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	<title>Une autre jeunesse ! # Réseau identitaire # www.autre-jeunesse.com &#187; Textes</title>
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		<title>Votez démondialisation</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Oct 2011 08:20:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[Arnaud Montebourg]]></category>
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		<description><![CDATA[Manifeste Les victoires sémantiques précèdent les succès politiques ! De Seattle à Porto Alegre, les mondialistes canal-historique et leur alter égos altermondialistes ont monopolisé la parole politique. Loin de ces modes éphémères, les identitaires s’affirmaient, eux, anti-mondialistes depuis leur création en 2002. Aujourd’hui ces derniers constatent en écoutant Arnaud Montebourg que leur ténacité a porté ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://img171.imageshack.us/img171/6931/dmondialisation.jpg" alt="" width="501" height="60" /><br />
<strong>Manifeste</strong></p>
<p><strong>Les victoires sémantiques précèdent les succès politiques !</strong></p>
<p>De Seattle à Porto Alegre, les mondialistes canal-historique et leur alter égos altermondialistes ont monopolisé la parole politique. Loin de ces modes éphémères, les identitaires s’affirmaient, eux, anti-mondialistes depuis leur création en 2002. Aujourd’hui ces derniers constatent en écoutant Arnaud Montebourg que leur ténacité a porté ses fruits ! Comme Arnaud Montebourg l’a écrit, il n’y a pas de mondialisation heureuse. le mondialisme n’est ni souhaitable, ni réformable. Ne nous trompons pas, le basculement de l’altermondialisme à la démondialisation est bien plus qu’une victoire sémantique. C’est le premier pas vers un changement profond de ce système devenu cannibale pour ses propres populations. Ce retournement impensable il y a peu montre que la lutte ne sera jamais vaine.</p>
<p><strong>Une Europe forte pour protéger les plus faibles !</strong></p>
<p>Arnaud Montebourg propose de fixer des bannières douanières à l’échelle de l’Europe. Il rejoint ainsi les identitaires qui n’ont cessé de considérer l’Europe comme une nécessité face à des puissances continentales comme les États-Unis d’Amérique ou désormais la Chine. Mais cette Europe ne saurait être réduite à une Union Européenne douanière et technocratique. L’Europe mérite mieux que cela, et d’abord d’être défendue comme le fruit d’une civilisation plurimillénaire.</p>
<p><strong>Vivre et travailler au pays !</strong></p>
<p>Arnaud Montebourg constate localement dans sa circonscription les ravages de la mondialisation. Dans le meilleur des cas, les multinationales pratiquent un chantage permanent à la délocalisation, faisant pression sur leurs salariés pour qu’ils acceptent des conditions de travail toujours plus précaires. Dans le pire des cas, les délocalisations à l’autre bout de la planète entrainent la mort de régions entières, quand ce n’est pas la mort de salariés licenciés et désespérés ! Arnaud Montebourg fixe comme objectif prioritaire la relocalisation de nos industries. Ces industries qui ancrent l’économie dans le réel loin des bourses dérégulées et de leurs montages financiers virtuels ! Louable engagement auquel doit s’ajouter impérativement pour être efficace l’interdiction à ces mêmes multinationales de « délocaliser à domicile » en faisant venir ici une main d’œuvre étrangère et corvéable à merci. Le concept de démondialisation inventé par le Philippin Walden Bello ne précise-t-il d’ailleurs pas de « fixer les populations dans leurs aires d’origine » !</p>
<p><strong>Penser global, agir local !</strong></p>
<p>Arnaud Montebourg évoque avec justesse les convergences de vue de la démondialisation avec les préoccupations des écologistes. Surtaxer des produits venant de l’autre bout du monde et produits dans des conditions douteuses, c’est favoriser une production locale, sans transport polluant inutile, et respectueuse de nos eco-systèmes ! Ne nous arrêtons pas en si bon chemin ! Face au mondialisme destructeur de nos économies, de nos écosystèmes et de nos peuples, l’alternative doit être totale. C’est l’essence même de nos vies qui est en jeu. Notre combat s’inscrit dans une lutte globale pour la défense et la promotion de nos identités. Ces mêmes identités qui sont les remparts les plus efficaces à la tabula rasa de la mondialisation.
<p><strong>Face aux clivages partisans, l’unité des dissidents : Arnaud avec nous !</strong></p>
<p>Arnaud, tu constates comme nous qu’une majorité de la population française est aujourd’hui favorable à ces solutions. Les jeunes et les plus déclassés en particulier. La démondialisation bénéficie d’un large consensus loin des querelles de chapelles qui stérilisent le débat public. Tous : élus, militants politiques, associatifs, syndicalistes, simples travailleurs, nous pouvons nous entendre sur une base commune. Parce que le fatalisme n’est pas une option : Arnaud, face à ceux qui défaillent, tu n’es plus seul ! Rassemblons nous dès maintenant avec pour objectif d’organiser des assises de la démondialisation larges et ouvertes. Pour faire de ce thème crucial, un enjeu central, fut-il même électoral !</p>
<p><strong>Collectif pour une démondialisation intégrale</strong></p>
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		<title>Notre génération n&#8217;est pas effrayée, mais elle se sait condamnée à l&#8217;excellence</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Sep 2011 09:55:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
				<category><![CDATA[A lire]]></category>
		<category><![CDATA[Citations]]></category>
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		<description><![CDATA[&#8220;Votre livre, me demande-t-on parfois, n&#8217;est-il pas démobilisateur ? Car si la France est morte, il n&#8217;y a plus qu&#8217;à baisser les bras et à rentrer dans sa coquille.&#8221; Une telle question, je l&#8217;avoue, m&#8217;étonne. Je ne vois pas pourquoi la mort de la France nous condamnerait à l&#8217;inaction. J&#8217;y verrais plutôt de pressantes raisons ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-2509" title="les_deux_patries" src="http://www.autre-jeunesse.com/wp-content/uploads/2011/09/les_deux_patries-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" />&#8220;Votre livre, me demande-t-on parfois, n&#8217;est-il pas démobilisateur ? Car si la France est morte, il n&#8217;y a plus qu&#8217;à baisser les bras et à rentrer dans sa coquille.&#8221; Une telle question, je l&#8217;avoue, m&#8217;étonne. Je ne vois pas pourquoi la mort de la France nous condamnerait à l&#8217;inaction. J&#8217;y verrais plutôt de pressantes raisons d&#8217;agir. <strong>Nous avons à conserver l&#8217;héritage et à le faire fructifier. Nous devons perpétuer la langue française, transmettre les usages de notre civilité, entretenir la flamme de notre civilisation</strong>. Cela n&#8217;est-il rien ? Si la France est mourante ou morte, <strong>doit-on pour autant cesser de fonder des familles et d&#8217;élever les enfants</strong> ? Cela n&#8217;est-il rien ? La cité a disparu, mais il y a toujours des hommes vivants, et ceux-ci ont à survivre ;<strong> ils ont à se défendre tous les jours contre les agressions de l&#8217;Etat ennemi, ils ont à se protéger à tout moment contre l&#8217;avilissement des moeurs et la désagrégation générale de la société</strong>. Cela n&#8217;est-il rien ? Enfin il ne suffit pas de survivre, il faut vivre, et vivre d&#8217;autant plus intensément que la &#8220;culture de mort&#8221;, comme on dit, est omniprésente. Or qu&#8217;est-ce que vivre ?<strong> C&#8217;est nous conduire en êtres humains doués de raison et créés à l&#8217;image de Dieu; c&#8217;est prier, étudier, servir nos proches, secourir les malheureurx, cultiver l&#8217;amitié, célébrer les événements heureux, et bannir la tristesse et la désespérance</strong>. Tout cela doit-il être compté pour rien ?</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ajouterai ceci. <strong>Les obligations nouvelles qui s&#8217;imposent à nous, les meilleurs de la génération qui nous suit, les ont, me semble-t-il, instinctivement comprises</strong>. Ils s&#8217;organisent pour survivre et pour vivre.<strong> Ils forment des réseaux d&#8217;amitiés. Ils se cuirassent contre les coups</strong>. Ils ont encore sous les yeux, et peuvent mêmes y goûter, les restes de la France, de la grandeur de ses monuments, de la beauté de ses paysages et de la douceur de sa vie. Mais l&#8217;être moral, auteur de ces biens, a disparu semble-t-il. Un jour, il est raisonnable de le craindre, les vestiges eux-mêmes seront effacés. La cité a été détruite. Il s&#8217;en formera un nouvelle, mais pas avant longtemps. On ne peut, nous avait-on dit, exister sans le politique. Mais n&#8217;existons-nous pas ? En tout cas cette génération se prépare à se passer de lui. <strong>Elle n&#8217;est pas effrayée, mais elle se sait condamnée à l&#8217;excellence. Là est la voie étroite où elle trouvera sa patrie².</strong></p>
