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	<title>Une autre jeunesse ! # Réseau identitaire # www.autre-jeunesse.com &#187; Textes</title>
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	<description>Réseau identitaire</description>
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		<title>[Tribune libre] Nous n&#8217;avons pas besoin de 14 juillet</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Jul 2012 12:34:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[14 juillet]]></category>
		<category><![CDATA[anti-militarisme]]></category>
		<category><![CDATA[carnaval]]></category>
		<category><![CDATA[défilé militaire]]></category>
		<category><![CDATA[diversité]]></category>
		<category><![CDATA[fete populaire]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Julien Langella, responsable de Recounquista &#8211; Les Jeunes Identitaires de Provence « Le jour du Quatorze Juillet Je reste dans mon lit douillet. La musique qui marche au pas, Cela ne me regarde pas. » Georges Brassens, La Mauvaise réputation La date du 14 juillet a été fixée comme fête nationale par la loi du 6 ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Julien Langella, responsable de <a href="http://recounquista.com/">Recounquista &#8211; Les Jeunes Identitaires de Provence</a></em></p>
<blockquote>
<p align="LEFT">« Le jour du Quatorze Juillet<br />
Je reste dans mon lit douillet.<br />
La musique qui marche au pas,<br />
Cela ne me regarde pas. »</p>
</blockquote>
<p align="LEFT">Georges Brassens, <em>La Mauvaise réputation</em></p>
<p align="JUSTIFY">La date du 14 juillet a été fixée comme fête nationale par la loi du 6 juillet 1880. Depuis Napoléon, on la fêtait clandestinement, l&#8217;Empereur l&#8217;ayant interdite de crainte que les festivités n&#8217;incitent à de nouvelles émeutes, comme le jour de la prise de la Bastille. Dans l&#8217;émission<a href="http://www.pluzz.fr/l-ombre-d-un-doute-2012-07-11-23h00.html"> <em>L&#8217;Ombre d&#8217;un doute</em></a> (11 juillet 2012), on apprend que « ce qui était une fête populaire, avec des mouvements de foule, des processions, des parades devient [en 1880, dix ans après la victoire allemande et la perte de l'Alsace-Lorraine] une fête militaire, un défilé militaire ». Le 14 juillet revient donc en grâce mais transformé, conçu pour remonter le moral des Français, en berne depuis la sentence de Sedun. Le 14 juillet nait dans un contexte de chauvinisme sur la défensive, tel un animal blessé. <strong>Le défilé doit jouer sur les consciences : les Français sont psychiquement mobilisés par la solennité du clairon, des tambours et de l&#8217;écho des bottes qui frappent les pavés</strong>, en attendant d&#8217;être mobilisés physiquement pour venger l&#8217;affront qu&#8217;un « sang impur » osa leur faire dix ans plus tôt. Autant vous dire que Pierre, quand il assiste au défilé derrière le cordon de la maréchaussée, il pense plus à casser du <em>schleu</em> qu&#8217;à rêver de l&#8217;Europe-puissance…</p>
<p align="JUSTIFY">Et pourtant, la France est un condensé d&#8217;Europe : notre pays est le seul à être bordé par la mer du Nord, la Méditerranée et l&#8217;Atlantique ; à la fois maritime et continental ; à la fois latin, celte et germanique. <strong>La France, ce n&#8217;est pas l&#8217;uniforme du soldat</strong>, qui diffère très peu du côté à un autre d&#8217;une frontière. <strong>C&#8217;est la diversité des langues et des accents, de la cuisine et des senteurs, des paysages et des terroirs</strong>. La France, c&#8217;est cette diversité autochtone qui n&#8217;a pas besoin d&#8217;une quelconque « diversité » d&#8217;Afrique ou d&#8217;ailleurs pour exister. C&#8217;est parce qu&#8217;elle est diverse que cette France est « l&#8217;Europe en modèle réduit » (Eric Zemmour). La France, ce n&#8217;est pas l&#8217;Etat. La France, c&#8217;est son peuple. En effet, « il y avait, avant la conquête romaine, de prodigieuses différences entre la colonie grecque de Marseille et les Cimbres d’entre Seine et Loire ou les Belges d’entre Meuse et Seine. Le mélange s’est formé peu à peu, ne laissant qu’une heureuse diversité. De là viennent la richesse intellectuelle et morale de la France, son équilibre, son génie » (Jacques Bainville). Fêter la France, ce devrait être fêter l&#8217;Europe !</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>D&#8217;autres pays se passent très bien du défilé militaire</strong> : la Grèce, l&#8217;Allemagne, la Finlande, la Norvège et la Suède ne font marcher personne au pas de l&#8217;oie. L&#8217;Italie a un défilé militaire le 2 juin mais celui-ci a lieu dans l&#8217;indifférence générale. Quant à l&#8217;Espagne et au Portugal, rigueur budgétaire oblige, les effectifs du défilé ont été considérablement réduits (en particulier les véhicules les plus polluants, mesure de bon sens écologique). Au Royaume-Uni, il n&#8217;y a même pas de fête nationale à proprement parler, ou plutôt ce sont celles des Saints patrons : la St Patrick en Irlande, St Andrew en Ecosse, St David au Pays de Galles, St Georges ou l&#8217;anniversaire de la Reine en Angleterre (qui n&#8217;est même pas fêté le jour de sa naissance).</p>
<p><img src="http://data.imagup.com/12/1156933351.jpg" alt="" /></p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Le cas du Pays de Galles devrait nous servir d&#8217;exemple</strong> : chaque 1er mars, des parades populaires apparaissent spontanément dans la plupart des villes, de quartier en quartier les habitants se joignent librement à la foule, certains sont habillés en chevalier du Moyen-Âge, d&#8217;autres arborent des ailes de dragon et se peignent le visage aux couleurs émeraude et pourpre du <em>Y Ddraig Goch</em>(le Dragon rouge, drapeau de la nation galloise), tous portent une jonquille en l&#8217;honneur de Saint David, des étendards et fanions médiévaux de différents fiefs gallois sont cousus entre eux et portés en procession, on se déguise et on danse, … A Wrexham par exemple, des groupes de musique locaux jouent ici et là dans les rues, on chante le <em>Hen Wlad fy Nhadau</em> (« Vieux pays de mes ancêtres », hymne national), des jeux sont organisés pour les enfants, etc. Dans les parades, le jean côtoie le kilt et la guitare rencontre la <em>welsh bagpipe </em>ou la harpe dans <strong>une ambiance intemporelle de carnaval national</strong>. <strong>Passé, présent et futur se tutoient</strong>. Dans les écoles, les jeunes filles revêtent l&#8217;habit traditionnel. En 2010 à Cardiff, le Really Welsh Food (« Festival de la Vraie Nourriture Galloise ») a été spécialement organisé le 26 mars pour précéder la St David. Rodney Skelland, <em>Lead Member for Regeneration and Corporate Governance</em>, déclare : « la St David est un jour pour célébrer notre culture galloise et notre héritage » (<a href="http://www.wrexham.com/news/plans-wrexhams-st-davids-day-parade-revealed-4902.html">wrexham.com</a>, 3 février 2012).</p>
<p><img src="http://data.imagup.com/10/1156933404.jpg" alt="" /></p>
<p align="JUSTIFY"><strong>S&#8217;il y a bien une exception française, c&#8217;est la manière dont les partisans les plus enragés de la République ont fait table rase du passé de la France comme ils tranchèrent la tête de leur roi</strong>. Pour Tocqueville, « rien n&#8217;a plus surpris et même épouvanté l&#8217;Europe, qui n&#8217;était pas préparé à un pareil spectacle » (<em>L&#8217;Ancien régime et la Révolution</em>, 1856). Le penseur Edmund Burke, épouvanté par ce qu&#8217;il avait vu en France, rapporta à ses compatriotes : « c&#8217;est la première fois qu&#8217;on voyait des hommes mettre en morceaux leur patrie d&#8217;une manière aussi barbare » (<em>Réflexions sur la Révolution française</em>, 1790). S&#8217;il avait eu le courage de rester plus longtemps, il aurait vu les Barrère et autres Vadier (surnommé « Le Grand Inquisiteur ») descendre les escaliers de l&#8217;hémicycle parlementaire avec des bottes faites en peau de vendéen (Reynald Sécher, <em>Vendée : du génocide au mémoricide</em>, 2011).</p>
<p><img src="http://data.imagup.com/12/1156933441.jpg" alt="" /></p>
<p align="JUSTIFY">Si la plupart des Etats modernes se sont construits sur une certaine mythologie nationale, aucun d&#8217;entre eux ne la fait avec autant de persécutions contre son propre peuple et ses identités locales, c&#8217;est-à-dire à l&#8217;égard de ses racines. Cela explique pourquoi, devenus amnésiques, gentiment alignés comme des bœufs derrière les barrières des Champs Elysées ou devant notre écran de télévision, nous nous contentons de ce défilé militaire chiant comme la mort qui n&#8217;évoque absolument rien dans notre mémoire populaire. A en lire les paroles de leur hymne, <strong>Les Gallois, eux, n&#8217;ont pas besoin de tanks et de tenues camouflage – virilité d&#8217;opérette pour nation vassale – pour se rappeler que leurs ancêtres étaient de « braves guerriers</strong>, si nobles et si vaillants, qui versèrent leur sang pour la liberté », mais aussi « des poètes et des chanteurs, des hommes illustres et d&#8217;honneur ». Et quand ils marchent dans la rue en portant les couleurs et les vêtements de leurs aïeux, ils revivent les grandes heures de leur histoire, ils rallument le feu de la plus longue mémoire. Que ressentons-nous quand nous assistons au passage de la Patrouille de France ou à un feu d&#8217;artifice ? Une vague sensation de divertissement, guère plus que ce que doit ressentir une vache devant un TGV plus coloré qu&#8217;un autre. Avez-vous si peu d&#8217;estime pour votre pays et vos compatriotes que vous ne trouviez rien à redire dans ce spectacle digne d&#8217;un peuple d&#8217;esclaves et de son despote oriental ?</p>
<p><img src="http://data.imagup.com/10/1156933487.jpg" alt="" /></p>
<p align="JUSTIFY">Les bonnes consciences démocratiques se moquent des dictatures d&#8217;hier ou d&#8217;aujourd&#8217;hui dans lesquelles des tyrans mégalos font passer en revue, devant des troupeaux de sujets dociles, les dernières merveilles de leur armement… Sommes-nous si différents ?</p>
<p align="JUSTIFY">Si une fête nationale est censée être la célébration d&#8217;un pays et de ses habitants, alors ce devrait être tous les jours la fête. Car la fierté d&#8217;être français ou gallois, ça ne dure pas que quelques heures dans l&#8217;année. Mais s&#8217;il fallait choisir une date, Mardi gras ferait très bien l&#8217;affaire. Car comme le disait le poète occitan Miquèu Decor, Quand on verra le bombardier répandre des pluies de confettis / Quand on verra le canon faire risette à l&#8217;objectif / Quand on verra le tank promener les filles aux fêtes / La balle faire son zig-zag, comme le serpentin / <em>Farai de Carnaval la fèsta nacionala !</em></p>
<p align="JUSTIFY">* « Je ferai du Carnaval la fête nationale ! »</p>
<p align="JUSTIFY">Plus :</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://www.wales.com/en/content/cms/english/st_davids_day/st_davids_day.aspx">Wales.com – St David&#8217;s day</a></p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://www.welshfoodfestival.co.uk/">www.welshfoodfestival.co.uk</a></p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://www.activityvillage.co.uk/st_davids_day.htm">St David&#8217;s day for kids</a></p>
<p align="JUSTIFY"><em><a href="http://www.autre-jeunesse.com/supprimons-le-14-juillet-la-republique-nest-pas-ma-patrie/">Supprimons le 14 juillet (la République n&#8217;est pas ma patrie)</a></em> (<a href="http://www.autre-jeunesse.com/">Autre-jeunesse.com</a>, 13/7/2012)</p>
