L’esprit du camp

En vue du prochain camp identitaire qui se déroulera en Bretagne du 16 au 21 août prochain, nous republions ce texte de Frank Lancier datant de 2009.

Pour chaque militant identitaire, il y a toujours un avant et un après camp d’été. Je rassure ceux qui souhaiteraient venir à ce camp, il n’y a pas de lobotomisation ni de séance d’hypnose destinées à inculquer la doxa identitaire. Cet après camp se caractérise par trois choses manquantes dans notre société en fin de cycle : la liberté, la communauté et la simplicité.

La communauté, c’est une notion que l’on découvre pendant cette semaine de camp. Vivre avec une cinquantaine de personnes, filles et garçons, ayant les valeurs, les mêmes envies et les mêmes buts donnent un sentiment de plénitude, de joie au quotidien que l’on ne retrouve pas dans nos villes cosmopolites. Chacun de nous trouve facilement sa place dans cette communauté. D’ailleurs, il n’y a jamais eu véritablement d’animosités entre nous, les querelles de Gaulois sont laissées au placard, chacun faisant fi des maladresses pour ne s’attarder que sur la solidarité qui nous unit. On est loin du repli sur soi, les nouveaux militants sont accueillis dignement et deviennent rapidement, s’ils en ont la volonté, des membres à part entière de ce clan. Pour le devenir, il faut se sentir un homme ou une femme libre.

Car chez nous, il n’y a pas d’endoctrinement, notre chemin est bien loin de ce concept ô combien totalitaire de nos républiques. En ennemi d’un système qui souhaite nous détruire, nous connaissons trop bien le prix de la liberté, pour en priver les membres de notre communauté. La première des libertés c’est de pouvoir vivre son identité sans apparaître au mieux comme un risible farfelu ou au pire comme un méchant spécimen attardé à une certaine période de l’histoire. Je ne me suis jamais senti aussi libre que durant un camp, loin de cette prison dorée que l’on appelle notre société. Car cette liberté d’être en harmonie avec la nature, demande un sacrifice, celui de vouloir vivre de manière simple au sein de notre communauté.

Et cette simplicité dans notre quotidien, on l’acquiert très vite. J’ai été étonné comment, gone de la ville, je pouvais me dépouiller de mes accessoires inutiles (télévision, téléphone, portables, vêtement de marque), pour ne garder que l’essentiel. Ce régime du superflu se fait sans y crier gare, rien n’est imposé mais tout se fait naturellement. Et l’on comprend mieux pourquoi cette société de consommation s’échine à détruire nos communautés tout en réduisant nos libertés fondamentales. Car un homme libre et enraciné n’a pas besoin de consommer, il n’a pas besoin du superflu de nos centres commerciaux, il n’a pas besoin d’avoir, il lui suffit d’être, de vivre son identité.

Le camp de ce mois d’août n’attend plus que vous. Pour vous aussi, il y aura un avant et un après. Et il se peut bien que ces sensations que vous aurez éprouvées vous changent à jamais.

Frank Lancier

L’autre jeunesse contre mai 68 ?

Les adolescents demandeurs de plus d’autorité

A l’école et à la maison, les ados veulent plus d’autorité. C’est ce qui ressort d’un sondage qui casse les clichés. Les adolescents, qu’on dit dans l’opposition systématique, seraient surtout demandeurs de cadrage et d’autorité. (…)

Le résultat est édifiant : loin d’être en lutte contre l’autorité, 79 % des jeunes évoquent un sentiment positif à son égard (alors que seuls 66 % des parents ont fait la même réponse). Et plus inattendu encore, ils sont plus de 6 sur 10 à juger cette autorité insuffisante que ce soit dans la sphère privée comme à l’école.

« Dans cette période de transformations très anxiogène, l’adolescent cherche des personnes qui le rassurent, qui l’accompagnent, explique Jean-Luc Aubert, psychologue spécialiste de l’enfant et de l’adolescent. L’autorité n’est pas perçue comme une injonction utilitaire mais serait bienveillante. C’est une structuration qui aide à la recherche d’identité.«

(…)

« Les parents viennent de plus en plus tôt pour me consulter au sujet d’un enfant de 3 ou 4 ans qui leur tient tête en serinant ‘c’est moi qui décide’, souligne Etty Buzyn. Aujourd’hui, les enfants sont mis sur un piédestal. Les parents qui sont pour la plupart issus de la génération Mai-68 sont beaucoup plus permissifs. Avant on imposait, maintenant, on propose.«

(…)

En fait, ils sont face au même problème « sociétal » que les parents. L’éclatement de la cellule familiale (divorce, monoparentalité, recomposition…) est le premier argument avancé par les parents, comme par les enfants, pour expliquer les failles de cette autorité. Reste qu’un tiers des adolescents estiment aussi de leur côté que leurs parents ne savent tout simplement pas « dire non », et qu’ils sont « débordés ». « Si les parents ne parviennent pas à se mettre d’accord, l’enfant prend le pouvoir« , rappelle Etty Buzyn.