<p><small>2. &#8220;<em>Patrie, c&#8217;est la connaissance du grand vieux trésor et l&#8217;élargissement à sa mesure ; c&#8217;est la grande amitié et le dévouement, c&#8217;est le don de soi-même</em>&#8221; (Henri Pourra, Le Chef français, septième édition, Marseille, Robert Laffont, 1942, p.94)</small></p></blockquote>
<p style="text-align: right;">Jean de Viguerie &#8211; Les deux patries, Avant-propos de la deuxième édition</p>
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		<title>Les héros ne sont pas fatigués</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 18:12:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Enée portant son père Anchise, qui tient les Pénates dans ses mains (divinités protectrices du foyer chez les Romains). Dans l&#8217;Enéide, Virgile fait d&#8217;Enée un symbole de piété et de respect de l&#8217;héritage des Anciens. La guerre de 1914-1918 : vingt-et-un million de morts. La Seconde Guerre mondiale : au moins quarante millions. Les hécatombes ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img src="http://www.insecula.com/PhotosNew/00/00/05/75/ME0000057554_3.JPG"></p>
<p align="justify"><em>Enée portant son père Anchise, qui tient les Pénates dans ses mains (divinités protectrices du foyer chez les Romains). Dans l&#8217;</em>Enéide<em>, Virgile fait d&#8217;Enée un symbole de piété et de respect de l&#8217;héritage des Anciens.</em></p>
<p>La guerre de 1914-1918 : vingt-et-un million de morts. La Seconde Guerre mondiale : au moins quarante millions. Les hécatombes peuvent inspirer des sentiments divers. Tout dépend des valeurs auxquelles on se réfère. Tous les hommes tombés à la guerre n’étaient certes pas des héros. Tous n&#8217;étaient pas partis au front pour « se faire une âme », comme dit Montherlant. Mais leur sacrifice collectif n’en est pas moins une leçon d’héroïsme. Les faits, après tout, prennent leur sens selon la perspective dans laquelle on les place. Et dans notre histoire, l&#8217;héroïsme, forme d&#8217;exemplarité poussée jusqu’à ses dernières limites, a pendant des siècles été constamment admiré. Qu&#8217;au pays de Voltaire, il y ait aussi des esprits hypercritiques pour en sourire, tant pis ! <strong>L&#8217;ironie est la forme française de l&#8217;impuissance</strong>.</p>
<p><strong>Ce qui distingue le héros du marchand</strong>, disait Werner Sombart,<strong> c&#8217;est que le premier cherche toujours ce qu&#8217;il peut donner à la vie tandis que le second recherche ce qu&#8217;il peut en retirer</strong>. Le héros, cependant, retire lui aussi quelque chose de ses actes. Il en retire une certaine conformité à l&#8217;idée qu&#8217;il se fait de lui-même, en même temps qu&#8217;un agrandissement de soi. <strong>Chez le héros, le Moi de la conscience n&#8217;étouffe jamais complètement le Moi vital</strong>. Tout héros pense comme Goethe : au début était l&#8217;action. Les récits héroïques sont essentiellement dynamiques : jaillissements permanents d&#8217;expressions et d&#8217;images. Dans un monde toujours inapte à totalement satisfaire, l&#8217;acte d&#8217;héroïsme apparaît comme une révolte. <strong>Le héros, par ses actes, cherche à</strong> se donner une forme, à se donner une âme, <strong>à passer du statut d&#8217;individu à celui de personne</strong>. Soumis à la fatalité, il la défie pourtant. Et par cette contradiction, il se transfigure, se dépasse et s&#8217;atteint en même temps.</p>
<p>L&#8217;héroïsme n&#8217;est pas seulement un don de soi. La liberté pour mourir est aussi une liberté pour vivre – sous-tendue par les mêmes raisons. Ainsi que l&#8217;a remarqué Philippe Sellier (<em>Le mythe du héros</em>, Bordas, 1970), l&#8217;acte d&#8217;héroïsme traduit fondamentalement un « désir d&#8217;être dieu ». <strong>Il n&#8217;y a pas de transformation du monde qui ne repose d&#8217;abord sur un dépassement de soi</strong>. Le héros constitue un trait d&#8217;union incessant entre des dieux et des hommes qui se sont mutuellement conçus à leur image. Le héros n&#8217;est pas un homme-dieu, mais un demi-dieu, un homme divin : « le divin Achille », répète Homère. Tout homme qui se dépasse participe lui aussi de la divinité, devient porteur d&#8217;une étincelle divine. L&#8217;abondance des héros dans l&#8217;antiquité gréco-romaine et celto-germanique va de pair avec la multiplicité des dieux.</p>
<p><img class="alignleft" src="http://static.lexpress.fr/assets/91/poster_46980.jpg" alt="" width="200" height="270" />Achille, Hector, Enée, Léonidas, Goliath, Siegfried, Heraklès, Roland, Rodrigue, Arthur ou Lancelot : dans une certaine mesure, la vraie religion de l&#8217;Europe, c&#8217;est ce « culte des héros » évoqué par Carlyle au siècle dernier, dans un ouvrage (<em>Les héros. Le culte des héros et l&#8217;héroïque dans l&#8217;histoire</em>, 1840) qui s’employait à tracer une trajectoire depuis Odin jusqu&#8217;à Napoléon. L&#8217;histoire universelle, disait Carlyle, repose sur des « biographies de héros ». C&#8217;est que l&#8217;exemplarité de ses « travaux » fait du héros une figure populaire, une figure qui parle immédiatement à un peuple dont elle incarne les aspirations inconscientes et les sentiments collectifs. L&#8217;épopée antique, dont Georges Dumézil, élu tout récemment à l&#8217;Académie française, a montré toute l&#8217;importance dans le développement des cultures indo-européennes (<em>Mythe et épopée</em>, 3 vol., Gallimard, 1968-77), n&#8217;est rien d&#8217;autre que l&#8217;expression d&#8217;une structure mentale axée sur des valeurs héroïques.</p>
<p>On connaît la fraternité des anciens combattants.<strong> Seule l&#8217;adhésion aux valeurs héroïques permet d&#8217;éviter le moralisme totalitaire, car seule elle permet d&#8217;estimer l&#8217;adversaire par-delà ce qui peut séparer de lui</strong>. Il fut un temps où l&#8217;on ne se battait bien que contre ceux qu&#8217;on estimait : telle fut l&#8217;origine du duel. D&#8217;où la notion de « fraternel adversaire » : séparés par des idées ou des frontières, des hommes se reconnaissent lorsqu&#8217;ils adoptent le même style, se rallient aux mêmes valeurs. Un ennemi reste un frère quand il vit au même niveau que nous. Quand Achille tue Lycaon, il lui dit : Alla, philos !, « Meurs, ami ! » Ce sont les idéologies modernes, prenant le relais des anciennes religions dogmatiques, qui ont exigé qu&#8217;on haïsse l&#8217;adversaire. Comment aurait-on pu, sans cela, être pacifiste et se battre ? <strong>Pour combattre des hommes quand on se déclare « humaniste », il faut leur dénier leur humanité, les réduire au statut de « non-hommes » : dès lors, contre eux, tout est permis</strong>.</p>
<p>L&#8217;Europe a fait sien pendant des siècles le mot de Sénèque : « Vivre est le fait d&#8217;un guerrier ». Mais l&#8217;héroïsme déclenchait déjà les sarcasmes de Pascal et d&#8217;Augustin. Aujourd&#8217;hui, à nouveau, on semble ne plus croire aux « grands hommes » – quitte à se dire disciples de Marx, de Freud ou de Mao. Ce n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas un mince paradoxe que le socialisme ait si souvent rencontré l&#8217;idéal héroïque, alors que l&#8217;esprit petit-bourgeois l&#8217;a toujours dédaigné : <strong>le désir de sécurité à tout prix a gommé l&#8217;esprit héroïque plus sûrement que les révolutions, qui l’ont au contraire entretenu</strong>.</p>
<p>Ce n&#8217;est probablement qu&#8217;une apparence. <strong>L&#8217;héroïsme répond à un besoin éternel de l&#8217;âme européenne</strong> (et de ce point de vue, l&#8217;hostilité moderne au héros dissimule d&#8217;évidence une hostilité plus générale à un système de valeurs spécifiquement européen). Bachelard rappelait que « l&#8217;imagination est toujours jeune ». Drieu La Rochelle et Romain Rolland, Saint-Exupéry et Malraux ont continué en ce siècle d&#8217;exalter la grandeur.<strong> Non, les héros ne sont pas fatigués, c&#8217;est le monde qui s&#8217;est provisoirement lassé d&#8217;eux</strong>. Les demi-dieux se sont réfugiés dans l’inconscient des peuples, dans l&#8217;imagination populaire. Ils attendent leur heure, sûrs de leur retour, comme les chevaliers d&#8217;Arthur dans les brumes d&#8217;Avalon – l&#8217;« île des pommes » de la légende celtique – ou ceux de Barberousse dans les forêts sauvages du Kyffhäuser.</p>
