Gotta go

From the east coast to the west coast
Gotta gotta gotta go
Two sounds of a revolution
Gotta gotta gotta go
In our hearts in our souls
Gotta gotta gotta go
(oi)
United we stand, divided we fall
Gotta gotta go

Can’t keep touch with you or me
Gotta gotta go
Need sense of security
Gotta gotta go
Want to live my life for me
Gotta gotta go
Why can’t they just let me be
Gotta gotta go

Say I’m crazy
Just brain dead
Planting thoughts
Within my head
Can’t believe
What I’ve said
What has become of me

Don’t believe what you’ve been told
Gotta gotta go
Never seen no streets paved in gold
Gotta gotta go
Mindless violence ruined me
Gotta gotta go
No such thing as something free
Gotta gotta go

Say I’m crazy
Just brain dead
Planting thoughts
Within my head
Can’t believe
What I’ve said
What has become of me

I gotta gotta go
Gotta gotta go
I gotta gotta get out of here
Gotta gotta go
I gotta gotta go
I gotta gotta get out of here

Agnostic Front – Gotta go

La dignité japonaise et le réveil de l’homme européen

Par Julien Langella

Au royaume de la fleur et de l’acier, les rivières de feu ont tout emporté… Ou presque. Comme hier l’Occident sous la conduite américaine, au sortir de la Second Guerre mondiale, la vague meurtrière du tsunami n’a pas entamé l’âme des Japonais, fils des Bushi, moines de la voie de l’épée dont les vertus irriguent encore la nation du Soleil écarlate. “Parties sur quelle mer, quelle terre / je l’ignore. / Elles demeurent invisibles, / les nobles âmes / gardiennes du pays” (poême de l’impératrice Michiko). L’âme du peuple japonais, elle, est éternelle : elle demeure plus que jamais visible au milieu du chaos. Elle nous rappelle, à tous les égards, l’âme européenne. Pour un Européen, la conduite actuelle des Japonais n’est pas si mystérieuse et impénétrable que les journalistes et les faiseurs d’opinion veulent bien le dire. Et pour cause : leurs anticorps sont aussi les nôtres…

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Mauvaise fortune, bon coeur

Fils d’Europe, tous fils d’Homère

Ce n’est pas un manuel militant, encore moins de doctrine politique. Et pourtant, il est impossible pour un membre de l’Autre Jeunesse de se passer d’une pareille lecture. L’Iliade et l’Odyssée ne sont pas seulement des poèmes élégants, à ranger sagement dans sa culture générale. Ils sont le miroir de nous mêmes, Européens. Ils posent les bases de notre identité et sont une invitation à l’expression de nos vertus les plus hautes : Courage, Honneur, Amour, Fidélité.

Poèmes de l’adversité et du dépassement de soi, l’Iliade et l’Odyssée sont des guides spirituels pour qui veut s’assurer la victoire au combat. Ce qui n’est, finalement, pas si éloigné de l’objectif d’un manuel militant ou de doctrine politique…

Précision importante : l’Iliade et l’Odyssée restent des récits. Et comme tous les récits, on se gâche le plaisir de leur découverte lorsqu’on s’inflige la lecture d’études sur le sujet ou tout simplement de leur préface ou introduction, qui ôtent généralement tout suspense en révélant la fin… Soyez vierge de toute connaissance sur ces poèmes : c’est le meilleur moyen d’être réellement envoûté par eux.

Dans ces poèmes circule la sève d’une éternelle jeunesse. Ils sont la source de notre littérature et d’une part importante de notre imaginaire. Leur style prodigieusement inventif peut sembler tout d’abord un peu déroutant avec ses attributs répétitifs qui servaient de repères aux auditeurs antiques. Mais il faut entrer dans le texte et bientôt on en est envoûté.
En composant l’Iliade, Homère se fit le créateur de la première de toutes les épopées tragiques, et avec l’Odyssée celui du premier de tous les romans. L’une et l’autre placent l’individualité des personnages  au centre du récit, ce que l’on ne trouve dans la tradition d’aucune autre civilisation. Comme l’a souligné André Bonnard, l’Iliade est un monde peuplé d’innombrables personnages distincts les uns des autres. Pour les faire vivre, Homère ne les décrit pas, il lui suffit de leur prêter un geste ou une parole. Il y a des centaines de guerriers qui meurent dans l’Iliade, mais par un trait spécifique, le Poète leur donne une vie singulière à l’instant de mourir. « Et Diorès tomba dans la poussière, sur le dos, tendant les bras vers ses camarades » (IV, 524). Un seul geste et nous voici touchés par ce Diorès inconnu et son amour de la vie.

Homère nous a légué ainsi dans leur pureté inaltérée nos modèles et nos principes de vie : la nature comme socle, l’excellence comme but, la beauté comme horizon, dans le respect mutuel du féminin et du masculin. Le Poète nous rappelle que nous ne sommes pas nés d’hier. Il nous restitue les assises de notre identité, l’expression primordiale d’un patrimoine éthique et esthétique « nôtre », qu’il tenait lui-même en héritage. Et les principes qu’il a fait vivre par ses modèles n’ont pas cessé de renaître jusqu’à nous, preuve que le fil secret de notre tradition ne pouvait être rompu.

Dominique Venner

Acheter l’Iliade et l’Odyssée (à éviter absolument : l’édition d’Annie Collognat-Barès)

Ils reviennent…