que dorénavant ils ne reculeraient plus! »

>> Un communiqué et une vidéo suivront.

>> Les premières images de la manifestation ici.

Manifestation du 23 octobre 2010 : les premières images

Vidéos ci-dessous publiées sur Novopress

L’Autre jeunesse est-elle pour ou contre la réforme des retraites ?

Par Julien Langella

Depuis quelques semaines, dans les rues des grandes villes de France, les imbéciles heureux de plusieurs lycées de France jouent à « c’est la ! C’est la ! C’est la révolution ! » (à scander avec une mèche de dandy à peine pubère devant les yeux, visiblement peu pratique pour parer les balles de flash-ball taquines). Il est peu probable que les jeunes identitaires de la campagne Une Autre Jeunesse aient mis un pied dans ces cortèges ou s’enthousiasment pour l’un des deux camps en présence : les demeurés post-modernes cherchant à prouver à leurs parents que, eux aussi, peuvent faire retentir leur jolie voix à peine sortie de la mue comme papa/maman il y a 40 ans lançaient des pavés sur les représentants d’un pouvoir « fasciste ». Et puis l’éternelle petite équipe gouvernementale de taffioles droitardes cherchant, elle, à prouver à son électorat qu’ils en ont dans le caleçon et qu’en démocratie, ce n’est pas la rue qui gouverne. Les mêmes qui achètent la paix sociale a coups de milliards dans les banlieues pour des équipements brûlés la veille, et qui le seront le surlendemain, par les enfants de la Diversité. Quand on est « de droite » et au gouvernement, le courage est à géométrie très variable.

Que l’on soit dans le camp des rebelles sans cause ou du gouvernement fébrile qui leur fait face, c’est la même pulsion sous-jacente qui prédomine : le complexe d’infériorité narcissique et l’orgueil blessé d’une virilité en berne. Et ensuite la même absence pathétique de vision politique, mêlée de frustration devant l’inexistence d’un grand dessein quelconque et de petits calculs politicards convenus. D’un côté comme de l’autre, on gesticule pour prouver à son public respectif qu’on ne « lâchera rien » (variante lycéenne) ou qu’on ne « cèdera pas » (version gouvernementale plus policée). Alors que fondamentalement, il n’y a pas plus d’hormones mâles à droite qu’à gauche, bien que dans les rangs des manifestants l’on ait au moins le mérite d’essayer ou de faire semblant d’en avoir. Mais quelques goutes de pluie suffiront à calmer les ardeurs des incendiaires de poubelle en herbe (à défaut, une balle de flash-ball espiègle peut se montrer convaincante), qui ne défilent dans la rue que pour avoir leur petite heure de gloire rien qu’à eux, avec en photo dans le journal, le poing levé d’un manifestant peut-être immortalisé en noir et blanc par un photographe de passage. Car tous ces petits Blancs à keffieh sont finalement à plaindre. Ils font partie de cette jeunesse européenne qui constitue les enfants oubliés de l’histoire, la deuxième ou troisième génération de Français à ne pas avoir connu ni guerre, ni révolution.

La première génération de Français à avoir vécu cette situation unique (bien qu’ils aient cru de bonne foi avoir participé à une « révolution »), les 68ards et les baby-boomers, à l’image d’un Cohn-Bendit qui fut l’un des diffuseurs de l’esprit de jouissance dans la société française, dont se nourrit le capitalisme destructeur de la nature, et qui aujourd’hui nous donne des leçons de rigueur écologique et d’ « éco-citoyenneté », se sont consolés de ce manque existentiel en se vautrant dans l’abondance des Trente Glorieuses. Leurs enfants, eux, dont les sondages récents montrent qu’ils réclament plus d’autorité en tout (école, famille, etc.), devant un avenir barré que leurs parents ont contribué à assombrir en vidant le frigo et en laissant un chaos monstre dans la maison, ne peuvent pas supporter l’éventualité, a fortiori dans une société égo-centrée toute entière tournée vers l’accomplissement de « soi », de n’être que quantité humaine négligeable dans la longue chaine de l’histoire, de ne jouer aucun rôle valorisant dans l’aventure humaine. Alors, les poubelles incendiées et les pierres sur les CRS prennent tout leur sens : l’ultime et pathétique tentative d’exister encore un peu dans une société de consommation qui nous enjoint à se contenter de survivre et de jouir au moyen de gadgets commerciaux pourvoyeurs de bonheur en kit et de plaisirs artificiels et chimiques. Comment ne pas éprouver quelque peine pour le petit Blanc qui n’a pas trouvé d’autre moyen d’exister que de grossir les rangs d’une vaine contestation de plus dans laquelle il gâchera ses forces et sa foi avant de rentrer dans l’aimable troupeau, au mieux, des employés de bureau dociles, au pire des chômeurs ou des sans-abris ? Pescaire (« pauvres d’eux », peuchère) comme disaient nos aïeux du Midi. Ainsi, n’est-il pas évident que ce sont les gouvernements successifs, assemblées de vieux oligarques poussiéreux tous sortis du même sein bureaucratique flétri, qui méritent notre rage plutôt que les jeunes Blancs égarés, braillant des slogans pauvres et minables, mal à l’aise au même titre que l’ensemble de leur génération devant le désenchantement du monde ?