<p><strong>Alain de Benoist</strong> (Le Figaro Magazine, 10 novembre 1978)</p>
<p>Philippe Sellier, <a href="http://www.priceminister.com/offer/buy/229161/Sellier-Le-Mythe-Du-Heros-Livre.html"><em>Le mythe du héros</em></a><br />
Thomas Carlyle, <em><a href="http://www.amazon.fr/H%C3%A9ros-Thomas-Carlyle/dp/2706813210/ref=sr_1_1?ie=UTF8&#038;qid=1316023600&#038;sr=8-1">Les héros</a></em><br />
Theodor Haecker, <em><a href="http://www.amazon.fr/VIRGILE-PERE-OCCIDENT-HAECKER-THEODOR/dp/2940402043">Virgile, père de l&#8217;Occident</a></em></p>
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		<title>Le livre de Philippe Vardon disponible dans la boutique de l&#8217;Autre Jeunesse !</title>
		<link>http://www.autre-jeunesse.com/le-livre-de-philippe-vardon-disponible-dans-la-boutique-de-lautre-jeunesse/</link>
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		<pubDate>Sun, 04 Sep 2011 15:15:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[Éléments pour une contre-culture identitaire]]></category>
		<category><![CDATA[IDées éditions]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunes Identitaires]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Vardon-Raybaud]]></category>
		<category><![CDATA[rebelle]]></category>

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		<description><![CDATA[ÉLÉMENTS POUR UNE CONTRE-CULTURE IDENTITAIRE par Philippe Vardon-Raybaud Prix : 20 euros pièce &#160; &#038;nbsp]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>ÉLÉMENTS POUR UNE CONTRE-CULTURE IDENTITAIRE<br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><em>par Philippe Vardon-Raybaud</em></p>
<p style="text-align: center;">Prix : 20 euros pièce</p>
<p><center><br />
<img class="size-full wp-image-2438 aligncenter" title="couverture-éléments-pour-une-contre-culture-identitaire-214x300" src="http://www.autre-jeunesse.com/wp-content/uploads/2009/10/couverture-%C3%A9l%C3%A9ments-pour-une-contre-culture-identitaire-214x300.jpg" alt="" width="214" height="300" /></center>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>« Les États-Unis de 2011 rappellent de plus en plus l’Union Soviétique de 1991 »</title>
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		<pubDate>Sat, 06 Aug 2011 16:34:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Xavier Moreau]]></category>

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		<description><![CDATA[Le grand perdant est le peuple américain. Trompé, manipulé massivement par un discours de propagande peu évolué, il a démontré à l’ensemble du monde civilisé son immaturité politique fondamentale. Depuis 20 ans, en dehors d’une petite partie de la gauche américaine et de la faction minoritaire des conservateurs républicains que l’on retrouve aujourd’hui autour de ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><img class="alignleft" src="http://profile.ak.fbcdn.net/hprofile-ak-snc4/195705_121068004627415_3920166_n.jpg" alt="" width="180" height="180" />Le grand perdant est le peuple américain. Trompé, manipulé massivement par un discours de propagande peu évolué, il a démontré à l’ensemble du monde civilisé son immaturité politique fondamentale. Depuis 20 ans, en dehors d’une petite partie de la gauche américaine et de la faction minoritaire des conservateurs républicains que l’on retrouve aujourd’hui autour de Ron Paul, le peuple américain a été incapable du moindre éclair de lucidité, que ce soit sur la Yougoslavie, l’Afghanistan, l’Irak et aujourd’hui l’Iran. Cette faute se paiera au prix fort et se traduira par ces centaines de milliers de vétérans dont il faudra s’occuper et ensuite réintégrer dans une économie exsangue. Incompétence et aveuglement des élites, guerres inutiles et perdues d’avance, pollution industrielle massive (liée a l’exploitation du gaz de schiste), hypertrophie du complexe militaro-industriel, crise économique, appauvrissement et endettement hors de contrôle, perte de légitimité morale, mensonge de masse, <strong>les États-Unis de 2011 rappellent de plus en plus l’Union Soviétique de 1991</strong>.</p></blockquote>
<p><a href="http://www.realpolitik.tv/2011/06/etats-unis-la-chute-finale/">Lire la suite sur Realpolitik.tv</a></p>
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		<title>Les leçons à tirer de l&#8217;occupation d&#8217;un parking à Marseille</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 20:31:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comme l&#8217;a révélé France 2 dans son JT du soir (3 août 2011), une « bande de jeunes » occupe quotidiennement un parking dans le quartier de la Porte d&#8217;Aix à Marseille (2ème arrondissement), dans lequel ils organisent un véritable racket. Le gestionnaire, Vinci Park, a abandonné le site à cause de la délinquance alentour, sur ses ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme l&#8217;a révélé <a href="http://www.fdesouche.com/229631-a-marseille-on-a-vole-un-parking">France 2 dans son JT du soir</a> (3 août 2011), une « <em>bande de jeunes </em>» occupe quotidiennement un parking dans le quartier de la Porte d&#8217;Aix à Marseille (2ème arrondissement), dans lequel ils organisent un véritable racket.</p>
<p align="center"><img src="http://www.laprovence.com/media/imagecache/article-taille-normale/hermes/2011-08/2011-08-03/2011080219350482_7.jpg" alt="" width="400" height="249" /></p>
<p>Le gestionnaire, <em>Vinci Park</em>, a abandonné le site à cause de la délinquance alentour, sur ses employés notamment. Le parking ressemble à un terrain vague : sa barrière est actionnée manuellement par un pré-ado à peine pubère, il est jonché d&#8217;ordures et de vêtements, entassés entre deux vieux arabes qui taillent le bout de gras et la tournée d&#8217;adieu des <em>Gipsy King</em>. Sur la borne à l&#8217;entrée, on a écrit au feutre noir « 5 € ». Les bornes de paiement à la sortie sont défoncées et le même tarif y est indiqué. Et ceci à l&#8217;entrée de la deuxième plus grande ville de France. Le stationnement est tantôt gratuit, tantôt payant, sûrement au gré de l&#8217;humeur des nouveaux propriétaires. Or, en théorie, le propriétaire, c&#8217;est la mairie, le site étant un parking municipal dont l&#8217;exploitation était concédé à <em>Vinci Park</em> par délégation de service public. Le journaliste indique à la fin du reportage que ce racket représente une perte de « <em>100 000 euros par an </em>» pour la mairie. Il conclut, très sérieusement, sur cette phrase : « <em>les élus demandent une rapide intervention de l&#8217;Etat </em>». Oui, vous avez bien lu : incapables de déloger une bande d&#8217;adolescents qui occupent un parking, la mairie d&#8217;une ville de l&#8217;envergure de Marseille, qui doit bien avoir quelques hommes en bleus à faire travailler, s&#8217;en remet à l&#8217;Etat français. Passons sur les poncifs habituels : « zone de non-droit », « occupation illégale », etc. Oui, assurément. Mais allons un peu plus loin.</p>
<p><span id="more-2336"></span></p>
<p align="center"><img src="http://img143.imageshack.us/img143/3171/marsac.jpg" alt="" width="351" height="538" /></p>
<p align="JUSTIFY">Premier constat : dans un régime réellement démocratique, où « démocratie » n&#8217;est pas qu&#8217;un slogan électoral mais une pratique quotidienne jusque dans la vie des quartiers, à Paris comme ailleurs ; sur la place de l&#8217;église, dans nos villages, comme dans les grandes agglomérations ; bref, dans un régime fédéral, ou à défaut largement décentralisé, fonctionnant sous les auspices de la démocratie directe et locale, notamment par le biais du scrutin d&#8217;initiative populaire (voir l&#8217;exemple suisse), les représentants de la population – syndics de quartier, élus municipaux, etc., auraient tôt fait d&#8217;envoyer les forces de police nettoyer l&#8217;endroit et chasser les indésirables pour réintroduire la municipalité, le gestionnaire privé et les usagers dans leurs droits les plus élémentaires. On ne goûte pas seulement aux effets de l&#8217;immigration-invasion et de la sur-délinquance dans ce cas d&#8217;école marseillais : <strong>on subit avant tout et surtout la décomposition lamentable du corps social, conséquence de plusieurs siècle de centralisme aberrant</strong>, inauguré par les derniers rois de France et assumé par la République jacobine, qui, accoutumant les Français à la dépendance à l&#8217;égard des pouvoirs publics, a transformé le peuple franc en troupeau d&#8217;esclaves dociles. La centralisation est le cancer qui