<p align="JUSTIFY"><em><a href="http://fr.myeurop.info/2011/07/16/14-juillet-le-seul-defile-militaire-qui-echappe-a-la-rigueur-286">14 juillet : le seul défilé militaire qui échappe à la rigueur</a> </em>(<a href="http://fr.myeurop.info/">Myeurop.fr</a>, 12/7/2012)</p>
<p align="JUSTIFY"><em><a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/07/15/01016-20110715ARTFIG00424-retour-sur-les-origines-du-defile-du-14-juillet.php">Retour sur les origines du défilé du 14 juillet</a> </em>(<em><a href="http://www.lefigaro.fr/">Le Figaro</a></em>, 15/7/2011)</p>
<p><img src="http://nsa30.casimages.com/img/2012/07/14//120714024104102549.jpg" alt="" /></p>
<p><img src="http://nsa29.casimages.com/img/2012/07/14//120714023925339230.jpg" alt="" /></p>
<p><img src="http://data.imagup.com/10/1156933825.jpg" alt="" /></p>
<p><img src="http://data.imagup.com/10/1156933682.jpg" alt="" /></p>
<p align="center"><img src="http://data.imagup.com/10/1156933605.jpg" alt="" /></p>
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		<title>La rébellion de la jeunesse française</title>
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		<pubDate>Sun, 06 May 2012 12:25:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonnal Nicolas &#8211; lundi 23 avril 2012 La jeunesse au pouvoir, les soixante-huitards à l’abattoir ! Depuis toujours le FN était associé aux petits vieux effrayés par la modernité triomphante et cosmopolite, aux petits commerçants qui ne savaient pas s’adapter et remplir leur feuille d’impôts, enfin aux crânes creux qui avaient raté leur baccalauréat !!! ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://les4verites.com/La-guerre-sous-Marine-Le-Pen-et-la-rebellion-de-la-jeunesse-francaise-4493.html " target="_blank">Bonnal Nicolas</a> &#8211; lundi 23 avril 2012</p>
<p style="text-align: justify;">La jeunesse au pouvoir, les soixante-huitards à l’abattoir ! Depuis toujours le FN était associé aux petits vieux effrayés par la modernité triomphante et cosmopolite, aux petits commerçants qui ne savaient pas s’adapter et remplir leur feuille d’impôts, enfin aux crânes creux qui avaient raté leur baccalauréat !!! Et la jeunesse française avait défilé en masse contre JMLP en 2002, fanatisée et encadrée par les médias et par le corps enseignant. Mais aujourd’hui, elle vote en premier lieu pour Marine Le Pen. C’est la première vraie révolution de cette élection. Il y a là tout un contexte à expliciter.</p>
<p style="text-align: justify;">La première chose, c’est que la jeunesse française d’aujourd’hui n’est plus comme celles que j’ai connues : elle ne fait pas partie de la génération qui jetait sa culotte sur l’estrade des Beatles ou qui se droguait en montant sur les barricades bidon de mai 68 destinées à liquider de Gaulle et l’exception française ; elle ne fait pas partie de la jeunesse junkie, socialo ou antiraciste des années 80 – la mienne ; elle ne fait pas enfin partie de la jeunesse des rave-parties et de la culture du cannabis et du RMI, qui attendait pépère la retraite à l’époque de Chirac et Jospin. La nature a finalement réparé, comme dans la pampa argentine, les erreurs humaines. Le gladiateur seul dans l’arène doit relever la tête.</p>
<p style="text-align: justify;">La jeunesse française d’aujourd’hui a mieux étudié que celles qui l’ont précédée. On a beau liquider son histoire et sa culture générale, elle est plus sérieuse, mieux instruite, polyglotte, propre sur elle ; elle est même polie. Presque tous les jeunes d’aujourd’hui sont des boyscouts. Voyez autour de vous. Par un paradoxe dont l’histoire a le secret, cette jeunesse qui aurait dû être engloutie par un système social qui hait la famille, la patrie, le travail, cette jeunesse a un comportement digne d’elle. C’est Péguy qui l’inspire, pas Cohn-Bendit. C’est la Providence, pas l’Etat-providence.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus important encore, la jeunesse d’aujourd’hui est mal traitée. On l’appelle la jeunesse des nimileuristes… Avec cinq ans d’études, elle a droit à un SMIG ou à une invitation au voyage (va bosser au Qatar !). Elle touche 400 euros pour un stage, puis 600 pour un job ; on lui demande des CV de quatre kilomètres ; on lui demande de parler mongol, bantou ou volapuk ; d’avoir été infirmier-formateur en Afghanistan ou nageur de combat au Timor oriental. Mais surtout on ne veut plus la payer. La jeunesse italienne gagne 20% de moins qu’il y a dix ans pour un premier emploi, la jeunesse espagnole est au chômage quand elle ne joue pas au foot ; elle doit s’expatrier. La jeunesse française ne peut plus se loger et ne pourra plus le faire dans l’avenir. On est dans un monde de vieux.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-2932"></span></p>
<p style="text-align: justify;"> On est dans un monde de vieux, mais ce ne sont pas nos grands-parents ; ce sont de drôles de vieux soixante-huitards, jouisseurs, friqués, égoïstes, rampants. Ils ont pris le pouvoir avec Chaban puis avec Mitterrand, ils ne le lâcheront pas comme cela. Ils ne croient ni à la patrie, ni à la famille, ni au travail, ils ne croient qu’au fric et à la sexualité, aux ploucs et à la flexibilité. Cette vieillesse d’un genre nouveau, digne de l’empire romain et de son Trimalcion, voit dans les jeunes BCBG que nous voyons fleurir en France les Gitons et les nouveaux chrétiens qu’il faut jeter à la fosse aux lions et payer moins qu’un chinois (ça travaille plus, un chinois). Elle pense avoir la martingale pour occuper la jeunesse avec les jeux vidéo et les joujoux Apple, censés faire oublier à notre jeunesse technophile qu’elle est vivante. Mais voilà que cette jeunesse vote Front national ! Elle est belle, elle est gentille, elle est fair-play, elle est instruite et travailleuse, et en plus elle vote front national ! Elle est rebelle la jeunesse, elle n’est même pas politiquement correcte. Pour en sortir, système, il faudra que tu sucres les allocations aux familles françaises. Et tu le feras, je sais que tu le feras, même si le mot amour a des ressources que tu ne connais pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Le jeunisme a été depuis soixante ans un des traits marquants de notre civilisation festive, consumériste et nihiliste. Il servait à liquider la tradition (tous des ringards et des vieux cons) et à célébrer toute nouveauté clinquante que l’on mettait sur le marché. Or le jeunisme n’a mené à rien qu’au déclin effarant de l’occident et à la ruine de la jeunesse, une jeunesse maltraitée comme jamais. Et pendant longtemps la jeunesse a été stupide, paresseuse, démagogue, à l’image de ce qu’on voulait d’elle dans les programmes d’ingénierie sociale. Mais comme je l’ai dit plus haut, c’est en Argentine que je l’ai compris, la nature et l’amour réparent la nuit ce que l’homme et son programme ont détruit le jour. Il est temps que la jeunesse leur fasse peur aux soixante-huitards des ministères et des fonds de pension, et il est temps qu’elle reprenne son destin en main.</p>
<p style="text-align: justify;">Là, on veut l’écraser un peu plus avec la dette, mais elle va relever la tête. Après le règne de la contre-culture, la jeunesse lancera le règne de la guerre sous Marine.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Votez démondialisation</title>
		<link>http://www.autre-jeunesse.com/votez-demondialisation/</link>
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		<pubDate>Mon, 03 Oct 2011 08:20:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Montebourg]]></category>
		<category><![CDATA[Démondialisation]]></category>
		<category><![CDATA[démondialisation intégrale]]></category>
		<category><![CDATA[mondialisation]]></category>
		<category><![CDATA[primaires socialistes]]></category>

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		<description><![CDATA[Manifeste Les victoires sémantiques précèdent les succès politiques ! De Seattle à Porto Alegre, les mondialistes canal-historique et leur alter égos altermondialistes ont monopolisé la parole politique. Loin de ces modes éphémères, les identitaires s’affirmaient, eux, anti-mondialistes depuis leur création en 2002. Aujourd’hui ces derniers constatent en écoutant Arnaud Montebourg que leur ténacité a porté ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://img171.imageshack.us/img171/6931/dmondialisation.jpg" alt="" width="501" height="60" /><br />
<strong>Manifeste</strong></p>
<p><strong>Les victoires sémantiques précèdent les succès politiques !</strong></p>
<p>De Seattle à Porto Alegre, les mondialistes canal-historique et leur alter égos altermondialistes ont monopolisé la parole politique. Loin de ces modes éphémères, les identitaires s’affirmaient, eux, anti-mondialistes depuis leur création en 2002. Aujourd’hui ces derniers constatent en écoutant Arnaud Montebourg que leur ténacité a porté ses fruits ! Comme Arnaud Montebourg l’a écrit, il n’y a pas de mondialisation heureuse. le mondialisme n’est ni souhaitable, ni réformable. Ne nous trompons pas, le basculement de l’altermondialisme à la démondialisation est bien plus qu’une victoire sémantique. C’est le premier pas vers un changement profond de ce système devenu cannibale pour ses propres populations. Ce retournement impensable il y a peu montre que la lutte ne sera jamais vaine.</p>
<p><strong>Une Europe forte pour protéger les plus faibles !</strong></p>
<p>Arnaud Montebourg propose de fixer des bannières douanières à l’échelle de l’Europe. Il rejoint ainsi les identitaires qui n’ont cessé de considérer l’Europe comme une nécessité face à des puissances continentales comme les États-Unis d’Amérique ou désormais la Chine. Mais cette Europe ne saurait être réduite à une Union Européenne douanière et technocratique. L’Europe mérite mieux que cela, et d’abord d’être défendue comme le fruit d’une civilisation plurimillénaire.</p>
<p><strong>Vivre et travailler au pays !</strong></p>
<p>Arnaud Montebourg constate localement dans sa circonscription les ravages de la mondialisation. Dans le meilleur des cas, les multinationales pratiquent un chantage permanent à la délocalisation, faisant pression sur leurs salariés pour qu’ils acceptent des conditions de travail toujours plus précaires. Dans le pire des cas, les délocalisations à l’autre bout de la planète entrainent la mort de régions entières, quand ce n’est pas la mort de salariés licenciés et désespérés ! Arnaud Montebourg fixe comme objectif prioritaire la relocalisation de nos industries. Ces industries qui ancrent l’économie dans le réel loin des bourses dérégulées et de leurs montages financiers virtuels ! Louable engagement auquel doit s’ajouter impérativement pour être efficace l’interdiction à ces mêmes multinationales de « délocaliser à domicile » en faisant venir ici une main d’œuvre étrangère et corvéable à merci. Le concept de démondialisation inventé par le Philippin Walden Bello ne précise-t-il d’ailleurs pas de « fixer les populations dans leurs aires d’origine » !</p>
<p><strong>Penser global, agir local !</strong></p>
<p>Arnaud Montebourg évoque avec justesse les convergences de vue de la démondialisation avec les préoccupations des écologistes. Surtaxer des produits venant de l’autre bout du monde et produits dans des conditions douteuses, c’est favoriser une production locale, sans transport polluant inutile, et respectueuse de nos eco-systèmes ! Ne nous arrêtons pas en si bon chemin ! Face au mondialisme destructeur de nos économies, de nos écosystèmes et de nos peuples, l’alternative doit être totale. C’est l’essence même de nos vies qui est en jeu. Notre combat s’inscrit dans une lutte globale pour la défense et la promotion de nos identités. Ces mêmes identités qui sont les remparts les plus efficaces à la tabula rasa de la mondialisation.