Cette réformette du système de retraites n’est qu’une énième tentative de correction des effets pervers d’un système social croulant et anachronique qui ne ressortira pas rentable de quelques piqures de morphine administrées par les différents gouvernements de droite. Ce régime, bien qu’ayant le formidable avantage de protéger nos retraites – à l’inverse du système américain – de l’appétit glouton des prédateurs boursiers, ne témoigne pas moins d’une désagréable lame idéologique de fond : la volonté lancinante et obsessionnelle de nous mettre à l’écart du risque, de nous cajoler tendrement au rythme des caresses sécurisantes de l’Etat-providence (le fameux système par « assistanat »). « Un bouleversement inouï en Occident : des siècles durant, l’homme tenait sa légitimité du fait qu’il pouvait être amené à mettre sa vie en jeu [par le combat guerrier ou le travail]. C’est de la confrontation à une nature hostile, ou à des ennemis potentiels, que l’homme naissait à lui-même. (…) Cet ordonnancement est révolu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La guerre [et le combat sous toutes ses formes] a perdu sa légitimité (…) L’idée que la vie est malgré tout une forme de lutte, que nous le voulions ou non, et sous quelque forme que ce soit, paraît parfois nous avoir quittés. Le philosophe Alexandre Kojève, qui fut le maitre de Raymond Aron, avait suggéré qu’au lendemain des grands traumatismes de la Seconde Guerre mondiale, les peuples européens aspiraient aux jeux et aux loisirs à l’ombre d’une puissance tutélaire protectrice [l'État-providence qui prodigue gratuitement l'éducation, la santé, les loisirs, la culture, etc. à tous ses enfants], ce qui signifiait, à ses yeux, le retour à une forme d’animalité plus ou moins heureuse, l’innocence en moins. » (Paul-François Paoli, La tyrannie de la faiblesse – La féminisation du monde ou l’éclipse du guerrier, septembre 2010).

L’Autre jeunesse partage ce constat et proclame que la vie est avant tout un combat, une lutte héroïque et tragique qui ne se résume pas à la question (qui est une interrogation de vieillards anxieux) de savoir si nous partirons en retraite à 60 ou à 62 ans. Car nous sommes de « ceux qui croient que l’homme ne vit pas seulement de pain ; que l’épanouissement et l’affirmation de la personnalité humaine ne sont possibles qu’à travers une vision héroïque de l’existence ; que le facteur économique est important mais non prépondérant – encore moins lorsqu’il s’agit de « faire l’histoire » ; que la valeur d’un État, et d’un peuple, ne réside pas tant dans son niveau de vie et dans la puissance de son économie que dans sa grandeur, civile et politique » (Julius Evola).

L’Autre jeunesse ne s’intéresse pas plus aux arguments « pour » qu’aux arguments « contre » la réforme, nous affirmons que l’époque actuelle impose des défis vitaux à notre génération et à celles qui suivront, à côté desquels la question de l’âge du départ en retraite paraît considérablement ridicule : demeurer libre sur la terre de nos pères, livrée à l’appétit conquérant de l’islam et des nouveaux Barbares par des gouvernants corrompus, vendue à perte aux « gagnants » de la mondialisation qui rêvent d’en faire un mélange de musée à ciel ouvert pour les touristes fortunés et de ghetto tiers-mondisé pour les indigènes que nous deviendrions alors, ravagés comme les Indiens d’Amérique par les différentes drogues prescrites par le monde moderne : pornographie extinctrice du désir, soumission à l’argent-roi et obsession de « faire carrière », consumérisme abrutissant, ainsi livrés à la misère sociale et affective qui en résulte, définitivement expulsés de l’Histoire par toutes les formes d’envahisseurs. Trois crédos en forme de cris de guerre que nous scanderons dans la rue le samedi 23 octobre à Paris lors de la seule manifestation de jeunes où la racaille ne fera pas la loi : la vie est un combat maîtres chez nous la jeunesse au pouvoir !


Camp identitaire en Bretagne, la vidéo !

Toujours plus nombreux, toujours plus formés, toujours plus motivés, voilà ce qui peut être dit à propos des participants du camp identitaire qui s’est achevé samedi passé. Dans le cadre spacieux et chaleureux de la Ti-Breizh, la maison de l’identité bretonne, cette édition 2010 confirme la progression des identitaires tant au niveau qualitatif qu’au niveau quantitatif.

Malgré l’humidité régnant dans le pays breton, plus de 70 campeurs identitaires ont partagé expérience, camaraderie et efforts avec leurs semblables venus de toute la France et de Suisse.

A travers les conférences magistrales du matin, les jeunes identitaires ont pu approfondir leur connaissance de la révolte identitaire des Chouans face au jacobinisme de la Révolution Française, mais aussi des libertés locales sous l’Ancien Régime, de l’incompatibilité de l’islam avec la tradition européenne et des causes de la crise économique actuelle.

Si ces exposés furent d’un très bon niveau intellectuel et donnèrent lieu à de nombreuses questions, il ne faut pas croire pour autant que les militants présents n’ont pas tout donné lors des cours de boxe qui suivaient. Les combats de fin de camp ont impressionné par l’engagement total des campeurs même les moins aguerris. Cette autre jeunesse est motivée par quelque chose de profond.

Ce camp fut aussi l’occasion de découvrir les deux chanteurs du groupe folk alsacien Gega s’Gwenna dont les accords de guitare sèche ont animé nos veillées et le buffet de fin de camp, souvenirs qui resteront gravés pour longtemps dans la mémoire de tous les participants.

Suite à ce camp, c’est quatre nouveaux groupes de jeunes identitaires qui rejoindront la campagne “Une Autre Jeunesse”; ils seront présents en Savoie, Bourgogne, Auvergne et Flandre.

L’organisation tient à remercier une nouvelle fois l’équipe de la Ti-Breizh et l’intendance qui ont fourni un énorme travail et sans qui rien n’aurait été possible. Nous donnons rendez-vous aux campeurs l’an prochain sous le soleil de Provence du 14 au 20 août et dès la rentrée pour l’application des compétences acquises cet été !