ronge la France, cancer invisible à l&#8217;œil de 65 millions de moutons bercé par le ronron médiatique des soi-disant « vrais » problèmes : réforme des retraites, discriminations, etc. Car la centralisation touche à ce qu&#8217;il y a de plus vital chez un peuple : en leur retirant leurs libertés locales et leurs droits particuliers, en déclarant la guerre aux mœurs administratives locales héritées de l&#8217;ère féodale, au nom de l&#8217;égalitarisme et de l&#8217;unité nationale,<strong> on a progressivement dépossédé un peuple de l&#8217;esprit d&#8217;initiative et de responsabilité en même temps que, par voie de conséquence, s&#8217;affaiblissait l&#8217;autorité de l&#8217;Etat, incapable d&#8217;assumer efficacement la montagne étourdissante de ses attributions</strong>. Instituez demain le scrutin d&#8217;initiative populaire à Marseille, permettez à ses habitants de déposer une proposition de mesure, soumise à référendum local dès obtention d&#8217;un nombre-palier de signatures, et les indésirables seront immédiatement chassés par la police en application des mesures élues par une majorité d&#8217;habitants excédés. Rendez ses libertés au peuple et il n&#8217;aura pas besoin de « <em>l&#8217;Etat </em>» (mais de qui veut-on parler : du GIGN ? De l&#8217;armée ?) pour assurer sa sécurité.</p>
<p align="JUSTIFY">Alors, on nous répondra que la décentralisation, dans le contexte actuel de ghettoisation ethnique avancé, aboutirait à la création de mini-républiques autonomes partout où l&#8217;islam et la sur-délinquance sont majoritaires ; bref, autant de petits Kosovo potentiels. Et <em>in fine</em> la mort certaine de la France. Mais attendez une minute : n&#8217;est-ce pas déjà le cas ? Les « zones de non droit » n&#8217;existent-elles pas déjà ? Des quartiers entiers ne vivent-ils pas déjà au rythme d&#8217;une économie souterraine mêlant drogues et petites combines ? Et pourtant, c&#8217;est dans le pays le plus centralisé du monde occidental que cela se passe. Réveillez-vous imbéciles.</p>
<blockquote>
<p align="JUSTIFY">Il faut changer le principe même des <a href="http://www.larousse.fr/encyclopedie/nom-commun-nom/collectivit%C3%A9/35167#914647">institutions de l&#8217;an VIII</a> [posées par Napoléon en 1800, elles posent les jalons de l'administration française actuelle]. <strong>En donnant à l&#8217;État mille distractions importunes, elles l&#8217;ont affaibli dans son œuvre propre</strong>. Elles lui ont fait perdre encore de sa force par les sentiments de paresse, d&#8217;impatience, de dégoût et d&#8217;inimitié qu&#8217;excite chez les citoyens son intervention continue. <strong>Négligent des grandes affaires et trop soucieux des petites, cet État centralisateur pousse la France à l&#8217;anarchisme</strong> et la détache de toute idée de patrie. Aux communes les affaires proprement communales, les provinciales aux provinces ; et que les organes supérieurs de la nation, dégagés de tout office parasitaire, président avec plus d&#8217;esprit de suite et de vigueur à la destinée nationale. Ainsi ramené à ses normales attributions, le pouvoir central les verrait aussitôt affermies et développées.</p>
</blockquote>
<p align="JUSTIFY">Charles Maurras, <a href="http://maurras.net/textes/49.html"><em>L&#8217;Idée de décentralisation</em></a>, 1897.</p>
<p align="JUSTIFY">2ème constat : qu&#8217;une bande de jeunes puisse s&#8217;emparer d&#8217;un parking, organiser un <em>checkpoint</em> à l&#8217;entrée et à la sortie, sans que la mairie puisse intervenir, réclamant de surcroît l&#8217;intervention de l&#8217;Etat, et tout cela dans la 5ème puissance mondiale, et non un micro-Etat fantôme du Tiers-Monde, devrait nous faire prendre conscience que l&#8217;heure est grave, que notre avenir est celui des affrontements de rue et des guérillas urbaines. Nous sommes identitaires aujourd&#8217;hui, nous devrons nous faire auto-gestionnaires demain, nous préparer à relever nos manches, pour défendre nos quartiers, nos familles, nos foyers, nos terres. 2012 n&#8217;y changera rien : l&#8217;avenir de notre pays se joue dans la rue, ici et maintenant.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Supprimons le 14 juillet (La République n&#8217;est pas ma patrie)</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jul 2011 18:03:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Texte paru l&#8217;an dernier à la même date sur Novopress et Recounquista &#8211; Les jeunes Identitaires de Provence. « Alors tu fais quoi pour le 14 juillet ? Mais Fred ‘faut pas rester chez toi, viens en boite avec nous, on va s’mettre une de ces mines j’te racont’pas ! ». Grossomodo, c’est ça le ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Texte paru l&#8217;an dernier à la même date sur <a href="http://fr.novopress.info/63299/tribune-libre-supprimons-le-14-juillet-par-julien-langella/">Novopress</a></em> <em>et <a href="http://recounquista.com/2010/07/15/supprimons-le-14-juillet/">Recounquista &#8211; Les jeunes Identitaires de Provence</a>.</em></p>
<p align="center"><img src="http://imagik.fr/uploads/444667" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">« Alors tu fais quoi pour le 14 juillet ? Mais Fred ‘faut pas rester chez toi, viens en boite avec nous, on va s’mettre une de ces mines j’te racont’pas ! ». Grossomodo, c’est ça le 14 juillet aujourd’hui. Une bonne occasion offerte aux filles de montrer leur poitrine au DJ pour gagner une bouteille de champagne, et, pour les garçons, de donner son salaire au barman pour espérer obtenir un numéro de téléphone en fin de soirée sur un parking minable, entre la portière de sa voiture et le vomi du passager. Bref, un samedi en semaine. Quoi d’autre sinon ?</p>
<p style="text-align: justify;">D’ailleurs, devons-nous vraiment nous en plaindre ? Et si le 14 juillet était, non seulement une date inappropriée, la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_de_la_F%C3%A9d%C3%A9ration">Fête de la Fédération</a> n&#8217;étant qu&#8217;un temps mort négligeable dans les massacres qui ont accompagné la Révolution dès ses débuts prometteurs, mais par ailleurs une très mauvaise manière de célébrer la nation française ?</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-2246"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Et ce pour une raison simple : <strong>le patriotisme français</strong>,<strong> </strong>« <strong>officiel </strong>»,<strong> n’en est pas véritablement un</strong>. C’est un curieux mélange de chauvinisme militaire, de souvenirs de tranchées (j’ai le plus grand respect pour ceux qui y ont combattu, espéré et souffert, mais j’ai du mal à concevoir que « la France » se résume à des trous d’obus remplis du sang de nos frères européens) et de célébration des valeurs idéologiques qui fondent le régime politique républicain à la française, cet ensemble de vœux pieux partagés par tout l’Occident (« Liberté, Egalité, Fraternité »). Ça en fait des « Français » potentiels… Et cette année, le 14 juillet a achevé de se décrédibiliser en comptant dans son traditionnel défilé militaire les représentations de treize Etats africains « indépendants » [NDLR : article publié en 2010]. Les imbéciles heureux de l’anticolonialisme y voient une reconstitution nostalgique de l’Empire colonial (« les-heures-les-plus-sombres-de… »), mélange de paternalisme et de racisme franchouillard. A l’inverse, c’est un appel du pied en direction des lobbies anti-racistes que fait Sarkozy, tentant de se faire pardonner son « <em>l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire</em> » du fameux <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_Dakar" target="_blank">discours de Dakar</a> (2007).</p>
<p style="text-align: justify;">Mais au-delà de ce coup de communication, voyons-y une manifestation parmi d’autres, ici bénigne puisque limitée au domaine symbolique des commémorations militaires, de <a href="http://fr.novopress.info/27654/le-metissage-arme-de-propagande-du-capitalisme/" target="_blank">l’idéologie du métissage déjà martelée avec violence à Palaiseau</a> (2008) ; métissage qui, selon les souhaits du Président, devra être « <em>imposé</em> (…) <em>par des méthodes contraignantes </em>» s’il ne venait pas à s’opérer spontanément.</p>