<p><strong>Face aux clivages partisans, l’unité des dissidents : Arnaud avec nous !</strong></p>
<p>Arnaud, tu constates comme nous qu’une majorité de la population française est aujourd’hui favorable à ces solutions. Les jeunes et les plus déclassés en particulier. La démondialisation bénéficie d’un large consensus loin des querelles de chapelles qui stérilisent le débat public. Tous : élus, militants politiques, associatifs, syndicalistes, simples travailleurs, nous pouvons nous entendre sur une base commune. Parce que le fatalisme n’est pas une option : Arnaud, face à ceux qui défaillent, tu n’es plus seul ! Rassemblons nous dès maintenant avec pour objectif d’organiser des assises de la démondialisation larges et ouvertes. Pour faire de ce thème crucial, un enjeu central, fut-il même électoral !</p>
<p><strong>Collectif pour une démondialisation intégrale</strong></p>
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		<title>Notre génération n&#8217;est pas effrayée, mais elle se sait condamnée à l&#8217;excellence</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Sep 2011 09:55:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#8220;Votre livre, me demande-t-on parfois, n&#8217;est-il pas démobilisateur ? Car si la France est morte, il n&#8217;y a plus qu&#8217;à baisser les bras et à rentrer dans sa coquille.&#8221; Une telle question, je l&#8217;avoue, m&#8217;étonne. Je ne vois pas pourquoi la mort de la France nous condamnerait à l&#8217;inaction. J&#8217;y verrais plutôt de pressantes raisons ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-2509" title="les_deux_patries" src="http://www.autre-jeunesse.com/wp-content/uploads/2011/09/les_deux_patries-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" />&#8220;Votre livre, me demande-t-on parfois, n&#8217;est-il pas démobilisateur ? Car si la France est morte, il n&#8217;y a plus qu&#8217;à baisser les bras et à rentrer dans sa coquille.&#8221; Une telle question, je l&#8217;avoue, m&#8217;étonne. Je ne vois pas pourquoi la mort de la France nous condamnerait à l&#8217;inaction. J&#8217;y verrais plutôt de pressantes raisons d&#8217;agir. <strong>Nous avons à conserver l&#8217;héritage et à le faire fructifier. Nous devons perpétuer la langue française, transmettre les usages de notre civilité, entretenir la flamme de notre civilisation</strong>. Cela n&#8217;est-il rien ? Si la France est mourante ou morte, <strong>doit-on pour autant cesser de fonder des familles et d&#8217;élever les enfants</strong> ? Cela n&#8217;est-il rien ? La cité a disparu, mais il y a toujours des hommes vivants, et ceux-ci ont à survivre ;<strong> ils ont à se défendre tous les jours contre les agressions de l&#8217;Etat ennemi, ils ont à se protéger à tout moment contre l&#8217;avilissement des moeurs et la désagrégation générale de la société</strong>. Cela n&#8217;est-il rien ? Enfin il ne suffit pas de survivre, il faut vivre, et vivre d&#8217;autant plus intensément que la &#8220;culture de mort&#8221;, comme on dit, est omniprésente. Or qu&#8217;est-ce que vivre ?<strong> C&#8217;est nous conduire en êtres humains doués de raison et créés à l&#8217;image de Dieu; c&#8217;est prier, étudier, servir nos proches, secourir les malheureurx, cultiver l&#8217;amitié, célébrer les événements heureux, et bannir la tristesse et la désespérance</strong>. Tout cela doit-il être compté pour rien ?</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ajouterai ceci. <strong>Les obligations nouvelles qui s&#8217;imposent à nous, les meilleurs de la génération qui nous suit, les ont, me semble-t-il, instinctivement comprises</strong>. Ils s&#8217;organisent pour survivre et pour vivre.<strong> Ils forment des réseaux d&#8217;amitiés. Ils se cuirassent contre les coups</strong>. Ils ont encore sous les yeux, et peuvent mêmes y goûter, les restes de la France, de la grandeur de ses monuments, de la beauté de ses paysages et de la douceur de sa vie. Mais l&#8217;être moral, auteur de ces biens, a disparu semble-t-il. Un jour, il est raisonnable de le craindre, les vestiges eux-mêmes seront effacés. La cité a été détruite. Il s&#8217;en formera un nouvelle, mais pas avant longtemps. On ne peut, nous avait-on dit, exister sans le politique. Mais n&#8217;existons-nous pas ? En tout cas cette génération se prépare à se passer de lui. <strong>Elle n&#8217;est pas effrayée, mais elle se sait condamnée à l&#8217;excellence. Là est la voie étroite où elle trouvera sa patrie².</strong></p>
<p><small>2. &#8220;<em>Patrie, c&#8217;est la connaissance du grand vieux trésor et l&#8217;élargissement à sa mesure ; c&#8217;est la grande amitié et le dévouement, c&#8217;est le don de soi-même</em>&#8221; (Henri Pourra, Le Chef français, septième édition, Marseille, Robert Laffont, 1942, p.94)</small></p></blockquote>
<p style="text-align: right;">Jean de Viguerie &#8211; Les deux patries, Avant-propos de la deuxième édition</p>
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		<title>Les héros ne sont pas fatigués</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 18:12:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Enée portant son père Anchise, qui tient les Pénates dans ses mains (divinités protectrices du foyer chez les Romains). Dans l&#8217;Enéide, Virgile fait d&#8217;Enée un symbole de piété et de respect de l&#8217;héritage des Anciens. La guerre de 1914-1918 : vingt-et-un million de morts. La Seconde Guerre mondiale : au moins quarante millions. Les hécatombes ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img src="http://www.insecula.com/PhotosNew/00/00/05/75/ME0000057554_3.JPG"></p>
<p align="justify"><em>Enée portant son père Anchise, qui tient les Pénates dans ses mains (divinités protectrices du foyer chez les Romains). Dans l&#8217;</em>Enéide<em>, Virgile fait d&#8217;Enée un symbole de piété et de respect de l&#8217;héritage des Anciens.</em></p>
<p>La guerre de 1914-1918 : vingt-et-un million de morts. La Seconde Guerre mondiale : au moins quarante millions. Les hécatombes peuvent inspirer des sentiments divers. Tout dépend des valeurs auxquelles on se réfère. Tous les hommes tombés à la guerre n’étaient certes pas des héros. Tous n&#8217;étaient pas partis au front pour « se faire une âme », comme dit Montherlant. Mais leur sacrifice collectif n’en est pas moins une leçon d’héroïsme. Les faits, après tout, prennent leur sens selon la perspective dans laquelle on les place. Et dans notre histoire, l&#8217;héroïsme, forme d&#8217;exemplarité poussée jusqu’à ses dernières limites, a pendant des siècles été constamment admiré. Qu&#8217;au pays de Voltaire, il y ait aussi des esprits hypercritiques pour en sourire, tant pis ! <strong>L&#8217;ironie est la forme française de l&#8217;impuissance</strong>.</p>
<p><strong>Ce qui distingue le héros du marchand</strong>, disait Werner Sombart,<strong> c&#8217;est que le premier cherche toujours ce qu&#8217;il peut donner à la vie tandis que le second recherche ce qu&#8217;il peut en retirer</strong>. Le héros, cependant, retire lui aussi quelque chose de ses actes. Il en retire une certaine conformité à l&#8217;idée qu&#8217;il se fait de lui-même, en même temps qu&#8217;un agrandissement de soi. <strong>Chez le héros, le Moi de la conscience n&#8217;étouffe jamais complètement le Moi vital</strong>. Tout héros pense comme Goethe : au début était l&#8217;action. Les récits héroïques sont essentiellement dynamiques : jaillissements permanents d&#8217;expressions et d&#8217;images. Dans un monde toujours inapte à totalement satisfaire, l&#8217;acte d&#8217;héroïsme apparaît comme une révolte. <strong>Le héros, par ses actes, cherche à</strong> se donner une forme, à se donner une âme, <strong>à passer du statut d&#8217;individu à celui de personne</strong>. Soumis à la fatalité, il la défie pourtant. Et par cette contradiction, il se transfigure, se dépasse et s&#8217;atteint en même temps.</p>
<p>L&#8217;héroïsme n&#8217;est pas seulement un don de soi. La liberté pour mourir est aussi une liberté pour vivre – sous-tendue par les mêmes raisons. Ainsi que l&#8217;a remarqué Philippe Sellier (<em>Le mythe du héros</em>, Bordas, 1970), l&#8217;acte d&#8217;héroïsme traduit fondamentalement un « désir d&#8217;être dieu ». <strong>Il n&#8217;y a pas de transformation du monde qui ne repose d&#8217;abord sur un dépassement de soi</strong>. Le héros constitue un trait d&#8217;union incessant entre des dieux et des hommes qui se sont mutuellement conçus à leur image. Le héros n&#8217;est pas un homme-dieu, mais un demi-dieu, un homme divin : « le divin Achille », répète Homère. Tout homme qui se dépasse participe lui aussi de la divinité, devient porteur d&#8217;une étincelle divine. L&#8217;abondance des héros dans l&#8217;antiquité gréco-romaine et celto-germanique va de pair avec la multiplicité des dieux.</p>
<p><img class="alignleft" src="http://static.lexpress.fr/assets/91/poster_46980.jpg" alt="" width="200" height="270" />Achille, Hector, Enée, Léonidas, Goliath, Siegfried, Heraklès, Roland, Rodrigue, Arthur ou Lancelot : dans une certaine mesure, la vraie religion de l&#8217;Europe, c&#8217;est ce « culte des héros » évoqué par Carlyle au siècle dernier, dans un ouvrage (<em>Les héros. Le culte des héros et l&#8217;héroïque dans l&#8217;histoire</em>, 1840) qui s’employait à tracer une trajectoire depuis Odin jusqu&#8217;à Napoléon. L&#8217;histoire universelle, disait Carlyle, repose sur des « biographies de héros ». C&#8217;est que l&#8217;exemplarité de ses « travaux » fait du héros une figure populaire, une figure qui parle immédiatement à un peuple dont elle incarne les aspirations inconscientes et les sentiments collectifs. L&#8217;épopée antique, dont Georges Dumézil, élu tout récemment à l&#8217;Académie française, a montré toute l&#8217;importance dans le développement des cultures indo-européennes (<em>Mythe et épopée</em>, 3 vol., Gallimard, 1968-77), n&#8217;est rien d&#8217;autre que l&#8217;expression d&#8217;une structure mentale axée sur des valeurs héroïques.</p>
<p>On connaît la fraternité des anciens combattants.<strong> Seule l&#8217;adhésion aux valeurs héroïques permet d&#8217;éviter le moralisme totalitaire, car seule elle permet d&#8217;estimer l&#8217;adversaire par-delà ce qui peut séparer de lui</strong>. Il fut un temps où l&#8217;on ne se battait bien que contre ceux qu&#8217;on estimait : telle fut l&#8217;origine du duel. D&#8217;où la notion de « fraternel adversaire » : séparés par des idées ou des frontières, des hommes se reconnaissent lorsqu&#8217;ils adoptent le même style, se rallient aux mêmes valeurs. Un ennemi reste un frère quand il vit au même niveau que nous. Quand Achille tue Lycaon, il lui dit : Alla, philos !, « Meurs, ami ! » Ce sont les idéologies modernes, prenant le relais des anciennes religions dogmatiques, qui ont exigé qu&#8217;on haïsse l&#8217;adversaire. Comment aurait-on pu, sans cela, être pacifiste et se battre ? <strong>Pour combattre des hommes quand on se déclare « humaniste », il faut leur dénier leur humanité, les réduire au statut de « non-hommes » : dès lors, contre eux, tout est permis</strong>.</p>
<p>L&#8217;Europe a fait sien pendant des siècles le mot de Sénèque : « Vivre est le fait d&#8217;un guerrier ». Mais l&#8217;héroïsme déclenchait déjà les sarcasmes de Pascal et d&#8217;Augustin. Aujourd&#8217;hui, à nouveau, on semble ne plus croire aux « grands hommes » – quitte à se dire disciples de Marx, de Freud ou de Mao. Ce n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas un mince paradoxe que le socialisme ait si souvent rencontré l&#8217;idéal héroïque, alors que l&#8217;esprit petit-bourgeois l&#8217;a toujours dédaigné : <strong>le désir de sécurité à tout prix a gommé l&#8217;esprit héroïque plus sûrement que les révolutions, qui l’ont au contraire entretenu</strong>.</p>