Pourtant, selon Jean-Luc Aubert, les parents tentent de se montrer plus fermes, emboîtant le pas d’un mouvement pris par l’ensemble de la société. « Depuis trois ou quatre ans, on revient vers un certain autoritarisme. On délaisse l’idée, née en mai 1968, d’une éducation égalitaire basée sur le dialogue, car trop difficile à mettre en place. Aujourd’hui c’est le mot fessée qui fait son grand retour. » Mais autorité et autoritarisme ne sont pourtant pas synonyme. C’est là tout le problème des retours de balanciers.

Source : LeMonde.fr

Tournoi de football de l’Autre Jeunesse

Samedi 29 mai, les jeunes identitaires s’étaient donnés rendez-vous sur un terrain de football de la région parisienne. Loin du strass et des paillettes, loin de la répression policière et de la marchandisation de ce sport, ce sont plus de 130 membres de l’Autre Jeunesse, venus des 4 coins de notre beau pays, qui se sont rassemblés.

A peine le temps de terminer les derniers préparatifs que le gros des troupes arrive sur les coups de 10H30 : Lillois, Lyonnais, Normands, Bretons, Berrichons… En tout 15 équipes venues s’affronter sur le rectangle vert. Sous le ciel voilé, la vérité devait s’écrire sur le terrain.

Pour le Projet Apache, pas moins de trois équipes d’une dizaine de joueurs ont à faire honneur à la Ville Lumière, sans compter les nombreuses personnes qui se dévouent toute la journée à l’organisation et au bon déroulement du tournoi. Les matchs commencent, le niveau est relevé, le soleil fait son apparition, et la buvette fonctionne à plein régime. La sono crache du bon son, décuplant la motivation des joueurs. Chaque section a ramené son lot de drapeaux, de banderoles et d’artifices. Parce que le football identitaire n’est pas celui qu’imposent les instances du foot-business réfractaires à toute animation non aseptisée et non labellisée « diversité », nous chantons avec nos cœurs et agitons les drapeaux de nos régions. Une formation se fera remarquer par son insolence et son usage d’artifices à l’encontre des équipes adverses.

Les matchs s’enchaînent, on discute, on passe tous un bon moment. L’Autre Jeunesse est de toutes façons bien loin des clichés que les journalistes et autres pseudo amoureux du football martèlent dans les médias.

Avant d’entamer la phase finale, on profite d’une pause pour faire une photo de groupe. Un discours sera également prononcé par un membre du Projet Apache réclamant un retour aux racines du foot et fustigeant les dérives de ce monde bourgeois et hypocrite.

Le sport fait sa sélection et en milieu d’aprem, les quarts de finale distinguent les meilleures équipes. Le niveau s’élève encore ; Francky Bilal Ribéry n’a qu’à bien se tenir ! En revanche, Zahia, reste tranquille, l’Autre Jeunesse ne veut pas de toi ! Un crachin apparaît. Comme une bénédiction des dieux du football. Comme un retour aux origines d’outre-Manche.

Le temps a filé aussi vite que les réserves de la buvette, et la finale peut commencer. Elle oppose une équipe lyonnaise à une équipe estampillée « AF». Le match est serré, l’engagement au maximum, la tension palpable, mais ce sont finalement les identitaires du Rhône qui l’emporteront aux tirs-aux-buts. Le trophée du meilleur joueur, amplement mérité, sera remis à un membre de l’équipe vaincue. Vers 18H, les derniers militants s’affèrent au rangement. L’heure est aux dernières salutations envers nos frères de France.

Merci à toutes les sections et participants de ce tournoi qui n’est pas qu’un événement sportif  Mais bel et bien l’expression de notre identité et de notre manière de vivre placée sous le signe de la convivialité, de la communauté et de la simplicité. Parce que le bonheur ne s’achète pas à coup de millions. Aux 130 participants, nous disons : à l’année prochaine!

Quant aux donneurs de leçons et aux bien-pensants nous leur crions encore : FOOTBALL POPULAIRE, FOOTBALL IDENTITAIRE !