<p align="center"><img src="http://imagik.fr/uploads/444695" alt="" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>La République défile pour la diversité&#8230; Mais rejette celle de nos régions !</em> (<a href="http://sites.univ-provence.fr/tresoc/dessine/integral/dess0001.pdf">Gezou</a>)</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, et c’est fondamental, cette initiative illustre combien <strong>le</strong> « <strong>mythe national</strong> » demeure ancré dans les mentalités des élites dirigeantes et des faiseurs d&#8217;opinion. Ce mythe, <strong>formé au 19ème siècle dans une atmosphère de nationalisme expansionniste</strong> («<em> renverser les tyrans</em> ») <strong>et de chauvinisme aigri</strong> (notamment après l&#8217;amputation de l&#8217;Alsace-Lorraine), niant <em>de facto</em> la réalité de l&#8217;unité ethnique du Vieux continent et les solidarités qu&#8217;elle suppose, <strong>a tourné la France vers la chimère d&#8217;une mission civilisatrice à l&#8217;égard des</strong> «<em> races inférieures</em> » <strong>et ainsi forgé le mythe impérial</strong> : « <em>trois couleurs, un drapeau</em> ». Or, aussi forts qu’aient pu être les liens unissant la France à ses colonies et aux nations indépendantes d’Afrique, ils ne font pas de nous, vieux peuple de souche latino-germanique, les frères dans l’histoire et devant l’Eternel des peuples représentés par les délégations militaires africaines qui ont défilé le 14 juillet 2010. Le mythe national français appuyé sur la mystique toute militaire du <em>sang versé</em> tendrait à nous faire croire que les Africains qui ont choisi la France au cours des conflits meurtriers du 20ème siècle (les fameux « Français par le sang versé ») seraient, par l’entremise d’une communauté de destin méditerranéenne fantasmée, plus proches de nous que ne le sont nos frères européens d’Allemagne, d’Italie ou d’Espagne. Sans remettre en cause la valeur du sacrifice fait par ceux qui, de toutes origines, ont combattu pour sauvegarder l’intégrité de notre sol, <strong>sachons en finir avec un mythe national, hérité de l’assimilationnisme colonial, et aux impasses identitaires</strong> auxquelles il nous mène en niant le fait ethnique et historique plus ancien que constitue la réalité civilisationnelle européenne. Soit 30 000 ans d’identité. On ne peut pas, d’une part, continuer à se vautrer dans le nationalisme cocardier le plus étriqué et, de l’autre, se scandaliser d’un défilé militaire aussi « métissé ».</p>
<p style="text-align: justify;">On ne peut pas chérir les causes d’un phénomène dont on condamne par ailleurs les conséquences : depuis 1789, c’est dans l’ADN politique de la République française de brûler sur l’autel du nationalisme révolutionnaire, exportateur impérialiste des Lumières (le fameux « <em>devoir des races supérieures de civiliser les races inférieures</em> », de Jules Ferry à Léon Blum), ce qui constitue la France terrienne, charnelle, enracinée, réelle. A savoir ses provinces : du lion flamand à l’aigle niçois en passant par la blanche hermine et la cigogne alsacienne (1), la France est cet arbre pluri-centenaire dont les racines, cette richesse régionale unique, plongent profondément dans une Europe aux milles charmes. Eric Zemmour l’a très bien relevé dès la première page de <a href="http://www.amazon.fr/M%C3%A9lancolie-fran%C3%A7aise-Eric-Zemmour/dp/2213654506/ref=sr_1_fkmr0_1?ie=UTF8&amp;qid=1279166607&amp;sr=8-1-fkmr0" target="_blank"><em>Mélancolie française</em></a> (2010) : « <em><strong>la France n’est pas en Europe ; elle est l’Europe</strong>. La France réunit tous les caractères physiques, géologiques, botaniques, climatiques de l’Europe. Elle est le seul pays à la fois du Nord et du Midi, de l’Est et de l’Ouest.</em> » Si la France est bien une terre de diversité, c’est de diversités européennes qu’il faut parler : « <em>il y avait, avant la conquête romaine, de prodigieuses différences entre la colonie grecque de Marseille et les Cimbres d’entre Seine et Loire ou les Belges d’entre Meuse et Seine. Le mélange s’est formé peu à peu, ne laissant qu’une heureuse diversité. De là viennent la richesse intellectuelle et morale de la France, son équilibre, son génie</em> » (Jacques Bainville, <a href="http://www.amazon.fr/Histoire-France-Jacques-Bainville/dp/2847344322/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1279166680&amp;sr=8-1" target="_blank"><em>Histoire de France</em></a>). Car les Français n’ont pas attendu de voir débarquer des cargos remplis de travailleurs maghrébins, importés par la droite d’affaire giscardienne sur requête des patrons négriers à l’instar de Martin Bouygues, pour découvrir la « diversité » : à la diversité allogène, outre-Méditerranéenne, que les ignorants brandissent comme un élément incontournable de notre tradition, répond <strong>la diversité autochtone qui constitue la France en ses provinces</strong> depuis toujours.</p>
<p align="center"><img src="http://imagik.fr/uploads/444668" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">C’est cette réalité bien française que les idiots utiles de l’uniformisation mondialiste, d’extrême-gauche et d’ailleurs, font semblant d’ignorer en proclamant non sans justesse mais à la manière de singes savants, ou de roquets hargneux, parce qu’ils ne connaissent pas l’histoire, « qu’il n’existe pas de race française » ni de « Français de souche » mais qu’un « <em>conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble</em> » (Eric Besson, ancien socialiste et ministre sarkozyste de « l’Identité nationale »… Oui, ça ne s’invente pas, sauf en France).</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, au regard de ce qu’est la France, soit <strong>une mosaïque de peuples européens</strong>, et encore faut-il préciser qu’aucune province de France n’est exclusivement latine ou germanique (celtitude, latinité et germanité se mêlant l’une à l’autre du nord au Midi), la configuration même de la fête nationale du 14 juillet, soit un défilé militaire évoquant les guerres fratricides du 20ème siècle qui ont amorcé le déclin de l’Europe, est en contradiction parfaite avec la réalité historique, culturelle, en somme identitaire, de la France. Car <strong>ce que l’on célèbre le 14 juillet n’est pas la France</strong>. <strong>Mais la République</strong>. C&#8217;est-à-dire un certain type de régime politique, qui n&#8217;est pas meilleur ni plus mauvais qu&#8217;un autre, voire un certain type de « république » (dont la diversité des constitutions dans le monde offre plusieurs définitions), mais dont la version française est en contradiction radicale avec l&#8217;esprit et le génie français. Dès lors, pour son avènement, Marianne devait en finir avec la France&#8230; En effet,<strong>la République française</strong>, modèle de vertu révolutionnaire pour les communistes russes d’Octobre 1917,<strong> s’est construite sur la haine délirante de la réalité européenne de la France</strong> : « <em>Les habitants des campagnes </em>[bretonnes] <em>n&#8217;entendent que le breton </em>(…)<em> L&#8217;éducation publique ne peut s&#8217;y établir, la régénération nationale y est impossible. </em>(…)<em> là les citoyens naissent et meurent dans l&#8217;erreur : ils ignorent s&#8217;il existe encore des lois nouvelles</em> (…) <em>le fédéralisme et la superstition parlent breton ; l&#8217;émigration</em> [épisode de l’exil des nobles et victimes de la Révolution] <em>et la haine de la République parlent allemand ; la contre-révolution parle l&#8217;italien, et le fanatisme parle le basque. Cassons ces instruments de dommage et d&#8217;erreur</em> (…)<em> il n&#8217;appartient qu&#8217;à la langue française de devenir la langue universelle </em>», déclare le député Barrère dans son <a href="http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/barere-rapport.htm" target="_blank">discours du 8 pluviose an II</a> (le 27 janvier 1793 selon le calendrier révolutionnaire, adopté pour signifier 1792 comme la première année de « <em>l’ère des Français</em> »).</p>
<p style="text-align: justify;">A lire Barrère, on croirait que les treize siècles d’histoire, du baptême de Clovis (« <em>on peut dire que la France commence là</em> » selon Jacques Bainville dans son <a href="http://www.amazon.fr/Histoire-France-Jacques-Bainville/dp/2847344322/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1279166680&amp;sr=8-1" target="_blank"><em>Histoire de France</em></a>) jusqu’à la Révolution, n’étaient qu’une longue période d’anarchie et de chaos au cours de laquelle les Français n’ont connu ni lois ni gouvernement, ni grandeur cela va de soi ! A l’inverse, depuis la centralisation jacobine, il est de notoriété publique que la France est devenue paisible, pacifique, harmonieuse, que l’esprit public y est vivifié partout où il y a des citoyens, qu’elle vit en bonne intelligence avec ses voisins européens, que l’esprit d’initiative et de responsabilité individuelle y fleurit en même temps que se fane le déshonorant système d’assistanat…</p>