<p>Ce n&#8217;est probablement qu&#8217;une apparence. <strong>L&#8217;héroïsme répond à un besoin éternel de l&#8217;âme européenne</strong> (et de ce point de vue, l&#8217;hostilité moderne au héros dissimule d&#8217;évidence une hostilité plus générale à un système de valeurs spécifiquement européen). Bachelard rappelait que « l&#8217;imagination est toujours jeune ». Drieu La Rochelle et Romain Rolland, Saint-Exupéry et Malraux ont continué en ce siècle d&#8217;exalter la grandeur.<strong> Non, les héros ne sont pas fatigués, c&#8217;est le monde qui s&#8217;est provisoirement lassé d&#8217;eux</strong>. Les demi-dieux se sont réfugiés dans l’inconscient des peuples, dans l&#8217;imagination populaire. Ils attendent leur heure, sûrs de leur retour, comme les chevaliers d&#8217;Arthur dans les brumes d&#8217;Avalon – l&#8217;« île des pommes » de la légende celtique – ou ceux de Barberousse dans les forêts sauvages du Kyffhäuser.</p>
<p><strong>Alain de Benoist</strong> (Le Figaro Magazine, 10 novembre 1978)</p>
<p>Philippe Sellier, <a href="http://www.priceminister.com/offer/buy/229161/Sellier-Le-Mythe-Du-Heros-Livre.html"><em>Le mythe du héros</em></a><br />
Thomas Carlyle, <em><a href="http://www.amazon.fr/H%C3%A9ros-Thomas-Carlyle/dp/2706813210/ref=sr_1_1?ie=UTF8&#038;qid=1316023600&#038;sr=8-1">Les héros</a></em><br />
Theodor Haecker, <em><a href="http://www.amazon.fr/VIRGILE-PERE-OCCIDENT-HAECKER-THEODOR/dp/2940402043">Virgile, père de l&#8217;Occident</a></em></p>
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		<title>Le livre de Philippe Vardon disponible dans la boutique de l&#8217;Autre Jeunesse !</title>
		<link>http://www.autre-jeunesse.com/le-livre-de-philippe-vardon-disponible-dans-la-boutique-de-lautre-jeunesse/</link>
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		<pubDate>Sun, 04 Sep 2011 15:15:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ÉLÉMENTS POUR UNE CONTRE-CULTURE IDENTITAIRE par Philippe Vardon-Raybaud Prix : 20 euros pièce &#160; &#038;nbsp]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>ÉLÉMENTS POUR UNE CONTRE-CULTURE IDENTITAIRE<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><em>par Philippe Vardon-Raybaud</em></p>
<p style="text-align: center;">Prix : 20 euros pièce</p>
<p><center><br />
<img class="size-full wp-image-2438 aligncenter" title="couverture-éléments-pour-une-contre-culture-identitaire-214x300" src="http://www.autre-jeunesse.com/wp-content/uploads/2009/10/couverture-%C3%A9l%C3%A9ments-pour-une-contre-culture-identitaire-214x300.jpg" alt="" width="214" height="300" /></center>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<form action="https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr" method="post" target="paypal"><input type="hidden" name="cmd" value="_s-xclick" /> <input type="hidden" name="hosted_button_id" value="65U5TS7TEX2QY" /> <input type="image" name="submit" src="https://www.paypalobjects.com/fr_FR/CH/i/btn/btn_cart_LG.gif" alt="PayPal - la solution de paiement en ligne la plus simple et la plus sécurisée !" /></form>
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		<title>« Les États-Unis de 2011 rappellent de plus en plus l’Union Soviétique de 1991 »</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Aug 2011 16:34:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le grand perdant est le peuple américain. Trompé, manipulé massivement par un discours de propagande peu évolué, il a démontré à l’ensemble du monde civilisé son immaturité politique fondamentale. Depuis 20 ans, en dehors d’une petite partie de la gauche américaine et de la faction minoritaire des conservateurs républicains que l’on retrouve aujourd’hui autour de ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><img class="alignleft" src="http://profile.ak.fbcdn.net/hprofile-ak-snc4/195705_121068004627415_3920166_n.jpg" alt="" width="180" height="180" />Le grand perdant est le peuple américain. Trompé, manipulé massivement par un discours de propagande peu évolué, il a démontré à l’ensemble du monde civilisé son immaturité politique fondamentale. Depuis 20 ans, en dehors d’une petite partie de la gauche américaine et de la faction minoritaire des conservateurs républicains que l’on retrouve aujourd’hui autour de Ron Paul, le peuple américain a été incapable du moindre éclair de lucidité, que ce soit sur la Yougoslavie, l’Afghanistan, l’Irak et aujourd’hui l’Iran. Cette faute se paiera au prix fort et se traduira par ces centaines de milliers de vétérans dont il faudra s’occuper et ensuite réintégrer dans une économie exsangue. Incompétence et aveuglement des élites, guerres inutiles et perdues d’avance, pollution industrielle massive (liée a l’exploitation du gaz de schiste), hypertrophie du complexe militaro-industriel, crise économique, appauvrissement et endettement hors de contrôle, perte de légitimité morale, mensonge de masse, <strong>les États-Unis de 2011 rappellent de plus en plus l’Union Soviétique de 1991</strong>.</p></blockquote>
<p><a href="http://www.realpolitik.tv/2011/06/etats-unis-la-chute-finale/">Lire la suite sur Realpolitik.tv</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Supprimons le 14 juillet (La République n&#8217;est pas ma patrie)</title>
		<link>http://www.autre-jeunesse.com/supprimons-le-14-juillet-la-republique-nest-pas-ma-patrie/</link>
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		<pubDate>Wed, 13 Jul 2011 17:03:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Texte paru l&#8217;an dernier à la même date sur Novopress et Recounquista &#8211; Les jeunes Identitaires de Provence. « Alors tu fais quoi pour le 14 juillet ? Mais Fred ‘faut pas rester chez toi, viens en boite avec nous, on va s’mettre une de ces mines j’te racont’pas ! ». Grossomodo, c’est ça le ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Texte paru l&#8217;an dernier à la même date sur <a href="http://fr.novopress.info/63299/tribune-libre-supprimons-le-14-juillet-par-julien-langella/">Novopress</a></em> <em>et <a href="http://recounquista.com/2010/07/15/supprimons-le-14-juillet/">Recounquista &#8211; Les jeunes Identitaires de Provence</a>.</em></p>
<p align="center"><img src="http://imagik.fr/uploads/444667" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">« Alors tu fais quoi pour le 14 juillet ? Mais Fred ‘faut pas rester chez toi, viens en boite avec nous, on va s’mettre une de ces mines j’te racont’pas ! ». Grossomodo, c’est ça le 14 juillet aujourd’hui. Une bonne occasion offerte aux filles de montrer leur poitrine au DJ pour gagner une bouteille de champagne, et, pour les garçons, de donner son salaire au barman pour espérer obtenir un numéro de téléphone en fin de soirée sur un parking minable, entre la portière de sa voiture et le vomi du passager. Bref, un samedi en semaine. Quoi d’autre sinon ?</p>
<p style="text-align: justify;">D’ailleurs, devons-nous vraiment nous en plaindre ? Et si le 14 juillet était, non seulement une date inappropriée, la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_de_la_F%C3%A9d%C3%A9ration">Fête de la Fédération</a> n&#8217;étant qu&#8217;un temps mort négligeable dans les massacres qui ont accompagné la Révolution dès ses débuts prometteurs, mais par ailleurs une très mauvaise manière de célébrer la nation française ?</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-2246"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Et ce pour une raison simple : <strong>le patriotisme français</strong>,<strong> </strong>« <strong>officiel </strong>»,<strong> n’en est pas véritablement un</strong>. C’est un curieux mélange de chauvinisme militaire, de souvenirs de tranchées (j’ai le plus grand respect pour ceux qui y ont combattu, espéré et souffert, mais j’ai du mal à concevoir que « la France » se résume à des trous d’obus remplis du sang de nos frères européens) et de célébration des valeurs idéologiques qui fondent le régime politique républicain à la française, cet ensemble de vœux pieux partagés par tout l’Occident (« Liberté, Egalité, Fraternité »). Ça en fait des « Français » potentiels… Et cette année, le 14 juillet a achevé de se décrédibiliser en comptant dans son traditionnel défilé militaire les représentations de treize Etats africains « indépendants » [NDLR : article publié en 2010]. Les imbéciles heureux de l’anticolonialisme y voient une reconstitution nostalgique de l’Empire colonial (« les-heures-les-plus-sombres-de… »), mélange de paternalisme et de racisme franchouillard. A l’inverse, c’est un appel du pied en direction des lobbies anti-racistes que fait Sarkozy, tentant de se faire pardonner son « <em>l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire</em> » du fameux <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_Dakar" target="_blank">discours de Dakar</a> (2007).</p>
<p style="text-align: justify;">Mais au-delà de ce coup de communication, voyons-y une manifestation parmi d’autres, ici bénigne puisque limitée au domaine symbolique des commémorations militaires, de <a href="http://fr.novopress.info/27654/le-metissage-arme-de-propagande-du-capitalisme/" target="_blank">l’idéologie du métissage déjà martelée avec violence à Palaiseau</a> (2008) ; métissage qui, selon les souhaits du Président, devra être « <em>imposé</em> (…) <em>par des méthodes contraignantes </em>» s’il ne venait pas à s’opérer spontanément.</p>
<p align="center"><img src="http://imagik.fr/uploads/444695" alt="" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>La République défile pour la diversité&#8230; Mais rejette celle de nos régions !</em> (<a href="http://sites.univ-provence.fr/tresoc/dessine/integral/dess0001.pdf">Gezou</a>)</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, et c’est fondamental, cette initiative illustre combien <strong>le</strong> « <strong>mythe national</strong> » demeure ancré dans les mentalités des élites dirigeantes et des faiseurs d&#8217;opinion. Ce mythe, <strong>formé au 19ème siècle dans une atmosphère de nationalisme expansionniste</strong> («<em> renverser les tyrans</em> ») <strong>et de chauvinisme aigri</strong> (notamment après l&#8217;amputation de l&#8217;Alsace-Lorraine), niant <em>de facto</em> la réalité de l&#8217;unité ethnique du Vieux continent et les solidarités qu&#8217;elle suppose, <strong>a tourné la France vers la chimère d&#8217;une mission civilisatrice à l&#8217;égard des</strong> «<em> races inférieures</em> » <strong>et ainsi forgé le mythe impérial</strong> : « <em>trois couleurs, un drapeau</em> ». Or, aussi forts qu’aient pu être les liens unissant la France à ses colonies et aux nations indépendantes d’Afrique, ils ne font pas de nous, vieux peuple de souche latino-germanique, les frères dans l’histoire et devant l’Eternel des peuples représentés par les délégations militaires africaines qui ont défilé le 14 juillet 2010. Le mythe national français appuyé sur la mystique toute militaire du <em>sang versé</em> tendrait à nous faire croire que les Africains qui ont choisi la France au cours des conflits meurtriers du 20ème siècle (les fameux « Français par le sang versé ») seraient, par l’entremise d’une communauté de destin méditerranéenne fantasmée, plus proches de nous que ne le sont nos frères européens d’Allemagne, d’Italie ou d’Espagne. Sans remettre en cause la valeur du sacrifice fait par ceux qui, de toutes origines, ont combattu pour sauvegarder l’intégrité de notre sol, <strong>sachons en finir avec un mythe national, hérité de l’assimilationnisme colonial, et aux impasses identitaires</strong> auxquelles il nous mène en niant le fait ethnique et historique plus ancien que constitue la réalité civilisationnelle européenne. Soit 30 000 ans d’identité. On ne peut pas, d’une part, continuer à se vautrer dans le nationalisme cocardier le plus étriqué et, de l’autre, se scandaliser d’un défilé militaire aussi « métissé ».</p>
