Le mythe de Thésée au cinéma

Synopsis :

Le roi de Crète, Hypérion (Mickey Rourke), sert les desseins maléfiques de ses ancêtres les Titans, les ennemis de toujours des dieux de l’Olympe. Ses armées sèment la désolation en Grèce et sont à la recherche du légendaire arc d’Epiros, une arme au pouvoir considérable. Le possesseur de l’arme serait capable de libérer les Titans du Tartare où les dieux les ont emprisonnés jadis. Hypérion est déterminé à trouver l’arc et à libérer les Titans pour renverser les dieux de l’Olympe. Face à eux, un jeune inconnu, Thésée (Henry Cavill), qui a juré de venger la mort de sa mère tuée par les armées d’Hypérion, se voit secrètement chargé par Zeus (John Hurt) de retrouver l’arc afin d’empêcher la libération des Titans. Thésée rencontre l’oracle sibyllin, Phèdre (Freida Pinto), dont les visions prémonitoires la persuadent que Thésée est le seul à pouvoir agir contre Hypérion. Elle le rejoint dans sa quête et l’aide à rassembler une bande de partisans pour rechercher l’arc.

Thésée selon Virgile :

« Apprenez, par mon exemple, à ne point être injustes et à ne pas mépriser les dieux. »

“Aller plus vite, par n’importe quel moyen”

Entre le Français du XVIIe et un Athénien de l’époque de Périclès [Ve av. JC], ou un romain du temps d’Auguste [Ie av. JC, Ie ap. JC], il y a mille traits communs, au lieu que la Machinerie nous prépare un type d’homme… Mais à quoi bon vous dire quel type d’hommes elle prépare. Imbéciles ! n’êtes-vous pas les fils ou les petits-fils d’autres imbéciles qui, au temps de ma jeunesse, face à ce colossal Bazar que fut la prétendue Exposition Universelle de 1900, s’attendrissaient sur la noble émulation des concurrences commerciales, sur les luttes pacifiques de l’Industrie ? A quoi bon, puisque l’expérience de 1914 ne vous a pas suffi ? Celle de 1940 ne vous servira d’ailleurs pas davantage. Trente, soixante, cent millions de morts ne vous détourneraient pas de votre idée fixe : “aller plus vite, par n’importe quel moyen”.

Aller vite ? Mais aller où ? Comme cela vous importe peu, imbéciles ! Dans le moment même où vous lisez ces deux mots : “aller vite”, j’ai beau vous traiter d’imbéciles, vous ne me suivez plus. Déjà votre regard vacille, prend l’expression vague et têtue de l’enfant vicieux pressé de retourner à sa rêverie solitaire… “Le café au lait à Paris, l’apéritif à Chandernagor et le dîner à San Francisco, vous vous rendez compte !”* Oh, dans la prochaine inévitable guerre, les tanks lance-flammes pourront cracher leur jet à deux mille mètres au lieu de cinquante, le visage de vos fils bouillir instantanément et leurs yeux sauter hors de l’orbite, chiens que vous êtes ! La paix venue, vous recommencerez à vous féliciter du progrès mécanique. “Paris-Marseille en un quart d’heure, c’est formidable !” Car vos fils et vos filles peuvent crever : le grand problème à résoudre sera toujours de transporter vos viandes à la vitesse de l’éclair. Hélas ! C’est vous que vous fuyez, vous-mêmes – chacun de vous se fuit soi-même, comme s’il espérait courir assez vite pour sortir enfin de sa gaine de peau…

On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre tout espèce de vie intérieure. Hélas ! La liberté n’est pourtant qu’en vous, imbéciles !

Georges Bernanos, La France contre les robots (1944)

* Aujourd’hui, nous dirions “le brunch à Londres, le champagne rosé sur un yacht au large de Malte, la vodka pomme en boite de nuit à Ibiza”

Les Thermopyles – la plus célèbre bataille de l’Antiquité

En librairie depuis peu :

En août 480 avant notre ère, trois cents Spartiates mènent une bataille désespérée contre plusieurs milliers de soldats perses. A l’issue de trois jours de combats acharnés, Léonidas et les siens succombent sous le nombre, mais c’est surtout la trahison qui a eu raison de leur intrépidité et de leur vaillance. A lui seul, le drame des Thermopyles symbolise le légendaire sens de l’honneur spartiate. En mourant pour leur patrie, les célèbres Trois Cents sont entrés à tout jamais dans le panthéon des grands guerriers. Leur sacrifice héroïque n’aura pas été vain, car moins de deux mois après cette tragique bataille, l’Athénien Thémistocle met fin au grand rêve de l’empereur perse Xerxès d’asservir la Grèce. C’est cette aventure palpitante, célébrée par la bande dessinée et plus récemment le cinéma, que Luc Mary retrace ici, dans un style enlevé et précis, avec l’appui des plus grands auteurs de l’Antiquité, de Thucydide à Hérodote.

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Vidéo officielle du rassemblement pour la liberté à Lyon

Délit de faciès dans la France d’Après

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