<p style="text-align: justify;">Une nation défigurée et appauvrie, pour ne pas dire violée, par un régime politique qui prescrit l’anéantissement de ses provinces comme garantie du respect et de la connaissance des lois ne pouvait être célébrée autrement que sous la forme d’un défilé militaire froid, stérile et sans saveur, une longue et monotone promenade d’hommes rendus banalement « semblables » par l’uniforme. Conformément à « l’idée de la France » que s’en faisaient la frange jacobine des hommes de 89 : « <em><strong>l’association</strong> </em>(…)<em> <strong>d’hommes</strong> </em>(…)<em> <strong>une, indivisible</strong></em> (&#8230;) <em><strong>qui se reconnaissent semblables</strong> », « <strong>dont toutes les âmes sont confondues</strong> » dans « <strong>l’entière abstraction de tout lieu</strong></em> » car «<strong> <em>c’est la masse des citoyens et non pas le territoire</em></strong> » <strong>qui constitue la France</strong> (2). Et les Français de déserter « l’hommage national » annuel… La cause et les conséquences.</p>
<p align="center"><img src="http://imagik.fr/uploads/444681" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Dans une <a href="http://cat.novopress.info/661/frederic-mistral-monarchiste-et-federaliste/" target="_blank">lettre à Charles Maurras</a> (1899), Frédéric Mistral, l’âme du Félibrige, relève combien <strong>il est absurde d’attendre d’un peuple une quelconque forme de ferveur patriotique si l’on a au préalable tenter d’anéantir chez lui tout sentiment d’amour pour sa patrie charnelle</strong>, soit le plus évident et le plus naturel des patriotismes : « <em>l’indigène de chaque pays de France est éduqué à rebrousse-poil. On s’efforce de lui arracher ses traditions et</em> (…) <em>l’usage de ces parlers antiques par lesquels se transmettaient et se perpétuaient le génie, l’indépendance et le naturel de la race. Tout est rasé, tout est broyé </em>(…) <em>l’histoire locale, provinciale</em> (…) <em>l’accent, les habitudes, les choses spéciales au pays et à son peuple </em>(…)<em> Et avec ça on produit</em> (…) <em>des gens qui </em>(…) <em> font bon marché de la Patrie et du Drapeau qui la symbolise. </em>» Et Frédéric Amouretti, un autre prestigieux félibre, d’écrire dans <em>L’Express du Midi</em> le 6 juin 1900 : « <em><strong>Contribuer à donner chaque jour plus d’originalité et plus de vitalité à chaque province française, c’est donner plus de force à la France</strong> </em>(…) <em>Lorsque vous entendez quelqu’un vous louer l’uniformité au nom du patriotisme, défiez-vous : ce doit être quelque internationaliste qui ne vante l’uniformité nationale que pour préparer l’uniformité internationale.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, comment blâmer ceux qui désertent leur écran de télévision le matin du 14 juillet et qui font la fête nationale buissonnière ? S’ils peuvent échapper au chauvinisme républicain en armes (et par là même à l’empire de la télévision sur nos vies) alors tant mieux ! Car la France, ce n’est pas cela, <strong>la patrie ce n’est pas l’Etat</strong>.</p>
<p align="center"><img src="http://imagik.fr/uploads/444690" alt="" /></p>
<p align="center"><em>En matière de respect des langues régionales, la République sort son joker :</em> « <em>exception culturelle !</em> » (<a href="http://sites.univ-provence.fr/tresoc/dessine/integral/dess0001.pdf">Gezou</a>)</p>
<p style="text-align: justify;">Georges Bernanos, dans <a href="http://www.amazon.fr/France-contre-robots-Georges-Bernanos/dp/2859208054/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1279166546&amp;sr=8-1-spell" target="_blank"><em>La France contre les robots</em></a>, a relevé lui aussi les impasses du patriotisme militaire : « <em>A qui lui eût demandé, par exemple, quel est le symbole de la Patrie, un petit garçon de 1900 n’eût pas hésité une seconde à répondre : le Drapeau </em>(…) <em>un haillon déchiré, trempé du sang des braves.</em> (…)<em> On l’aurait fait sourire en lui proposant une cathédrale, une route, un fleuve tranquille ou une vieille maison paternelle, avec son champ et son verger. <strong>Plus l’idée de Patrie prenait ce caractère implacable</strong>, <strong>si contraire à notre tradition</strong>, <strong>à notre tempérament</strong>, <strong>à notre génie</strong>, <strong>plus elle devenait étrangère à la majorité des Français</strong>, particulièrement à ceux de la classe ouvrière qui n’étaient pas loin d’y voir, non sans raison, <strong>un fanatisme religieux et comme une sorte de cléricalisme tricolore</strong></em> ». On objectera les vertus de l’honneur militaire et du sacrifice, attributs du héros. Mais ce sont « <em>les guerres d’autrefois</em> » qui « <em>formaient des héros</em> ». Celle d’aujourd’hui, « <em>totale </em>», « <em>forme une espèce d’homme</em> (…) <em>résignés à ne pas</em> « chercher à comprendre »<em>, raisonneurs et sceptiques en apparence, mais terriblement mal à l’aise dans les libertés de la vie civile qu’ils ont désapprises une fois pour toutes</em> (…) <em>qui ne leur seront plus jamais familières</em> (…) <em>comme s’ils n’y avaient pas droit, comme s’ils avaient une fausse permission dans la poche</em> (…) <em>une espèce d’hommes où le Totalitarisme puise au hasard des milliers de badauds en uniforme pour son cérémonial religieux, des bêtes intelligentes et féroces pour sa police, et des bourreaux pour ses camps de concentration</em> ».</p>
<p align="center"><img src="http://imagik.fr/uploads/444672" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;">Non, <strong>ce n’est pas le ballet austère de cette</strong> « <strong>espèce d’hommes</strong> »,<strong> conduits hier à rompre sept siècles d’amitié franco-serbe en bombardant un peuple frère</strong>,<strong> et aujourd’hui condamnés par</strong> « <strong>le grand frère américain</strong> » <strong>à vérifier dans leur chair et dans leur sang la ténacité afghane</strong>, <strong>qu’il me semble devoir imposer à mon peuple comme modèle d’héroïsme et d&#8217;identité nationale</strong>. Les héros sont ceux qui choisissent de l’être. Ceux dont le courage et l’action ont un sens. Ou bien toutes les armées d’esclaves de l’histoire de l’humanité sont semblablement composées de héros.</p>
<p style="text-align: justify;">Pauvre et sec comme le gosier d’un malheureux, le patriotisme républicain et les gesticulations de ses pantins en uniforme ne fait pas plus illusion qu’il ne peut encore, ni aujourd’hui ni demain, séduire quelque Français que ce soit. Car «<em><strong> la patrie, ce n’est pas le drapeau seul</strong> ; <strong>c’est la race</strong></em> (3)<em>,<strong> le sol</strong>,<strong> c’est la tradition</strong>.</em> (…) <em><strong>C’est avoir une conception supérieure du patriotisme</strong>, <strong>que de vouloir maintenir intactes les originalités régionales</strong>, au lieu de tout noyer dans une plate banalité uniforme au nom de l’unité de la nation.</em> » En effet, « <strong><em>le sentiment de la patrie se concrétise en se resserrant</em></strong> ». Sans cela, il n’est plus « <em>qu’une étape vers l’internationalisme </em>» (Frédéric Amouretti, 11 juin 1893).</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, enfin, posons la sempiternelle et ultime question : <strong>que faire ?</strong> Et bien dans une République pourvue d’une longue mémoire, assumant l’histoire de France sur la longue durée, avec sérénité et vérité, on n’attacherait pas plus d’importance que cela à la date fétiche du 14 juillet. On pourrait même juger, mais il y a bien entendu tant d’autres dates qui pourraient être tout autant adéquates, que <strong>le 25 décembre</strong>,<strong> en mémoire du baptême de Clovis en 496</strong>,<strong> ferait une fête nationale tout à fait respectable</strong>. Non pas, comme le soulèveraient les mauvaises langues et les laïcards aigris, pour remettre en cause l’acquis historique de la laïcité et de l’indépendance de l’Etat à l&#8217;égard de l&#8217;Eglise, mais, à l&#8217;inverse, <strong>pour célébrer les racines européenne de la France et</strong>, <strong>en conséquence</strong>, <strong>proclamer l&#8217;impérieuse nécessité d&#8217;une communauté de destin continentale de Lisbonne à Moscou</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Car que symbolise le baptême de Clovis ? La rencontre, pour ne pas dire la fusion, entre un Barbare païen, un Franc venu des pays belges et rhénans, avec la civilisation gallo-romaine et l’institution catholique prise non comme une autorité spirituelle mais bien politique : après la chute de Rome, les évêques étant pourvus de l’ascendant moral dans la société d’alors, la seule autorité demeurée intacte était l&#8217;Eglise, et ses clercs les régents assurant l’intérim du pouvoir jusqu’à l’ascension des Francs. L’Eglise revenant à ses affaires après cette délégation de pouvoir, la distinction entre le pouvoir temporel et spirituel serait par ailleurs rappelée et consacrée solennellement chaque année, à l’occasion de cette fête nationale du 25 décembre. Ainsi, le baptême de Clovis ne serait pas célébré comme un acte de foi – Clovis n’étant pas entré dans l’Eglise à la suite d’une épiphanie mais par pragmatisme politique, mais comme <strong>la rencontre et l’association des deux versants de l’Europe</strong>, <strong>l’un païen venu du Nord</strong>, <strong>l’autre catholique et gallo-romain venu du Sud</strong>, qui ont permis à la Gaule de poursuivre son existence sous la tutelle du pouvoir franc durant près de trois siècles, malgré le chaos engendré par la chute de Rome. C’est un accord politique qui serait commémoré. L&#8217;acte de <strong>naissance d’une France germanique et romaine</strong>, <strong>rhénane et latine</strong>, <strong>païenne et catholique</strong> : <strong>la France</strong>, <strong>terre d&#8217;Europe</strong> (le tableau de Dejuinne illustre cette rencontre avec beauté).</p>