<p style="text-align: justify;">On ne peut pas chérir les causes d’un phénomène dont on condamne par ailleurs les conséquences : depuis 1789, c’est dans l’ADN politique de la République française de brûler sur l’autel du nationalisme révolutionnaire, exportateur impérialiste des Lumières (le fameux « <em>devoir des races supérieures de civiliser les races inférieures</em> », de Jules Ferry à Léon Blum), ce qui constitue la France terrienne, charnelle, enracinée, réelle. A savoir ses provinces : du lion flamand à l’aigle niçois en passant par la blanche hermine et la cigogne alsacienne (1), la France est cet arbre pluri-centenaire dont les racines, cette richesse régionale unique, plongent profondément dans une Europe aux milles charmes. Eric Zemmour l’a très bien relevé dès la première page de <a href="http://www.amazon.fr/M%C3%A9lancolie-fran%C3%A7aise-Eric-Zemmour/dp/2213654506/ref=sr_1_fkmr0_1?ie=UTF8&amp;qid=1279166607&amp;sr=8-1-fkmr0" target="_blank"><em>Mélancolie française</em></a> (2010) : « <em><strong>la France n’est pas en Europe ; elle est l’Europe</strong>. La France réunit tous les caractères physiques, géologiques, botaniques, climatiques de l’Europe. Elle est le seul pays à la fois du Nord et du Midi, de l’Est et de l’Ouest.</em> » Si la France est bien une terre de diversité, c’est de diversités européennes qu’il faut parler : « <em>il y avait, avant la conquête romaine, de prodigieuses différences entre la colonie grecque de Marseille et les Cimbres d’entre Seine et Loire ou les Belges d’entre Meuse et Seine. Le mélange s’est formé peu à peu, ne laissant qu’une heureuse diversité. De là viennent la richesse intellectuelle et morale de la France, son équilibre, son génie</em> » (Jacques Bainville, <a href="http://www.amazon.fr/Histoire-France-Jacques-Bainville/dp/2847344322/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1279166680&amp;sr=8-1" target="_blank"><em>Histoire de France</em></a>). Car les Français n’ont pas attendu de voir débarquer des cargos remplis de travailleurs maghrébins, importés par la droite d’affaire giscardienne sur requête des patrons négriers à l’instar de Martin Bouygues, pour découvrir la « diversité » : à la diversité allogène, outre-Méditerranéenne, que les ignorants brandissent comme un élément incontournable de notre tradition, répond <strong>la diversité autochtone qui constitue la France en ses provinces</strong> depuis toujours.</p>
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<p style="text-align: justify;">C’est cette réalité bien française que les idiots utiles de l’uniformisation mondialiste, d’extrême-gauche et d’ailleurs, font semblant d’ignorer en proclamant non sans justesse mais à la manière de singes savants, ou de roquets hargneux, parce qu’ils ne connaissent pas l’histoire, « qu’il n’existe pas de race française » ni de « Français de souche » mais qu’un « <em>conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble</em> » (Eric Besson, ancien socialiste et ministre sarkozyste de « l’Identité nationale »… Oui, ça ne s’invente pas, sauf en France).</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, au regard de ce qu’est la France, soit <strong>une mosaïque de peuples européens</strong>, et encore faut-il préciser qu’aucune province de France n’est exclusivement latine ou germanique (celtitude, latinité et germanité se mêlant l’une à l’autre du nord au Midi), la configuration même de la fête nationale du 14 juillet, soit un défilé militaire évoquant les guerres fratricides du 20ème siècle qui ont amorcé le déclin de l’Europe, est en contradiction parfaite avec la réalité historique, culturelle, en somme identitaire, de la France. Car <strong>ce que l’on célèbre le 14 juillet n’est pas la France</strong>. <strong>Mais la République</strong>. C&#8217;est-à-dire un certain type de régime politique, qui n&#8217;est pas meilleur ni plus mauvais qu&#8217;un autre, voire un certain type de « république » (dont la diversité des constitutions dans le monde offre plusieurs définitions), mais dont la version française est en contradiction radicale avec l&#8217;esprit et le génie français. Dès lors, pour son avènement, Marianne devait en finir avec la France&#8230; En effet,<strong>la République française</strong>, modèle de vertu révolutionnaire pour les communistes russes d’Octobre 1917,<strong> s’est construite sur la haine délirante de la réalité européenne de la France</strong> : « <em>Les habitants des campagnes </em>[bretonnes] <em>n&#8217;entendent que le breton </em>(…)<em> L&#8217;éducation publique ne peut s&#8217;y établir, la régénération nationale y est impossible. </em>(…)<em> là les citoyens naissent et meurent dans l&#8217;erreur : ils ignorent s&#8217;il existe encore des lois nouvelles</em> (…) <em>le fédéralisme et la superstition parlent breton ; l&#8217;émigration</em> [épisode de l’exil des nobles et victimes de la Révolution] <em>et la haine de la République parlent allemand ; la contre-révolution parle l&#8217;italien, et le fanatisme parle le basque. Cassons ces instruments de dommage et d&#8217;erreur</em> (…)<em> il n&#8217;appartient qu&#8217;à la langue française de devenir la langue universelle </em>», déclare le député Barrère dans son <a href="http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/barere-rapport.htm" target="_blank">discours du 8 pluviose an II</a> (le 27 janvier 1793 selon le calendrier révolutionnaire, adopté pour signifier 1792 comme la première année de « <em>l’ère des Français</em> »).</p>
<p style="text-align: justify;">A lire Barrère, on croirait que les treize siècles d’histoire, du baptême de Clovis (« <em>on peut dire que la France commence là</em> » selon Jacques Bainville dans son <a href="http://www.amazon.fr/Histoire-France-Jacques-Bainville/dp/2847344322/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1279166680&amp;sr=8-1" target="_blank"><em>Histoire de France</em></a>) jusqu’à la Révolution, n’étaient qu’une longue période d’anarchie et de chaos au cours de laquelle les Français n’ont connu ni lois ni gouvernement, ni grandeur cela va de soi ! A l’inverse, depuis la centralisation jacobine, il est de notoriété publique que la France est devenue paisible, pacifique, harmonieuse, que l’esprit public y est vivifié partout où il y a des citoyens, qu’elle vit en bonne intelligence avec ses voisins européens, que l’esprit d’initiative et de responsabilité individuelle y fleurit en même temps que se fane le déshonorant système d’assistanat…</p>
<p style="text-align: justify;">Une nation défigurée et appauvrie, pour ne pas dire violée, par un régime politique qui prescrit l’anéantissement de ses provinces comme garantie du respect et de la connaissance des lois ne pouvait être célébrée autrement que sous la forme d’un défilé militaire froid, stérile et sans saveur, une longue et monotone promenade d’hommes rendus banalement « semblables » par l’uniforme. Conformément à « l’idée de la France » que s’en faisaient la frange jacobine des hommes de 89 : « <em><strong>l’association</strong> </em>(…)<em> <strong>d’hommes</strong> </em>(…)<em> <strong>une, indivisible</strong></em> (&#8230;) <em><strong>qui se reconnaissent semblables</strong> », « <strong>dont toutes les âmes sont confondues</strong> » dans « <strong>l’entière abstraction de tout lieu</strong></em> » car «<strong> <em>c’est la masse des citoyens et non pas le territoire</em></strong> » <strong>qui constitue la France</strong> (2). Et les Français de déserter « l’hommage national » annuel… La cause et les conséquences.</p>
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<p style="text-align: justify;">Dans une <a href="http://cat.novopress.info/661/frederic-mistral-monarchiste-et-federaliste/" target="_blank">lettre à Charles Maurras</a> (1899), Frédéric Mistral, l’âme du Félibrige, relève combien <strong>il est absurde d’attendre d’un peuple une quelconque forme de ferveur patriotique si l’on a au préalable tenter d’anéantir chez lui tout sentiment d’amour pour sa patrie charnelle</strong>, soit le plus évident et le plus naturel des patriotismes : « <em>l’indigène de chaque pays de France est éduqué à rebrousse-poil. On s’efforce de lui arracher ses traditions et</em> (…) <em>l’usage de ces parlers antiques par lesquels se transmettaient et se perpétuaient le génie, l’indépendance et le naturel de la race. Tout est rasé, tout est broyé </em>(…) <em>l’histoire locale, provinciale</em> (…) <em>l’accent, les habitudes, les choses spéciales au pays et à son peuple </em>(…)<em> Et avec ça on produit</em> (…) <em>des gens qui </em>(…) <em> font bon marché de la Patrie et du Drapeau qui la symbolise. </em>» Et Frédéric Amouretti, un autre prestigieux félibre, d’écrire dans <em>L’Express du Midi</em> le 6 juin 1900 : « <em><strong>Contribuer à donner chaque jour plus d’originalité et plus de vitalité à chaque province française, c’est donner plus de force à la France</strong> </em>(…) <em>Lorsque vous entendez quelqu’un vous louer l’uniformité au nom du patriotisme, défiez-vous : ce doit être quelque internationaliste qui ne vante l’uniformité nationale que pour préparer l’uniformité internationale.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, comment blâmer ceux qui désertent leur écran de télévision le matin du 14 juillet et qui font la fête nationale buissonnière ? S’ils peuvent échapper au chauvinisme républicain en armes (et par là même à l’empire de la télévision sur nos vies) alors tant mieux ! Car la France, ce n’est pas cela, <strong>la patrie ce n’est pas l’Etat</strong>.</p>
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<p align="center"><em>En matière de respect des langues régionales, la République sort son joker :</em> « <em>exception culturelle !</em> » (<a href="http://sites.univ-provence.fr/tresoc/dessine/integral/dess0001.pdf">Gezou</a>)</p>
<p style="text-align: justify;">Georges Bernanos, dans <a href="http://www.amazon.fr/France-contre-robots-Georges-Bernanos/dp/2859208054/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1279166546&amp;sr=8-1-spell" target="_blank"><em>La France contre les robots</em></a>, a relevé lui aussi les impasses du patriotisme militaire : « <em>A qui lui eût demandé, par exemple, quel est le symbole de la Patrie, un petit garçon de 1900 n’eût pas hésité une seconde à répondre : le Drapeau </em>(…) <em>un haillon déchiré, trempé du sang des braves.</em> (…)<em> On l’aurait fait sourire en lui proposant une cathédrale, une route, un fleuve tranquille ou une vieille maison paternelle, avec son champ et son verger. <strong>Plus l’idée de Patrie prenait ce caractère implacable</strong>, <strong>si contraire à notre tradition</strong>, <strong>à notre tempérament</strong>, <strong>à notre génie</strong>, <strong>plus elle devenait étrangère à la majorité des Français</strong>, particulièrement à ceux de la classe ouvrière qui n’étaient pas loin d’y voir, non sans raison, <strong>un fanatisme religieux et comme une sorte de cléricalisme tricolore</strong></em> ». On objectera les vertus de l’honneur militaire et du sacrifice, attributs du héros. Mais ce sont « <em>les guerres d’autrefois</em> » qui « <em>formaient des héros</em> ». Celle d’aujourd’hui, « <em>totale </em>», « <em>forme une espèce d’homme</em> (…) <em>résignés à ne pas</em> « chercher à comprendre »<em>, raisonneurs et sceptiques en apparence, mais terriblement mal à l’aise dans les libertés de la vie civile qu’ils ont désapprises une fois pour toutes</em> (…) <em>qui ne leur seront plus jamais familières</em> (…) <em>comme s’ils n’y avaient pas droit, comme s’ils avaient une fausse permission dans la poche</em> (…) <em>une espèce d’hommes où le Totalitarisme puise au hasard des milliers de badauds en uniforme pour son cérémonial religieux, des bêtes intelligentes et féroces pour sa police, et des bourreaux pour ses camps de concentration</em> ».</p>
