Giovani Padani : une communauté en mouvement

Le monde moderne se présente comme un monde de crises, où automatismes technologiques et économiques guident vers des horizons divers le destin des peuples. L’univers jeune en est un exemple et se rapproche de la société « adulte » : même individualisme, même dévotion au modèle consumériste (travailler pour consommer), même superficialité culturelle. De différent, il y a seulement la perception d’une profonde crise identitaire, aux frontières d’un mal existentiel, propre au monde jeune. Nous, jeunes padans, avons la chance de nous présenter sur le champ de bataille, et auront l’avantage seulement si nous prenons conscience de toute la valeur des mots qui nous unissent « Frères sur un sol libre ». Derrière cette phrase à l’apparence purement politique, se cache l’éternel dilemme entre une dimension collective et individuelle. Cette question que nous devons poser à nous même et à l’ensemble de notre groupe politique possède en soit le lien qui existe entre nous et sa signification : destin commun, dignité de l’existence, esprit de sacrifice, amour pour notre terre.

Mais le vrai point de départ de toute notre action devra partir de notre incapacité à rester dans notre propre peau, plus exactement, de notre insatisfaction dans l’exclusive réalisation de nos propres aspirations personnelles et égoïstes. Particulièrement dans notre groupe MGP (Movimento Giovani Padani), nous devons incarner ce concept et enraciner ce modèle de Communauté, exact opposé de la Société. Le sociologue allemand Ferdinand Toennies en 1887 en avait donné une définition qui lui donne tout son sens : « La Communauté est un groupe humain vivant en commun, unis par les mêmes origines, par les mêmes ressentis, par les mêmes aspirations fondamentales. Les diverses formes de communautés, des plus simples aux plus complexes – famille, amitié, village, région, nation – ont à la base une hérédité commune, que ce soit l’hérédité de sang (filiation), l’hérédité culturelle, historique, ou ethnique. La communauté est ainsi un organisme vivant, dans lequel la volonté naturelle est le moteur de la relation sociale, et où les individus peuvent trouver une collusion différente selon leur personnalité et leurs appartenances respectives ».


Si, pour Toennies, la Communauté est un groupe naturel et involontaire, pour nous, il s’identifie par la Communauté Padane, notre communauté politique et militante (le M.G.P.) est en effet reliée avec une volonté explicite et associative à un projet de liberté et est la conséquence d’un choix libre et conscient.

Entre communauté nationale padane et communauté politico-militante, il ne doit pas y avoir de séparation mais une intégration fonctionnelle. La communauté politico-militante (le M.G.P.), si elle veut un jour devenir la classe dirigeante de la Lega Nord, ne devra jamais créer un mur de tensions et de mésententes entre ses membres et devra toujours passer outre ses problèmes internes. Cela est représenté par la fin de l’égoïsme destructeur, en outre, il faut instaurer un rapport privilégié avec les autres membres de la communauté afin de ne pas suivre ses intérêts personnels (carrière, argent, postes de pouvoirs…).

Avoir des ambitions est sain et naturel, cependant, cela ne doit pas faire dériver un groupe politique en le bouffant de l’intérieur : il y a assez d’ennemis à l’extérieur. Pour sortir de cette impasse, il faut assimiler et utiliser come un dogme cette phrase d’Evola et Guenon : « Nous nous croyons que là où il n’y a pas de principes, de valeurs spirituelles, il ne peut se parler de classe dirigeante, du moins dans le cadre politique. Ces principes ou dons sont la loyauté, la sincérité, le sentiment d’honneur, le courage, non seulement physique, mais avant tout intellectuel et moral, la force de décision. Mais, en plus de ça, devra s’y ajouter la tendance à un style ascétique, un manque de vanité, une virile et digne impersonnalité. C’est ainsi que pour se former un nouveau groupe dirigeant acétique et héroïque, quasi féodale et barbare dans sa dureté, muré dans le silence et quasiment impersonnel, réalisant une forme plus profonde de personnalité, non improvisée, mais se justifiant avec une Tradition vécue dans les valeurs plus profondes et transcendantes ». Dans ce contexte et en faisant notre ces petits principes, nous, Movimento Giovani Padani, prendrons la forme d’une Communauté organique, politique, et militante. Cette volonté de Communauté à une raison claire : « Dans le gris des moutons se cachent les loups, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas oublier ce qu’est la liberté. Et non seulement les loups sont forts eux même, mais il y a aussi le risque que, un mauvais jour, ils transmettent leurs qualités à la masse et que le troupeau se transforme en un bloc. C’est cela le cauchemar des puissants ». Dans cette citation de Junger, nous pouvons nous rendre compte de l’énorme importance qu’a la Communauté, le bloc, dans l’Etat Mondial globalisateur, et nous devons faire tout cela afin que nos rêves d’aujourd’hui ne deviennent pas nos illusions de demain ou nos regrets.