Christophe du Projet Apache témoigne pour Une Autre Jeunesse
Je m’appelle Christophe et j’ai 23 ans. Je suis fils de fonctionnaire de police, issu d’une famille catholique, j’ai reçu une bonne éducation et j’ai vécu une enfance heureuse et normale.
Pourtant, à l’ âge de 17 ans j’ai touché à ma première drogue: la cocaïne. Au début , c’était juste « un peu » les weekend avec les amis, puis au fur et à mesure j’ai pris de plus grosses quantités, l’addiction arrivant, et le corps réclamant la drogue.
C’ est comme ça que j’ai fini par en prendre la semaine avant d’ aller travailler. Cela a duré 2 ans, jusqu’au jour où j’ai rencontré une fille. Je ne lui ai rien dit et j’ai arrêté de moi-même pour ne pas la perdre. Notre relation s’est terminée au bout d’une année .
Au même moment, j’ai commencé à fréquenter le milieu gabber et j’ai donc tout naturellement passé la quasi totalité de mes weekend dans les boites de nuit belges, en consommant speed, extasie, et bien sûr, cocaïne. Au départ, je consommais de nouveau uniquement le week-end, puis c’est devenu quotidien.
J’arrivais au travail tel un déchet, encore sous l’effet de l’ extasie que je consommais énormément chaque soir (jusqu’à 10 cachets) et je tenais éveillé grâce au speed. J’étais de plus en plus aigri, asocial, je me renfermais, et c’est tout naturellement que j’ai échoué à un moment où j’aurais pu évoluer dans ma carrière. Ma seule vie sociale était le weekend, et encore, uniquement pour me réapprovisionner.
Puis, j’ai fini par prendre conscience que je me détruisais, que cela ne servait a rien, me coûtait cher, sans compter que mon travail demande énormément de responsabilité et qu’une seule erreur peut coûter une vie. J’ai donc décidé du jour au lendemain de tout arrêter, sans aide quelconque. Les premiers temps furent très durs, le manque de drogue me rendait très nerveux.
Depuis que j’ai arrêté, ma vie est bien plus intéressante, plus joyeuse, je suis en meilleure forme, et j’ai changé mes fréquentations; j’ai rejoint le Projet Apache grâce auquel j’ai connu une autre manière de vivre ma jeunesse et c’est pour cela que j’ai voulu faire ce témoignage.
En conclusion, je dirais que nul n’est à l’abri un jour de tomber dans la drogue, et j’espère que ce témoignage interpellera les plus jeunes et les dissuadera de toucher à quoi que ce soit.
Christophe





