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<p style="text-align: justify;">Non, <strong>ce n’est pas le ballet austère de cette</strong> « <strong>espèce d’hommes</strong> »,<strong> conduits hier à rompre sept siècles d’amitié franco-serbe en bombardant un peuple frère</strong>,<strong> et aujourd’hui condamnés par</strong> « <strong>le grand frère américain</strong> » <strong>à vérifier dans leur chair et dans leur sang la ténacité afghane</strong>, <strong>qu’il me semble devoir imposer à mon peuple comme modèle d’héroïsme et d&#8217;identité nationale</strong>. Les héros sont ceux qui choisissent de l’être. Ceux dont le courage et l’action ont un sens. Ou bien toutes les armées d’esclaves de l’histoire de l’humanité sont semblablement composées de héros.</p>
<p style="text-align: justify;">Pauvre et sec comme le gosier d’un malheureux, le patriotisme républicain et les gesticulations de ses pantins en uniforme ne fait pas plus illusion qu’il ne peut encore, ni aujourd’hui ni demain, séduire quelque Français que ce soit. Car «<em><strong> la patrie, ce n’est pas le drapeau seul</strong> ; <strong>c’est la race</strong></em> (3)<em>,<strong> le sol</strong>,<strong> c’est la tradition</strong>.</em> (…) <em><strong>C’est avoir une conception supérieure du patriotisme</strong>, <strong>que de vouloir maintenir intactes les originalités régionales</strong>, au lieu de tout noyer dans une plate banalité uniforme au nom de l’unité de la nation.</em> » En effet, « <strong><em>le sentiment de la patrie se concrétise en se resserrant</em></strong> ». Sans cela, il n’est plus « <em>qu’une étape vers l’internationalisme </em>» (Frédéric Amouretti, 11 juin 1893).</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, enfin, posons la sempiternelle et ultime question : <strong>que faire ?</strong> Et bien dans une République pourvue d’une longue mémoire, assumant l’histoire de France sur la longue durée, avec sérénité et vérité, on n’attacherait pas plus d’importance que cela à la date fétiche du 14 juillet. On pourrait même juger, mais il y a bien entendu tant d’autres dates qui pourraient être tout autant adéquates, que <strong>le 25 décembre</strong>,<strong> en mémoire du baptême de Clovis en 496</strong>,<strong> ferait une fête nationale tout à fait respectable</strong>. Non pas, comme le soulèveraient les mauvaises langues et les laïcards aigris, pour remettre en cause l’acquis historique de la laïcité et de l’indépendance de l’Etat à l&#8217;égard de l&#8217;Eglise, mais, à l&#8217;inverse, <strong>pour célébrer les racines européenne de la France et</strong>, <strong>en conséquence</strong>, <strong>proclamer l&#8217;impérieuse nécessité d&#8217;une communauté de destin continentale de Lisbonne à Moscou</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Car que symbolise le baptême de Clovis ? La rencontre, pour ne pas dire la fusion, entre un Barbare païen, un Franc venu des pays belges et rhénans, avec la civilisation gallo-romaine et l’institution catholique prise non comme une autorité spirituelle mais bien politique : après la chute de Rome, les évêques étant pourvus de l’ascendant moral dans la société d’alors, la seule autorité demeurée intacte était l&#8217;Eglise, et ses clercs les régents assurant l’intérim du pouvoir jusqu’à l’ascension des Francs. L’Eglise revenant à ses affaires après cette délégation de pouvoir, la distinction entre le pouvoir temporel et spirituel serait par ailleurs rappelée et consacrée solennellement chaque année, à l’occasion de cette fête nationale du 25 décembre. Ainsi, le baptême de Clovis ne serait pas célébré comme un acte de foi – Clovis n’étant pas entré dans l’Eglise à la suite d’une épiphanie mais par pragmatisme politique, mais comme <strong>la rencontre et l’association des deux versants de l’Europe</strong>, <strong>l’un païen venu du Nord</strong>, <strong>l’autre catholique et gallo-romain venu du Sud</strong>, qui ont permis à la Gaule de poursuivre son existence sous la tutelle du pouvoir franc durant près de trois siècles, malgré le chaos engendré par la chute de Rome. C’est un accord politique qui serait commémoré. L&#8217;acte de <strong>naissance d’une France germanique et romaine</strong>, <strong>rhénane et latine</strong>, <strong>païenne et catholique</strong> : <strong>la France</strong>, <strong>terre d&#8217;Europe</strong> (le tableau de Dejuinne illustre cette rencontre avec beauté).</p>
<p align="center"><img src="http://imagik.fr/uploads/444712" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sans déprogrammer le défilé militaire</strong>,<strong> occasion pour les Français de manifester leur solidarité avec les enfants du pays dont le sang coule à l’autre bout du globe</strong>, on pourrait ambitionner une série de parades artistiques et culturelles mettant en valeur l’identité des provinces françaises, de la Bretagne au Pays Basque en passant par la Provence et, qui sait, la Wallonie française. Non par folklorisme attardé, car les identités de nos patries charnelles seraient toujours bien vivantes, les peuples de France ayant reconquis leurs libertés au sein de provinces autonomes dans <strong>une République assurant avec harmonie l’unité dans la diversité</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Les corporations socio-professionnelles, blasons et fanions en tête, défileraient ensuite, suivies des délégations sportives de toutes les cités et provinces de France, chaque corps représentatif, dans tous les domaines, étant reconnu et salué comme il se doit. Pour couronner la cérémonie, en forme de serment, quelques jeunes venus de toutes les patries de France évoqueraient les mots du félibre Léon de Berluc-Pérussis (discours de <em>la patrie et la matrie</em>, 25 septembre 1898) : « <em>Nous naissons dans ce petit cercle qui s&#8217;appelle la famille. A son tour, la famille est entourée de cercles grandissants, la commune, la province, la nation, l&#8217;humanité. Tout cela nous enveloppe, tout cela est à nous et nous sommes à tout cela. Supprimez ou restreignez l&#8217;un quelconque de ces anneaux concentriques, et vous brisez toute une admirable combinaison de rouages, toute une harmonie lentement formée par l&#8217;évolution naturelle des cités et des peuples. L&#8217;amour de la commune, celui de la province, celui de la nation, sont les formes échelonnées d&#8217;un sentiment unique</em> (&#8230;) <em><strong>Soyons donc</strong> </em>[<strong>provençaux</strong>, alsaciens, bretons, basques, niçois, normand ou lyonnais]<em> <strong>autant que français</strong>, <strong>français non moins que</strong></em> [<strong>provençaux</strong>, alsaciens, bretons, basques, niçois, normand ou lyonnais]. »</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant l&#8217;avènement politique du bon sens, <strong>vivons chaque jour comme la célébration permanente de notre triple identité régionale, française et européenne</strong> : que la fête soit quotidienne ! Car <strong>notre identité est vivante</strong>,<strong> elle est la flamme qui brûle en nous 365 jours d&#8217;affilée</strong>. <strong>Souffler sur les braises une fois l&#8217;an comme un devoir embarrassant</strong> dont on s&#8217;acquitte pour se donner bonne conscience, c&#8217;est déjà <strong>un aveu de perte d&#8217;identité</strong>, d&#8217;identité « muséifiée », ressortie du placard comme l&#8217;habit du dimanche. Soyons de bons Provençaux (et de bons Niçois, Alsaciens, Bretons, Basques, etc.), de bons Français et de bons Européens, enracinés dans nos traditions pluri-millénaires qu&#8217;il ne tient qu&#8217;à nous d&#8217;entretenir malgré les assauts de la mondialisation libérale et le poids quotidien de ses effets pervers (standardisation/américanisation des cultures, immigration-invasion, individualisme social, dégâts environnementaux, etc.), gardiens de l&#8217;héritage de nos pères et de la plus longue mémoire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Julien Langella</strong></p>
<p>(1) «<em> J&#8217;ai perdu deux sœurs, et vous m&#8217;offrez vingt domestiques</em> » répond <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_D%C3%A9roul%C3%A8de">Paul Déroulède</a> à Jules Ferry, faisant allusion à l&#8217;Alsace-Lorraine et au pitoyable lot de consolation exotique que constitue l&#8217;entreprise coloniale.</p>
<p style="text-align: justify;">(2) Discours du député Buzot les 23 septembre et 8 octobre 1792, proclamation des délégués montagnards le 10 août 1793 à la Fête de l’Unité et de l’Indivisibilité, cité par Lucien Jaume, directeur de recherches au CNRS dans l’ouvrage collectif <a href="http://www.amazon.fr/D%C3%A9centraliser-France-Id%C3%A9ologies-histoire-prospective/dp/286839857X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1279166485&amp;sr=8-1-spell" target="_blank"><em>Décentraliser en France – idéologies, histoire et prospective</em></a> (2002).</p>
<p style="text-align: justify;">(3) Par « race », les félibres entendent « peuple » et « civilisation ». Dans ses Mémoires et récits, Mistral exprime à posteriori le premier objectif du Félibrige : « <em>relever, raviver en Provence le sentiment de race que je voyais s’annihiler sous l’éducation fausse et antinaturelle de toutes les écoles</em> ». Pour Frédéric Amouretti, « <em>la race n’est pas</em> [exclusivement] <em>constituée par le sang et la descendance des mêmes auteurs, c’est un produit de l’histoire et du milieu. Parmi les facteurs de la race ainsi entendue, la langue occupe la première place. Nul ne considère avec plus de mépris les théories proprement racistes </em>» (André Cottez, <a href="http://www.priceminister.com/offer/buy/71999980/Frederic-Amouretti-1863---1903---Un-Precurseur-Du-Nationalisme-Integral-Livre-ancien.html" target="_blank"><em>Frédéric Amouretti 1863-1903</em></a>)</p>
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		<title>Le traitement médiatique de la libération des otages&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Jul 2011 10:32:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Jean-Dominique Merchet]]></category>
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		<description><![CDATA[&#8230; Suscite une vive émotion chez les militaires Par Jean-Dominique Merchet Le traitement médiatique de la libération, mercredi, des deux journalistes retenus en otage en Afghanistan depuis dix-huit mois suscite de vives réactions dans les milieux militaires. Elles sont de deux types, qui souvent s&#8217;ajoute l&#8217;un à l&#8217;autre. 1) La différence de traitement entre les ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>&#8230; Suscite une vive émotion chez les militaires<br />
<em>Par Jean-Dominique Merchet</em></p>
<blockquote><p><a align="left"><img src="http://media.librairiedialogues.fr/49/attachments/medium/7/2/2/000432722.jpg" alt="" /></a>Le traitement médiatique de la libération, mercredi, des deux journalistes retenus en otage en Afghanistan depuis dix-huit mois suscite de vives réactions dans les milieux militaires. Elles sont de deux types, qui souvent s&#8217;ajoute l&#8217;un à l&#8217;autre. 1) La différence de traitement entre les journalistes otages et les soldats tués en Afghanistan. 2) L&#8217;imprudence supposée ou réelle des deux reporters.</p>