<p align="center"><img src="http://imagik.fr/uploads/444712" alt="" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sans déprogrammer le défilé militaire</strong>,<strong> occasion pour les Français de manifester leur solidarité avec les enfants du pays dont le sang coule à l’autre bout du globe</strong>, on pourrait ambitionner une série de parades artistiques et culturelles mettant en valeur l’identité des provinces françaises, de la Bretagne au Pays Basque en passant par la Provence et, qui sait, la Wallonie française. Non par folklorisme attardé, car les identités de nos patries charnelles seraient toujours bien vivantes, les peuples de France ayant reconquis leurs libertés au sein de provinces autonomes dans <strong>une République assurant avec harmonie l’unité dans la diversité</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Les corporations socio-professionnelles, blasons et fanions en tête, défileraient ensuite, suivies des délégations sportives de toutes les cités et provinces de France, chaque corps représentatif, dans tous les domaines, étant reconnu et salué comme il se doit. Pour couronner la cérémonie, en forme de serment, quelques jeunes venus de toutes les patries de France évoqueraient les mots du félibre Léon de Berluc-Pérussis (discours de <em>la patrie et la matrie</em>, 25 septembre 1898) : « <em>Nous naissons dans ce petit cercle qui s&#8217;appelle la famille. A son tour, la famille est entourée de cercles grandissants, la commune, la province, la nation, l&#8217;humanité. Tout cela nous enveloppe, tout cela est à nous et nous sommes à tout cela. Supprimez ou restreignez l&#8217;un quelconque de ces anneaux concentriques, et vous brisez toute une admirable combinaison de rouages, toute une harmonie lentement formée par l&#8217;évolution naturelle des cités et des peuples. L&#8217;amour de la commune, celui de la province, celui de la nation, sont les formes échelonnées d&#8217;un sentiment unique</em> (&#8230;) <em><strong>Soyons donc</strong> </em>[<strong>provençaux</strong>, alsaciens, bretons, basques, niçois, normand ou lyonnais]<em> <strong>autant que français</strong>, <strong>français non moins que</strong></em> [<strong>provençaux</strong>, alsaciens, bretons, basques, niçois, normand ou lyonnais]. »</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant l&#8217;avènement politique du bon sens, <strong>vivons chaque jour comme la célébration permanente de notre triple identité régionale, française et européenne</strong> : que la fête soit quotidienne ! Car <strong>notre identité est vivante</strong>,<strong> elle est la flamme qui brûle en nous 365 jours d&#8217;affilée</strong>. <strong>Souffler sur les braises une fois l&#8217;an comme un devoir embarrassant</strong> dont on s&#8217;acquitte pour se donner bonne conscience, c&#8217;est déjà <strong>un aveu de perte d&#8217;identité</strong>, d&#8217;identité « muséifiée », ressortie du placard comme l&#8217;habit du dimanche. Soyons de bons Provençaux (et de bons Niçois, Alsaciens, Bretons, Basques, etc.), de bons Français et de bons Européens, enracinés dans nos traditions pluri-millénaires qu&#8217;il ne tient qu&#8217;à nous d&#8217;entretenir malgré les assauts de la mondialisation libérale et le poids quotidien de ses effets pervers (standardisation/américanisation des cultures, immigration-invasion, individualisme social, dégâts environnementaux, etc.), gardiens de l&#8217;héritage de nos pères et de la plus longue mémoire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Julien Langella</strong></p>
<p>(1) «<em> J&#8217;ai perdu deux sœurs, et vous m&#8217;offrez vingt domestiques</em> » répond <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_D%C3%A9roul%C3%A8de">Paul Déroulède</a> à Jules Ferry, faisant allusion à l&#8217;Alsace-Lorraine et au pitoyable lot de consolation exotique que constitue l&#8217;entreprise coloniale.</p>
<p style="text-align: justify;">(2) Discours du député Buzot les 23 septembre et 8 octobre 1792, proclamation des délégués montagnards le 10 août 1793 à la Fête de l’Unité et de l’Indivisibilité, cité par Lucien Jaume, directeur de recherches au CNRS dans l’ouvrage collectif <a href="http://www.amazon.fr/D%C3%A9centraliser-France-Id%C3%A9ologies-histoire-prospective/dp/286839857X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1279166485&amp;sr=8-1-spell" target="_blank"><em>Décentraliser en France – idéologies, histoire et prospective</em></a> (2002).</p>
<p style="text-align: justify;">(3) Par « race », les félibres entendent « peuple » et « civilisation ». Dans ses Mémoires et récits, Mistral exprime à posteriori le premier objectif du Félibrige : « <em>relever, raviver en Provence le sentiment de race que je voyais s’annihiler sous l’éducation fausse et antinaturelle de toutes les écoles</em> ». Pour Frédéric Amouretti, « <em>la race n’est pas</em> [exclusivement] <em>constituée par le sang et la descendance des mêmes auteurs, c’est un produit de l’histoire et du milieu. Parmi les facteurs de la race ainsi entendue, la langue occupe la première place. Nul ne considère avec plus de mépris les théories proprement racistes </em>» (André Cottez, <a href="http://www.priceminister.com/offer/buy/71999980/Frederic-Amouretti-1863---1903---Un-Precurseur-Du-Nationalisme-Integral-Livre-ancien.html" target="_blank"><em>Frédéric Amouretti 1863-1903</em></a>)</p>
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		<title>L&#8217;OTAN : une alliance contre l&#8217;Europe</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jul 2011 20:15:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Kouchner]]></category>
		<category><![CDATA[Kosovo]]></category>
		<category><![CDATA[OTAN]]></category>
		<category><![CDATA[Pacte de Varsovie]]></category>
		<category><![CDATA[Wesley Clark]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que la plupart des médias s’amusait cette semaine à couvrir tantôt l’affaire DSK, tantôt le « mariage féerique » du prince Albert de Monaco, se tenait en début de semaine une conférence internationale en République Tchèque, célébrant les 20 ans de la dissolution du Pacte de Varsovie (source). Le Pacte de Varsovie fut une ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2277" title="kla-clark" src="http://www.autre-jeunesse.com/wp-content/uploads/2011/07/kla-clark.jpg" alt="" width="500" height="381" /></p>
<p style="text-align: justify;">Alors que la plupart des médias s’amusait cette semaine à couvrir tantôt l’affaire DSK, tantôt le « mariage féerique » du prince Albert de Monaco,<strong> se tenait en début de semaine une conférence internationale en République Tchèque, célébrant les 20 ans de la dissolution du Pacte de Varsovie </strong>(<a href="http://www.radio.cz/fr/rubrique/infos/infos-2011-06-27#6">source</a>).</p>
<p style="text-align: justify;">Le Pacte de Varsovie fut une alliance militaire regroupant en son sein la plupart des pays du bloc communiste, de sa création le 14 Mai 1955, à sa dissolution le 1er Juillet 1991, année marquant l’effondrement de l’Union Soviétique. Créée par Nikita Khrouchtchev, elle eut pour but d’être un contrepoids à l’OTAN.</p>