Matheo et Pierre (SANS CHICOTS PARIS, Quart de finalistes)


Samedi 29 mai : tournoi de football en région parisienne

Mise à jour du 26/05:

Les inscriptions pour le tournoi de football de l’Autre Jeunesse sont désormais closes. L’évènement réunira 16 équipes de jeunes identitaires venus des quatre coins de l’hexagone. Rendez-vous samedi prochain sur le terrain!

Contre le football moderne!

Parlez-nous de football et des images nous viendront en tête. Des photos d’enfance, aux couleurs passées, prises dans un jardin public à taper maladroitement dans une balle.  Des souvenirs des cours de recré aussi : moments de gloire quand on marquait des buts sous les yeux des filles, et de désespoir quand, mauvais, on nous envoyait dans « les cages » en guise de punition. Des souvenirs de terrains de football, parfois dans des patelins paumés, mal entretenus, jonchés de paquerettes et de pissenlits, aux vestiaires insalubres et aux douches froides, autour desquels se massaient des parents fiers… et heureux de retrouver la buvette. Vin chaud, tombolas, sodas et quatre-quarts… tous au « club house » ! Des souvenirs des grands tournois, pour Pâques ou l’Ascension… où ça piaillait, ça se disputait, ça riait, ça pleurait parfois. Et d’entasser comme des trophées de guerre sur ses étagères les médailles et coupes gagnées, attrape-poussière maudits par des générations de ménagères. De ces moments de vie c’est la fierté qui ressort aujourd’hui. Notamment celle d’avoir été traité de « beauf » quand on aimait ce sport pendant des années par des pseudo-élites qui, depuis 1998, ont peu à peu saisi son intérêt politico-économique.

Sans forcément y jouer, quand on aime le foot, on aime aussi un club, on aime une ville ou parfois un quartier, un blason, des couleurs. On en est fier et on le clâme, dans un stade, dans sa tribune qu’on occupe comme sa maison. Avec d’autres fans, unis par la même passion mais surtout par la même origine. La même identité. Le football, aussi « caricatural » soit-il, est une des dernières manifestations concrètes des identités locales, des spécificités, et d’un sentiment d’appartenance que la mondialisation marchande voudrait gommer. Les tribunes populaires, passionnées, enflammées, parfois violentes et incontrôlables comme toutes les espèces menacées, sont des bastions de résistance à la mondialisation et au fric-roi. C’est pour cela que le football demeure le sport le plus populaire en Europe. Parce qu’il cristalise notre besoin vital d’enracinement, et de sentiment d’appartenance à un clan partageant les mêmes valeurs.

Cela n’a pas échappé aux tenants du Système qui, à force de s’en servir comme vecteur de propagande moderniste et consumériste, assassinent un à un les côtés populaires et enracinés de ce sport (le football amateur d’une part, et les tribunes de supporters d’autre part). Un exemple de destruction programmée à des fins économiques, applicable à tant d’autres domaines et tellement criant pour les foules qu’on gagnerait tous à le retenir… Quelle différence, en tout cas, entre le football européen des années 1990 et celui d’aujourd’hui !
1998 et la fantastique propagande pour une « France Black-Blanc-Beur » sont passés par là. S’emparant d’un phénomène permettant de modeler à souhait les esprits, le Système a vu là un moyen terriblement efficace de convertir les masses à la religion transnationale de la Consommation, via le métissage. Tous pareils, tous égaux, tous « bleu-blanc-rouge » : pouet-pouet et buvons un coca-cola pour fêter cela !

Ainsi arrivèrent dans les stades de football, antres jusque-là « bonnes pour les beaufs » et surtout réservées aux fidèles connaisseurs, des générations de convertis. De l’intello-bobo faussement attachés au côté « popu » du football mais qui, tel Midas, a la malédiction d’embourgeoiser tout ce qu’il touche, en passant par la racaille de cité, des milliers de convertis envahirent les stades, y apportant, chacun à leur manière, une vision mondialisée du football. Dans un élan de zêle inhérent à tous les convertis, ils arrivèrent peinturlurés et déguisés : ils jouèrent aux fervents supporters, eux qui n’y connaissaient rien quelques mois plus tôt. Totalement choqués par les ambiances électriques, tous debout, les chants virulents… ils préférèrent rester assis. Et condamner. Ils jugèrent ainsi « la violence », ne comprirent pas les rivalités entre villes, entre quartiers, ces obsolètes querelles de clocher. Ils furent les vaillants soldats d’un Système qui a juré la perte du football populaire et enraciné. Qui a juré d’écraser l’ancienne religion.