<p>1) Sur le premier point,<strong> il est incontestable que la libération d&#8217;Hervé Ghesquière et de Stéphane Taponier a donné lieu à une couverture médiatique sans commune mesure avec l&#8217;annonce de la mort de militaires français en Afghanistan</strong>. D&#8217;un côté, des heures de direct, la mise en scène télévisuelle de l&#8217;émotion des proches, les commentaires de spécialistes (dont l&#8217;auteur de ce blog&#8230;). De l&#8217;autre, une vague brève en fin de journal télévisé ou dans un bas de page des quotidiens. Qui a entendu parler de Cyrille Hugodot, mort à 24 ans au service de la France ? Qui n&#8217;a pas entendu parler de Ghesquière et Taponier ? <strong>Il est malheureusement clair, et c&#8217;est un journaliste qui l&#8217;écrit, que le poids médiatique d&#8217;un journaliste est bien supérieur à celui d&#8217;un simple parachutiste. Il n&#8217;y a pas de quoi être fier.</strong><br /> <strong>Les tentatives, conduites par quelques anciens, pour rendre un hommage public aux soldats morts lors du retour de leur corps en France se soldent par des échecs</strong>. Ce qui renforce le malaise.</p>
<p>2) De nombreux militaires ne comprennent pas l’attitude des deux journalistes de France-Télévisions en particulier les risques qu&#8217;ils ont pris sur le terrain. <strong>Hervé Ghesquière a cru bon d&#8217;expliquer, juste après son retour, que « personne ne nous a rien dit. Que ce soit clair ».</strong><strong> Ce n&#8217;est malheureusement pas aussi clair</strong> et la direction de France-Télévisions n&#8217;ignore pas qu&#8217;il existe des traces écrites des avertissements lancés par l&#8217;armée française la veille même de l&#8217;enlèvement des deux journalistes, le 30 décembre 2009. Idem sur l&#8217;existence de conversations téléphoniques assez directes entre les deux reporters et un officier français (que l&#8217;on peut difficilement qualifié d&#8217;hostile à la rédaction de France 3 pour des raisons personnelles). <strong>Tout le monde sait qu&#8217;ils ont bien été avertis du danger de se rendre dans ce secteur non sécurisé, qui plus est à la recherche de contacts avec les talibans.</strong> D&#8217;ailleurs, tous les journalistes français arrivant sur le théâtre afghan le sont systématiquement.</p>
</blockquote>
<p>Source : <a href="http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/Le-traitement-mediatique-de-la-liberation-des-otages-suscite-une-vive-emotion-chez-les-militaires_a307.html">Blog Secret Défense</a> (<a href="http://www.marianne2.fr">Marianne2.fr</a>)</p>
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		<title>Le « gay », petit ami de la société de consommation</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Jul 2011 13:03:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui ressurgit le débat grotesque sur le « mariage homo », que résoudrait par sa logique et sa candide franchise un gamin de 3 ans. Les gay pride s&#8217;enchaînent partout en France et dans le monde. La théorie américaine du gender, énième entreprise de banalisation de l&#8217;homosexualité en milieu scolaire, est officiellement intégrée dans les ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><img src="http://imagik.fr/uploads/443725"></p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&#8217;hui ressurgit le débat grotesque sur le « mariage homo », que résoudrait par sa logique et sa candide franchise un gamin de 3 ans. Les <em>gay pride</em> s&#8217;enchaînent partout en France et dans le monde. La théorie américaine du <em>gender</em>, énième entreprise de banalisation de l&#8217;homosexualité en milieu scolaire, est officiellement intégrée dans les programmes au lycée. Les pseudos  « discriminations» dont seraient victimes les homosexuels (et tous les autres) sont plus que jamais montrées du doigt. Leurs auteurs présumés sont dénoncés à des organes politiques officiels, puis durement condamnés par une justice et un système à l&#8217;égalitarisme délirant. On traite « d&#8217;homophobe », de « facho » ou de « réac » celui qui ne cautionne pas l&#8217;étalage public de l&#8217;homosexualité, ou cet autre qui pense que la sexualité ne doit pas devenir une identité ou une communauté, mais qu&#8217;elle doit bel et bien se cantonner à la sphère privée. Dans les entreprises, la traque des comportements jugés arbitrairement « homophobes », ou la chasse aux «discriminations» sont des réalités quotidiennes. A grand renfort de plaquettes de communication prônant la « diversité », de réunions ou d&#8217;affiches dans les couloirs, les entreprises se battent pour savoir à qui reviendra le trophée du meilleur chasseur d&#8217;homophobe (ou d&#8217;autres déviants), comme gage d&#8217;adhésion aux Valeurs de la modernité galopante (mais vers où ?).</p>
<p>Que ce soit au travail, à l&#8217;école, dans les média ou les téléfilms (<em>Plus belle la vie</em> par exemple), nul n&#8217;échappe à la folle propagande à laquelle se livre le « système » en faveur de la banalisation coute que coute de l&#8217;homosexualité. Et de se poser la question clairement : veulent-ils faire de nos enfants des homosexuels ? Veulent-ils définitivement en finir avec le mâle blanc hétérosexuel, seule race à ne jamais subir de discrimination car forcément discriminatrice (« l&#8217;homme blanc, c&#8217;est le mal » nous apprend-on) ? Et dans ce cas, surtout, à qui profite le crime ?</p>
<p>La logique du capitalisme est identifiée. Elle est similaire à celle de l&#8217;égalitarisme républicain, ou bien à celle du féminisme, ou encore à celle de l&#8217;internationalisme de gauche, même si les motivations de ces doctrines totalitaires peuvent, en apparence, diverger. Il s&#8217;agit tout bonnement d&#8217;effacer toutes formes de différence et de particularisme sur notre planète. <strong>Tout lisser, mélanger, concasser. Tout ouvrir, casser, remodeler. Le rouleau compresseur est en route depuis longtemps, l&#8217;économie nous gouverne et le pouvoir politique disparait.</strong> L&#8217;objectif ? La rentabilité, le gain, le profit, la profitabilité&#8230; Appelez-le comme le voulez cet objectif, mais sachez-le : un monde où tout se ressemble est un monde qui coûte moins cher. Plus facile à exploiter, à contrôler et à former, les masses globalisées forment un bataillon de consommateurs égalisés jusqu&#8217;à la moelle, qui réagiront de la même manière face aux mêmes produits ou stimuli.</p>
<p><strong>La différence entre les hommes et les femmes, au même titre que celle entre un Breton et un Sénégalais, constitue donc un frein (peut-être le plus efficace) à la standardisation de la planète.</strong> Homme et femme sont différents, ils se complètent harmonieusement dans une relation polaire éternelle : le sud, le nord, le chaud, le froid, le soleil, la terre. Là est la pure et belle diversité. <strong>Jamais ils ne fusionneront car la Nature, le Cosmos ou Dieu le veulent ainsi.</strong> Forcer la Nature, voire la violer, détruire les règles et repères éternels pour tout remodeler, et façonner ainsi l&#8217;homme nouveau : voilà justement ce à quoi aspire les internationalistes de tout poil, à commencer par ceux qui nous intéressent &#8211; peut-être les plus francs de la bande : les capitalistes. Dans leur entreprise de stimulation de la consommation, de la production et de la vente, les négociants ont tout d&#8217;abord voulu transformer les femmes en hommes, et vice-versa.</p>
<p>Ils ont en premier lieu fait en sorte de rapprocher les deux « cibles ». L&#8217;homme est une femme comme les autres. Il aura son rayon cosmétique. Et les ventes augmentent. La femme est un homme comme les autres. Elle aura droit à son mondial de football. Et l&#8217;audimat augmente. Dans le même sens, la « mamanisation » des papas-poule dévirilisés est également en cours. Et pourquoi ne pas aller jusqu&#8217;au bout ? Pourquoi ne pas totalement fusionner les deux sexes ? Voilà qui ferait un parfait et efficace métissage. Je me souviens d&#8217;une féministe qui, croyant me provoquer, m&#8217;affirmait que son rêve était de pisser debout et que les mecs puissent porter des enfants. Patience, mon idiote, le capitalisme et son bras armé technologique travaillent pour toi.</p>
<p>L&#8217;homosexuel, première ébauche assez réussie de la fusion intégrale des sexes, est donc plébiscité. Pour aller plus loin et le transformer en parfait consommateur, il faut en premier lieu le transformer en norme, en victime puis en lobby. Il faut que l&#8217;individu passe du stade de simple « homosexuel discret et intégré » (qui ne le dissocie finalement pas de l&#8217;honni mâle blanc), à celui de soldat militant.</p>
<p>Il lui fallait donc un drapeau, une armée, avec de beaux défilés. Et les gays de se rassembler avec fierté, de défiler et de montrer leur volonté de puissance du haut de leurs arrogants panzers festifs. On passe à une phase d&#8217;industrialisation de l&#8217;homosexualité avec pour objectif, une fois de plus, de fabriquer de parfaits et fidèles consommateurs dans le cadre d&#8217;une standardisation massive de la planète. Restaurants, bars, boîtes de nuits, fringues à gogo, mode, produits de beauté, tourisme, bijoux, musique&#8230; Tout y passe, l&#8217;ambiance post-moderne devient <em>gay friendly</em>.</p>
<p>La suite du plan est hélas fort simple. Après les avoir constitués en une <em>lobby army</em> diablement efficace, il convient de les porter en exemples à suivre pour que le reste du monde occidental aligne sa consommation et ses mœurs sur leur tempo débridé. Cela passe en premier, nous l&#8217;avons vu, par la banalisation, la normalisation coûte que coûte, de l&#8217;homosexualité auprès de tous les réticents, et donc de nos enfants. Car comment un «anormal» (c&#8217;est ce que pensent les enfants) pourrait-il constituer un exemple ? Les gays doivent ensuite « faire la mode », ils doivent incarner la modernité heureuse, le progrès, la liberté. Des magazines, reportages, et même émissions (« <em>Queer</em> ») leur façonnent une image de personnes positivement branchées, <em>fun</em> et <em>happy</em>, toujours au top de la tendance, décidant de ce qui est « ringard » ou « <em>in</em> ». Posés dans un bar « <em>lounge</em> », distillant de la « house », sirotant un cocktail, ils donneront le La du bon goût et du savoir-vivre.</p>
<p>Intouchables et incriticables par leur statut de « minorité » (le terme « minorité » définit tout groupe de personne sans homme européen hétérosexuel), extrêmement soudés par leur communauté et leur lobby (voir l&#8217;excellent <a href="http://www.projet-apache.com/2009/05/lobby-gay/">article de Louise Demory du Projet-Apache</a> sur ce sujet), placés sur le piédestal du bon goût et de l&#8217;exemple à suivre par l&#8217;intelligentsia progressiste, on voit mal comment les gays pourraient se plaindre aujourd&#8217;hui, tant il devient chaque jour un peu plus « cool d&#8217;être homo ». Et pour cause. <strong>Le dominant capitalisme a besoin de ses « homos » et de leur lobby pour progresser, et pour aborder sereinement son évolution ultime, sa dernière entreprise de façonnage, la création d&#8217;un être indifférencié, ni blanc, ni noir, ni femme, ni homme&#8230; Le total métis.</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Simon Charles</strong></p>
