
Aujourd’hui ressurgit le débat grotesque sur le « mariage homo », que résoudrait par sa logique et sa candide franchise un gamin de 3 ans. Les gay pride s’enchaînent partout en France et dans le monde. La théorie américaine du gender, énième entreprise de banalisation de l’homosexualité en milieu scolaire, est officiellement intégrée dans les programmes au lycée. Les pseudos « discriminations» dont seraient victimes les homosexuels (et tous les autres) sont plus que jamais montrées du doigt. Leurs auteurs présumés sont dénoncés à des organes politiques officiels, puis durement condamnés par une justice et un système à l’égalitarisme délirant. On traite « d’homophobe », de « facho » ou de « réac » celui qui ne cautionne pas l’étalage public de l’homosexualité, ou cet autre qui pense que la sexualité ne doit pas devenir une identité ou une communauté, mais qu’elle doit bel et bien se cantonner à la sphère privée. Dans les entreprises, la traque des comportements jugés arbitrairement « homophobes », ou la chasse aux «discriminations» sont des réalités quotidiennes. A grand renfort de plaquettes de communication prônant la « diversité », de réunions ou d’affiches dans les couloirs, les entreprises se battent pour savoir à qui reviendra le trophée du meilleur chasseur d’homophobe (ou d’autres déviants), comme gage d’adhésion aux Valeurs de la modernité galopante (mais vers où ?).
Que ce soit au travail, à l’école, dans les média ou les téléfilms (Plus belle la vie par exemple), nul n’échappe à la folle propagande à laquelle se livre le « système » en faveur de la banalisation coute que coute de l’homosexualité. Et de se poser la question clairement : veulent-ils faire de nos enfants des homosexuels ? Veulent-ils définitivement en finir avec le mâle blanc hétérosexuel, seule race à ne jamais subir de discrimination car forcément discriminatrice (« l’homme blanc, c’est le mal » nous apprend-on) ? Et dans ce cas, surtout, à qui profite le crime ?
La logique du capitalisme est identifiée. Elle est similaire à celle de l’égalitarisme républicain, ou bien à celle du féminisme, ou encore à celle de l’internationalisme de gauche, même si les motivations de ces doctrines totalitaires peuvent, en apparence, diverger. Il s’agit tout bonnement d’effacer toutes formes de différence et de particularisme sur notre planète. Tout lisser, mélanger, concasser. Tout ouvrir, casser, remodeler. Le rouleau compresseur est en route depuis longtemps, l’économie nous gouverne et le pouvoir politique disparait. L’objectif ? La rentabilité, le gain, le profit, la profitabilité… Appelez-le comme le voulez cet objectif, mais sachez-le : un monde où tout se ressemble est un monde qui coûte moins cher. Plus facile à exploiter, à contrôler et à former, les masses globalisées forment un bataillon de consommateurs égalisés jusqu’à la moelle, qui réagiront de la même manière face aux mêmes produits ou stimuli.
La différence entre les hommes et les femmes, au même titre que celle entre un Breton et un Sénégalais, constitue donc un frein (peut-être le plus efficace) à la standardisation de la planète. Homme et femme sont différents, ils se complètent harmonieusement dans une relation polaire éternelle : le sud, le nord, le chaud, le froid, le soleil, la terre. Là est la pure et belle diversité. Jamais ils ne fusionneront car la Nature, le Cosmos ou Dieu le veulent ainsi. Forcer la Nature, voire la violer, détruire les règles et repères éternels pour tout remodeler, et façonner ainsi l’homme nouveau : voilà justement ce à quoi aspire les internationalistes de tout poil, à commencer par ceux qui nous intéressent – peut-être les plus francs de la bande : les capitalistes. Dans leur entreprise de stimulation de la consommation, de la production et de la vente, les négociants ont tout d’abord voulu transformer les femmes en hommes, et vice-versa.
Ils ont en premier lieu fait en sorte de rapprocher les deux « cibles ». L’homme est une femme comme les autres. Il aura son rayon cosmétique. Et les ventes augmentent. La femme est un homme comme les autres. Elle aura droit à son mondial de football. Et l’audimat augmente. Dans le même sens, la « mamanisation » des papas-poule dévirilisés est également en cours. Et pourquoi ne pas aller jusqu’au bout ? Pourquoi ne pas totalement fusionner les deux sexes ? Voilà qui ferait un parfait et efficace métissage. Je me souviens d’une féministe qui, croyant me provoquer, m’affirmait que son rêve était de pisser debout et que les mecs puissent porter des enfants. Patience, mon idiote, le capitalisme et son bras armé technologique travaillent pour toi.
L’homosexuel, première ébauche assez réussie de la fusion intégrale des sexes, est donc plébiscité. Pour aller plus loin et le transformer en parfait consommateur, il faut en premier lieu le transformer en norme, en victime puis en lobby. Il faut que l’individu passe du stade de simple « homosexuel discret et intégré » (qui ne le dissocie finalement pas de l’honni mâle blanc), à celui de soldat militant.
Il lui fallait donc un drapeau, une armée, avec de beaux défilés. Et les gays de se rassembler avec fierté, de défiler et de montrer leur volonté de puissance du haut de leurs arrogants panzers festifs. On passe à une phase d’industrialisation de l’homosexualité avec pour objectif, une fois de plus, de fabriquer de parfaits et fidèles consommateurs dans le cadre d’une standardisation massive de la planète. Restaurants, bars, boîtes de nuits, fringues à gogo, mode, produits de beauté, tourisme, bijoux, musique… Tout y passe, l’ambiance post-moderne devient gay friendly.
La suite du plan est hélas fort simple. Après les avoir constitués en une lobby army diablement efficace, il convient de les porter en exemples à suivre pour que le reste du monde occidental aligne sa consommation et ses mœurs sur leur tempo débridé. Cela passe en premier, nous l’avons vu, par la banalisation, la normalisation coûte que coûte, de l’homosexualité auprès de tous les réticents, et donc de nos enfants. Car comment un «anormal» (c’est ce que pensent les enfants) pourrait-il constituer un exemple ? Les gays doivent ensuite « faire la mode », ils doivent incarner la modernité heureuse, le progrès, la liberté. Des magazines, reportages, et même émissions (« Queer ») leur façonnent une image de personnes positivement branchées, fun et happy, toujours au top de la tendance, décidant de ce qui est « ringard » ou « in ». Posés dans un bar « lounge », distillant de la « house », sirotant un cocktail, ils donneront le La du bon goût et du savoir-vivre.
Intouchables et incriticables par leur statut de « minorité » (le terme « minorité » définit tout groupe de personne sans homme européen hétérosexuel), extrêmement soudés par leur communauté et leur lobby (voir l’excellent article de Louise Demory du Projet-Apache sur ce sujet), placés sur le piédestal du bon goût et de l’exemple à suivre par l’intelligentsia progressiste, on voit mal comment les gays pourraient se plaindre aujourd’hui, tant il devient chaque jour un peu plus « cool d’être homo ». Et pour cause. Le dominant capitalisme a besoin de ses « homos » et de leur lobby pour progresser, et pour aborder sereinement son évolution ultime, sa dernière entreprise de façonnage, la création d’un être indifférencié, ni blanc, ni noir, ni femme, ni homme… Le total métis.
Simon Charles