Et nos stades, au prétexte d’une pseudo lutte contre la violence et parfois la « racisme », de s’aseptiser peu à peu au point de devenir des laboratoires sociaux ultra-sécurisés, et surtout parés pour la consommation de masse. De Jacques Chirac à « SOS Racisme », en passant par Coca-Cola et la télévision… toutes ces facettes d’un seul et même Système ont vu dans le football moderne une extraordinaire manne idéologique et économique pour l’avènement de leur Nouveau Monde.

La composition des équipes changea également, suivant un processus de mutation parallèle à celui de leur public.
Elles évoluèrent dans leurs valeurs, en même temps que dans l’origine et la mentalité de leurs joueurs.
Les clubs devinrent ainsi le joujou des gouvernants, des hommes politiques et/ou d’affaire (Afflelou, Tapie, Canal+, M6, PPR etc.) : ils se transformèrent en multinationales allant même jusqu’à entrer en Bourse. Leurs valeurs sportives, formatrices et fédératrices furent peu à peu mises de côté, au détriment de l’unique valeur marchande : gagner des sous, vendre des produits dérivés (« merchandising »), faire des plus-values sur les joueurs, empocher un maximum de droits TV, multiplier les compétitions factices (comme la Coupe de la Ligue en France par exemple), quitte à jouer devant des stades vides le mardi à 18h. Et les joueurs s’y sont rapidement faits, devenant les mercenaires du football moderne et vendant, tels des cadres dans les Multinatinationales, leurs services aux plus offrants.

Pour cela, il convenait de les déraciner, ou plutôt d’encourager leur mobilité d’un pays à l’autre.
C’était le rôle de l’arrêt « Bosman » où les clubs sont passés d’un quota maximum de 3 joueurs étrangers à la possibilité d’engager un nombre illimité de joueurs « européens ». Avec le jeu des naturalisations, des passeports, de l’immigration de masse, sans parler d’une certaine « africanisation » du football mondial, on comprend mieux comment nous sommes passés d’équipes « homogènes » et représentatives, à des équipes hétérogènes, constituées de mercenaires transnationaux, présents pour le fric et non plus pour un désuet amour du maillot.

Les recruteurs, surtout en France, toujours à la pointe en matière de xénophilie, ont eu leur rôle à jouer dans cette internationalisation du profil des joueurs.
Tout d’abord, ces derniers, avec d’évidents relents esclavagistes, n’ont cessé de « chercher la perle rare » en Afrique, persuadés à tort que les joueurs africains sont plus techniques et doués que les joueurs venant d’autres horizons. Surtout, ils s’avèrent pour la plupart d’entre eux être plus « physiques » et l’arrivée massive de joueurs africains dans les championnats européens, notamment en défense, a eu pour conséquence un appauvrissement technique en faveur de l’émergence d’un « football d’athlètes ». Les coureurs de 100 mètres remplacent lentement mais sûrement les artistes du ballon rond.

Parallèlement, toujours dans leur obsession maladive d’aller dénicher des talents dans les zones « sinistrées » (à cause des blancs bien entendu), les recruteurs sont également aller fureter du côté des « Cités ». Souvent techniquement doués, ces « jeunes » ont peu à peu gangrénés les Centres de Formation par leur non-culture insupportable. Hip-Hop, parler « banlieue », culte de l’argent facile, jeux vidéos, grosses voitures, filles faciles et bimbos (avec un Z comme Zahia), américanisation bling-bling doublée d’une paradoxale (quoique) islamisation… Cette véritable racaillisation à la sauce « gangsta US » n’étant pas faite pour déplaire aux jeunes africains, très preneurs, qui les rejoignent dans les Centres de formation. Quant aux « de souche », ils n’ont qu’à suivre et se convertir. Ou partir, comme a pu récemment le rappeler l’ex-international français Vikash Dhorasoo…

Asphyxie des pratiquants amateurs et de tribunes populaires qui font tâche, internationalisation des joueurs, racaillisation et africanisation des centres de formation européens, disparition des valeurs traditionnelles des clubs, marchandisation et financiarisation, flicage généralisé dans des stades transformés en chaudrons cosmopolites parés à la consommation, chasse aux fans réticents à ce lissage, extinction des fidèles « joueurs de club » au profit de mercenaires, gavage publicitaire…

Autant de facettes peu reluisantes d’un football moderne qu’on essaie encore de nous vendre comme un sport populaire.