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		<title>Les temps sont durs&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Jun 2011 13:26:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous avons besoin de vous, encore et toujours ! Besoin de votre aide, de vos encouragements et de votre soutien financier. L’argent est le nerf de la guerre, ce n’est pas nouveau. Et depuis plusieurs mois, de l’argent, nous en manquons cruellement. Comme vous le savez certainement, nous occupons un local depuis une année et ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.projet-apache.com/2011/06/les-temps-sont-durs/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2140" title="Autoc-rondapache" src="http://www.autre-jeunesse.com/wp-content/uploads/2011/06/Autoc-rondapache.jpg" alt="" width="500" height="501" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons besoin de vous, encore et  toujours ! Besoin de votre aide, de vos encouragements et de votre  soutien financier. L’argent est le nerf de la guerre, ce n’est pas  nouveau. Et depuis plusieurs mois, de l’argent, nous en manquons  cruellement.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme vous le savez certainement, nous  occupons un local depuis une année et demi. Ce lieu de vie, de cohésion  et de formation a un coût élevé. Chaque mois, des militants avancent de  l’argent pour que nous puissions continuer à évoluer dans cet espace.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre local, La Barricade, nous a permis  d’organiser de nombreux cercles de formations et de soirées militantes.  Le Projet Apache repose, et c’est important de le rappeler, uniquement  sur les dons de ses militants et des sympathisants. Nos actions, nos  autocollants… nécessitent un investissement.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous l’aurez compris : nous faisons  appel à votre générosité. De la motivation et de l’envie, nous n’en  manquons pas mais nous avons besoin d’argent pour continuer à agir,  progresser, éveiller les consciences,. Nous n’abandonnerons rien, que  les choses soient claires. Jamais.</p>
<p style="text-align: justify;">L’état de notre pays exige que nous ne  baissions pas les bras alors si vous appréciez nos actions et notre  esprit de résistance, aidez nous !</p>
<p><strong>Les Apaches</strong></p>
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		<title>Encore un peu de courage M. Gerin : défendez le retour au pays !</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Jun 2011 16:50:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Julien Langella La gauche a épousé les thèses du grand patronat avec ce discours irresponsable où il faudrait régulariser tous les sans-papiers, elle prône l’immigration comme le demandent Laurence Parisot et Christine Lagarde pour une main d’œuvre à bon marché. (…) Non, l’immigration n’est pas une chance pour la France. C’est un mensonge entretenu ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Julien Langella</em><br />
<img class="aligncenter" src="http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/201001/79035_72886_gerin-une.jpg" alt="" width="497" height="216" /></p>
<blockquote><p>La gauche a épousé les thèses du grand patronat avec ce discours  irresponsable où il faudrait régulariser tous les sans-papiers, elle  prône l’immigration comme le demandent Laurence Parisot et Christine  Lagarde pour une main d’œuvre à bon marché. (…) Non,  l’immigration n’est pas une chance pour la France. C’est un mensonge  entretenu depuis 30 ans. Oui c’est une chance pour le capitalisme  financier, pour diviser, pour exploiter, pour généraliser l’insécurité  sociale, exclure, ghettoïser des millions de familles et de jeunes  français de la vie sociale et politique. (…) Aujourd’hui limiter y  compris l’immigration régulière devient vital face une situation  intenable et explosive dans des centaines de villes populaires.</p></blockquote>
<p>Ces propos tenus récemment par André Gerin, député PCF du Rhône, sur son blog personnel (qui annonce la couleur : « <em>J&#8217;aime le rouge dans le respect du blanc et du bleu </em>»),  provoquent la colère de ses camarades et de SOS Racisme, toujours  prompts à décerner aux uns et aux autres des blâmes pour « xénophobie ».  De la même manière que les récents succès de Marine Le Pen aux  cantonales, nous nous en félicitons : non pas parce que nous avons viré  notre cuti en faveur de l&#8217;une ou de l&#8217;autre, mais parce que ces deux  faits illustrent une libération de la parole entamée en 2009. Les propos  d&#8217;André Gerin ne sont finalement rien d&#8217;autre que l&#8217;expression d&#8217;un bon  sens populaire muselé, comme il le souligne lui-même, « <em>depuis 30 ans </em>»,  par l&#8217;élite qui gouverne la France et l&#8217;Europe. Par cette sortie, le  député du Rhône renoue avec une tradition « nationale » du PCF,  héritière de la vieille conception stalinienne qui ne récusait pas  totalement l&#8217;idée de « Nation » (non pas par je ne sais quel  « identitarisme » mais plutôt par pragmatisme), et rompt ainsi avec  l&#8217;internationalisme trotskyste pour qui il ne saurait y avoir de « <em>Maison France </em>» (l&#8217;expression est de M. Gerin). Tradition vivement défendue en 1981 par Georges Marchais, <a href="http://www.fdesouche.com/48877-la-citation-du-jour-georges-marchais">dans sa lettre au recteur de la Mosquée de Paris</a> : « <em>il  faut stopper l’immigration officielle et clandestine. Il faut résoudre  l’important problème posé dans la vie locale française par  l’immigration. </em><em>»</em></p>
<p>Heureusement, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, est là pour  tenir la garde devant la chambre royale des fondamentaux malmenés,  estimant que «<em> le Parti communiste Français a toujours combattu de tels discours</em> » (<a href="http://www.humanite.fr/20_06_2011-immigration-%C2%AB-andr%C3%A9-g%C3%A9rin-sest-perdu-%C2%BB-olivier-dartigolles-pcf-474646"><em>L&#8217;Humanité</em></a><a href="http://www.humanite.fr/20_06_2011-immigration-%C2%AB-andr%C3%A9-g%C3%A9rin-sest-perdu-%C2%BB-olivier-dartigolles-pcf-474646">, 20 juin dernier</a>). En France, il y a un <em>pays réel</em> (vous et moi) et un <em>pays légal</em> (l&#8217;élite mondialisée qui vit déconnectée du peuple). Et bien, au PCF, c&#8217;est la même chose : il y a le <em>PCF réel</em>,  c&#8217;est-à-dire ceux pour lesquels la contradiction entre la défense des  travailleurs français et une posture internationaliste n&#8217;est plus  supportable, et les autres, le <em>PCF légal</em>, idiots utiles des patrons-voyous et partisans du <em>laissez-faire laissez-passer</em> libéral en matière de circulation des hommes. En somme, les honnêtes gens et les négriers. Cela est l&#8217;<strong>illustration des brèches qui courent sur le mur de la pensée unique à l&#8217;intérieur même de structures</strong> (et le PCF en est – était ? – une particulièrement éminente) <strong>qui furent à l&#8217;avant-garde de la construction de ce mur et de l&#8217;instauration du terrorisme intellectuel pour assurer sa défense</strong>. Quand la discorde s&#8217;installe chez les <em>clercs</em>, c&#8217;est le signe que quelque chose de profond est en train de se passer au Royaume de France&#8230; Les temps changent !</p>
<p>Pour autant, M. Gerin connait les limites imposées par le politiquement correct. Tout d&#8217;abord, il ne parle que de « <em>limitation </em>», pas d&#8217; « interruption » claire et nette. Or, là dessus, il n&#8217;y a pas à badiner : <strong>pour permettre</strong>, si tant est que ce soit encore possible, <strong>l&#8217;instauration d&#8217;une politique d&#8217;assimilation intransigeante</strong>, <strong>encore faut-il traiter un </strong>« <strong>stock </strong>», <strong>pas un flux constant</strong>, <strong>aussi faible soit-il</strong>. Par conséquent, nous conseillons à M. Gerin, s&#8217;il veut être totalement cohérent avec lui-même, de proposer un véritable <strong>moratoire sur les migrations vers la France et l&#8217;Europe</strong>,  afin d&#8217;assurer dans un premier temps l&#8217;assimilation des immigrés et  fils d&#8217;immigrés qui sont déjà bien installés sur le territoire avant  d&#8217;avoir maille à faire avec les prochains&#8230; Mais cette politique  est-elle seulement possible ? En effet, M. Gerin est-il crédible  lorsqu&#8217;il considère qu&#8217;il faille s&#8217;engager dans une politique « <em>d&#8217;intégration à la Nation </em>» (« <em>contre  le voile intégral afin que la jeunesse des quartiers populaires soit au  centre des priorités du pays pour la décennie à venir : une politique  de l’enfance, d’éducation, d’insertion, d’intégration à la Nation </em>») ? Au Bloc Identitaire, nous ne le croyons pas : <strong>ce discours assimilationniste</strong>, <strong>finalement pas si différent que celui du Front National</strong>, qui n&#8217;a toujours pas entériné la réalité de la « <strong>fracture ethnique </strong>», <strong>pouvait probablement être audible à nos compatriotes il y a 20 ans</strong>, <strong>mais il ne l&#8217;est plus aujourd’hui</strong>.  A qui va t-on faire croire que l&#8217;on va fabriquer des petits Français  avec ceux qui, ayant au cœur la rage des déracinés en quête d&#8217;identité,  affichent ostensiblement dans nos rues leur nationalisme algérien,  tunisien ou marocain ? C&#8217;est un leurre. <strong>La seule position tenable et honnête consiste à dire que le retour au pays de ces jeunes </strong>« <strong>patriotes </strong>» <strong>algériens</strong>, <strong>marocains et tunisiens est la seule issue à cette fracture ethnique</strong>.  C&#8217;est une proposition courageuse. Mais c&#8217;est la seule à même de  garantir la paix civile sur le long terme. La position  « intégrationniste » de M. Gerin restant de l&#8217;ordre du pansement sur une  jambe de bois&#8230;</p>
<p align="center"><img src="http://1e.img.v4.skyrock.net/1e6/bountydefrance/pics/2906190787_1.jpg" alt="" /></p>
<p>Il est temps de rompre le cordon ombilical et de prendre ses  responsabilités : l&#8217;Afrique a besoin de ses enfants, trop longtemps  illusionnés sur un eldorado français qu&#8217;ils n&#8217;ont pas trouvé. Au Bloc  Identitaire, nous pensons que <strong>l&#8217;immigration est un drame pour l&#8217;Afrique et l&#8217;Europe tout à la fois </strong>:  l&#8217;émigration vide le continent noir des bras et des cerveaux  indispensables à sa reconstruction ; l&#8217;immigration asphyxie le continent  blanc en créant de manière irresponsable les conditions de la guerre  civile. Au berger de l&#8217;Atlas, les immigrationnistes promettent le rêve  de voir ses enfants s&#8217;élever dans une société qui, dans la réalité, les  cantonnera à dealer dans des cités minables et délabrées. Aux Européens,  ils jettent de la poudre aux yeux. Mais ceux-ci ne sont plus dupes. En  témoignent les déclarations de M. Gerin qui, sentant le vent tourner, se  sent enfin en mesure d&#8217;assumer des préoccupations que d&#8217;autres  partagent au sein même de sa mouvance et de son électorat&#8230;</p>
<p>La libération de la parole semble s&#8217;être faite en trois temps : tout  d&#8217;abord, des spécialistes, telle la démographe Michelle Tribalat,  affirment le droit d&#8217;aborder ces problématiques, sans prendre parti.  Ensuite, des personnalités comme M. Gerin déclarent tout de go que  l&#8217;immigration n&#8217;est « <em>pas une chance pour la France </em>». Et demain, en troisième temps, qui sait ?, peut-être que M. Gerin et tant d&#8217;autres finiront par admettre qu&#8217;<strong>opposer  une politique assimilationniste comme seule solution à l&#8217;échec du  multiculturalisme et aux assauts migratoires du Tiers-Monde relèvent de  l&#8217;illusion post-coloniale</strong>, fondée sur<strong> ce complexe de supériorité typiquement français  consistant à croire que notre modèle est valable pour tous et en tout pays</strong>.</p>
<p>Alors M. Gerin, chiche ?</p>
<p>Source : <a href="http://www.bloc-identitaire.com/actualite/2006/encore-peu-courage-gerin-defendez-retour-pays">Bloc Identitaire</a></p>
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