Discours de Montigny-les-Cormeilles, 21 février 1981 (introuvable dans son intégralité… Voir le résumé)
Né en 1920, Georges Marchais était secrétaire général du PCF et député. Tribun haut en couleurs, il avait qualifié Daniel Cohn-Bendit d’ “anarchiste allemand” à l’occasion de la révolte étudiante de mai 68, à laquelle il s’opposa vigoureusement. Son discours sur la drogue et ses propos sans équivoque sur l’immigration (en lien : larges extraits de la lettre au recteur de la Mosquée de Paris) montrent l’inanité du clivage gauche-droite : en 1981, un communiste dit non à l’immigration et à la drogue sous toutes leurs formes ; 20 ans plus tard, le patron du parti majoritaire, de droite, plaide pour l’indulgence envers les trafiquants.
Vous avez dit “clivage gauche-droite” ?
Comme chaque fin du mois de décembre depuis 2004, des jeunes français ont traversé une grande partie de l’Europe pour apporter matériel et réconfort à leurs frères serbes des enclaves du Kosovo.
Départ de Grenoble à 17h le dimanche 26 décembre, avec deux camions de 12 m3 remplis de jouets, de fournitures scolaires, de matériels de sport et de vêtements pour enfants. Nous sommes cette année quatre bénévoles de l’association, accompagnés par un photo-reporter et une équipe de journalistes travaillant sur un documentaire traitant de la situation des enclaves serbes.
L’aventure commence. 1800 kilomètres jusqu’à Kosovska Mitrovica, ville principale des serbes du Kosovo. Les métropoles défilent à travers les vitres, Turin, Milan, Venise, Ljubljana. L’entrée en ex-Yougoslavie coïncide avec un repos bien mérité dans un hôtel slovène. Le réveil matinal ne décourage ni les corps ni les esprits, prêts à affronter une très longue journée de route. La frontière sloveno-croate, sortie de l’espace Schengen nous offre le premier contact avec l’administration douanière, très à cheval sur le transport de marchandises. Une heure d’attente, une simple formalité par rapport aux missions précédentes. Si les frontières de notre pays étaient aussi bien contrôlées aujourd’hui, il est certain que les trafiquants en tous genres auraient quelques soucis à se faire. La Croatie nous offre des paysages monotones faits de longues lignes droites tracées à travers les plaines enneigées. La frontière croato-serbe, prochaine étape de notre périple, possède la particularité d’héberger une rangée de cahutes abritant une cohorte de compagnies d’assurances. En effet, une souscription particulière est nécessaire pour la traversée du pays, signifiant une succession de tampons et autres paperasses administratives. Les papiers officiels provenant de l’épiscopat orthodoxe nous facilitent grandement la tâche et nous repartons à la tombée de la nuit après seulement 1h30 d’attente. Un record de vitesse comparé aux huit heures de l’année précédente… Lire la suite