En 2010, aura lieu la Coupe du Monde en Afrique du Sud. On imagine déjà la délirante propagande que ne manquera pas de susciter l’événement.

En 2010, aura lieu aussi, le 29 mai, bien loin des caméras TV, des Instance mondiales et des slogans publicitaires, le tournoi de football de l’Autre Jeunesse. Quelque part en Région Parisienne se regrouperont des jeunes européens. Ils viendront se retrouver, jouer et se souvenir de leur football, sport collectif, populaire et identitaire sacrifié sur l’autel de la marchandisation.
Ils viendront se jurer de ne jamais finir comme lui.

Cyriaque

Une Autre Jeunesse contre la tyrannie des gens raisonnables (3/3)

Lien vers la seconde partie

Les Européens veulent survivre, pas exister. La jeunesse, elle, veut exister. Pas se contenter de survivre comme ses aïeux baby-boomers qui, en se baignant avec insouciance dans le jacuzzi des Trente Glorieuses, ont perdu de vue l’importance des besoins spirituels dans la constitution de la personnalité d’un individu. Le trait de caractère dominant chez les peuples vieillissants est la recherche apeurée de « sécurité » et de « confort », afin de poursuivre, de faire perdurer, et d’achever sa vie sans accroc. « Ouf, on a passé la barre des 100 ans ». A une époque pas si lointaine, on préférait vivre un jour comme un lion que cent ans comme un mouton. De nos jours, le bêlement des moutons est assourdissant.

Notre société libérale, qui se croit rebelle, se félicite de transgresser les interdits moraux des sociétés traditionnelles qui l’ont précédé. Mais son pacifisme petit-bourgeois n’a rien à envier au « conservatisme » qu’elle croit transgresser ou aux césarismes totalitaires du 20ème siècle, qui diffusaient dans la population endormie les images d’Epinal rassurantes de l’homme providentiel, qu’il soit le « Guide » d’un Reich barbare ou « le petit père des peuples » soviétique. Un de ces Français maudits l’avait bien compris : « La devise même de l’Etat français (…) je ne peux pas m’empêcher d’y voir une sorte de tranquillisant d’une nature un peu suspecte. (…) J’aime bien les pères de familles : et cependant cette race pacifique des pères de famille, ce troupeau estimable et pacifique, ce n’est pas trop sur lui que je compte pour accoler ces vierges vigoureuses que j’aime : l’énergie, la justice, la foi. (…) Cette devise a le malheur de rejoindre par des voies et des expressions détournées l’habituel dessein d’émasculation du monde moderne. Travail : soumission aux riches. Famille : soumission à la morale. Patrie : soumission au gendarme. Il n’est question que d’obéir là-dedans. Je ne me sens pas si obéissant. (…) C’est entendu [nous voulons bien] être père de famille (…) [épouser] vos filles devant le maire et le curé. (…) Avant cela, avant le temps où il s’endormira dans l’honnête troupeau des pères, nous voulons que l’homme soit homme et qu’il ait les qualités de l’homme, les qualités nobles, les qualités animales de l’homme : le courage, la générosité, le respect de la parole donnée, la fidélité d’homme à homme ». En somme, Pétain – Cohn-Bendit : même combat.

La « révolution nationale » du Maréchal Pétain a endormi la fougue et l’idéalisme de nos pères par sa morphine chauviniste, par son nationalisme médicinal. La Résistance a fait revenir le naturel au galop. La révolution pour rire de mai 68 a ignifugé nos volontés rationnelles en nous soumettant à une mystique du Plaisir, à un hédonisme addictif destiné à nous faire oublier l’impérieuse nécessité d’un engagement total dans l’action militante. Le Plaisir (personnel, éphémère, matériel, égocentré) contre le Bien commun (collectif, durable, spirituel, profond). L’émotion contre la raison. Le moi contre le nous. L’esprit de vieillesse contre l’esprit de jeunesse. La conservation contre la révolution.

Nous fils d’Europe n’avons  pas peur de l’avenir car nous sommes enracinés dans une civilisation qui fut féconde en héros. Du courage des 300 Spartiates à celui des nationalistes irlandais, en passant par les Templiers et la révolte sociale et patriotique des Communards : c’est de ce panthéon d’hommes libres qu’ont été lancés les appels à l’insoumission qui ont traversé les siècles pour résonner à nos oreilles. L’Autre Jeunesse veut rendre ses lettres de noblesse au Politique : comme nos Anciens, nous voulons être des citoyens-soldats. L’Autre Jeunesse n’a qu’un seul crédo : La Jeunesse au pouvoir.