Notre société rend l’homme moderne méprisable

Rousseau affirmait que la société rend l’homme mauvais, je pense qu’elle le rend méprisable.
Méprisable avec son regard hébété, rentrant dans son 30m2, abattu par un travail avilissant qu’il voudrait aimer.
Méprisable, lorsqu’il radote sans conviction les âneries des sacro-saints médias.
Méprisable dans le confort qu’il trouve dans une société qui se fout de lui, organisant des voyages où, parqué, il n’effleurera jamais la beauté d’un paysage, l’inconnu d’une aventure.
Méprisable lorsque cette masse informe, esclave de la consommation se ruine en objet futile, négligeant sa force vitale.
Méprisable le samedi soir qui voit une jeunesse se foutre en l’air et des adultes avachis devant leurs télé.
Méprisable enfin, puisque à côté, des jeunes issus du même monde sordide se lèvent, vivant une jeunesse qui vaut 10 fois, 100 fois une vie entière d’esclaves.
Chacun a le choix de vivre la vie qu’il entend. Une vie téléguidée pour les uns, la liberté pour nous autres.

Flavien