<p style="text-align: justify;">La République Tchèque (anciennement Tchécoslovaquie), souffrit durement lors de la période d’occupation soviétique. En effet ce pays qui prônait une relative libéralisation vit cette armée du Pacte de Varsovie l’envahir le 21 Aout 1968, puis écraser, rappelant l’insurrection de Budapest en 1956, ce que l’on appelle « le printemps de Prague », série de réformes instaurée par le parti communiste tchécoslovaque. Le 1er Juillet 1991, à Prague, fut donc signée la dissolution de ce même pacte. 20 ans plus tard, se tient donc cette conférence internationale, en mémoire de ce fait historique. Aleš Knížek, directeur de l’institut tchèque d’histoire militaire nous exprime d’ailleurs ce sentiment :</p>
<blockquote><p>Il faut continuer à rappeler qu’il y a vingt ans les yeux du monde étaient tournés vers Prague, où s’est effondré le pacte militaire qui était le bras armé de ce bloc. Ce sont des politiciens tchèques comme Václav Havel [NDLR : Dernier président de la Tchéquoslovaquie et premier président de la République Tchèque], Luboš Dobrovský, Jaroslav Šedivý et des généraux comme le général Ducháček qui ont réussi ce qui était presque impossible et à faire en sorte que ce pacte qui faisait trembler le monde démocratique cesse d’exister.<em><br />
</em></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">La République Tchèque se souvient, commémore et célèbre cette libération que représente la dissolution de ce traité, la victoire de la démocratie face à la dictature communiste.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce pays, notre continent, voir la quasi-totalité du monde se réjouit de cette victoire. <strong>Mais quel est le prix de cette dernière, pour nous, peuples d’Europe ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le bloc communiste s’est effondré, la guerre froide est terminée, tout comme la bipolarisation du monde. <strong>Laissant pour seul « maître » de celui-ci les États-Unis, pays qui nous imposera toujours plus sa culture, son idéologie, et ses choix</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Il reste malgré tout de nombreux <em>atlantistes</em>, ne voyant pas (quand ils ne le souhaitent pas) que cette hégémonie conduit peu à peu à l’« américanisation » de notre continent. Ces derniers, bercés par la bien-pensance ambiante instaurée par nos élites mondialisées, n’ont certainement pas jeté un coup d’œil à notre magnifique jeunesse : pure produit de la société de consommation, déracinée, friande de séries télé américaines, adepte de l’<em>american way of life</em>, elle mange au Mc Donald  et est  gavée d’influence afro-américaine par  le biais des chaines musicales telle que MTV. En bref l’exemple même de la jeunesse déracinée, dépourvue de tout patriotisme, manipulée par les médias, influencée et tout simplement « américanisée ».</p>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement, l’étendue des dégâts causés par la suprématie américaine ne s’arrête pas là, nos frères serbes peuvent malheureusement en témoigner. En effet, si les États-Unis veulent s’imposer culturellement, ces derniers veulent aussi et surtout s’imposer de manière géostratégique, afin d’assurer leur domination à travers le monde. Ainsi, la Serbie, l’Irak ou encore l’Afghanistan sont envahis au nom de la démocratie, mais en réalité des intérêts financiers et géopolitiques sous-tendent ces interventions.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_du_trait%C3%A9_de_l%27Atlantique_Nord">L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN)</a>, créée en 1949, est le bras armé des États-Unis. Celle-ci a pour but officiel de « <em>contribuer activement à la paix et la sécurité sur le plan mondial</em> » mais en réalité contribue activement à la sauvegarde des intérêts américains. Comptant 28 pays membres, la quasi-totalité étant des pays européens, dont certains ex-membres du Pacte de Varsovie, cette armée mise à disposition des États-Unis assure donc la suprématie militaire et géostratégique de ces derniers. La Serbie en a fait l&#8217;amère expérience lors de la guerre du Kosovo quand les alliés ont pris parti contre cette vieille nation européenne gardienne séculaire de la frontière sud de notre continent contre les invasions musulmanes.</p>
<p style="text-align: justify;">Quel rôle la France tient-elle dans toute cette histoire ?</p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons que la France fut l’un des pays fondateurs de l’OTAN.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1999, le journaliste Paul-Marie de La Gorce écrivait un excellent article intitulé « <em>LES CINQUANTE ANS DE L’ALLIANCE ATLANTIQUE, L’OTAN, un instrument de l’hégémonie américain</em>e », dans ce dernier celui-ci rappelait :</p>
<blockquote><p><strong>La France a contesté et rejeté la dépendance qui en résultait</strong>. Le général de Gaulle a critiqué le système militaire intégré de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), qui privait le pays de son indépendance en matière de défense, compromettant ainsi l’indépendance de sa politique étrangère.<strong> Par le jeu de l’intégration, la France risquait de se voir entraînée dans un conflit dont elle ne voudrait pas</strong>. Il en tira la conclusion en la retirant du Conseil des ministres de la défense de l’OTAN, de son Comité militaire &#8211; qui réunit les chefs d’états-majors des pays membres &#8211; et des commandements intégrés.<em><br />
</em></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Si le Général de Gaulle préserva la France de cette sujétion, l’actuel président Nicolas Sarkozy, appuyé par l&#8217;Assemblée Nationale, réintégra la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN, la droite s’affranchissant de cette manière encore un peu plus de l&#8217;héritage politique Gaulliste et abandonnant encore un plus ce qu’il reste de notre souveraineté. Ainsi la France se retrouve plongée dans la guerre en Afghanistan, guerre américaine, qui n’est en rien la nôtre. <strong>Peuples d’Europe, récupérons notre souveraineté ! Quittons l’OTAN !</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Jérémie Piano</strong>, Cannes identitaire</p>
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		<title>Le traitement médiatique de la libération des otages&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Jul 2011 10:32:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>
		<category><![CDATA[deux poids deux mesures]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Dominique Merchet]]></category>
		<category><![CDATA[vives réactions]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8230; Suscite une vive émotion chez les militaires Par Jean-Dominique Merchet Le traitement médiatique de la libération, mercredi, des deux journalistes retenus en otage en Afghanistan depuis dix-huit mois suscite de vives réactions dans les milieux militaires. Elles sont de deux types, qui souvent s&#8217;ajoute l&#8217;un à l&#8217;autre. 1) La différence de traitement entre les ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8230; Suscite une vive émotion chez les militaires<br />
<em>Par Jean-Dominique Merchet</em></p>
<blockquote><p><a align="left"><img src="http://media.librairiedialogues.fr/49/attachments/medium/7/2/2/000432722.jpg" alt="" /></a>Le traitement médiatique de la libération, mercredi, des deux journalistes retenus en otage en Afghanistan depuis dix-huit mois suscite de vives réactions dans les milieux militaires. Elles sont de deux types, qui souvent s&#8217;ajoute l&#8217;un à l&#8217;autre. 1) La différence de traitement entre les journalistes otages et les soldats tués en Afghanistan. 2) L&#8217;imprudence supposée ou réelle des deux reporters.</p>
<p>1) Sur le premier point,<strong> il est incontestable que la libération d&#8217;Hervé Ghesquière et de Stéphane Taponier a donné lieu à une couverture médiatique sans commune mesure avec l&#8217;annonce de la mort de militaires français en Afghanistan</strong>. D&#8217;un côté, des heures de direct, la mise en scène télévisuelle de l&#8217;émotion des proches, les commentaires de spécialistes (dont l&#8217;auteur de ce blog&#8230;). De l&#8217;autre, une vague brève en fin de journal télévisé ou dans un bas de page des quotidiens. Qui a entendu parler de Cyrille Hugodot, mort à 24 ans au service de la France ? Qui n&#8217;a pas entendu parler de Ghesquière et Taponier ? <strong>Il est malheureusement clair, et c&#8217;est un journaliste qui l&#8217;écrit, que le poids médiatique d&#8217;un journaliste est bien supérieur à celui d&#8217;un simple parachutiste. Il n&#8217;y a pas de quoi être fier.</strong><br /> <strong>Les tentatives, conduites par quelques anciens, pour rendre un hommage public aux soldats morts lors du retour de leur corps en France se soldent par des échecs</strong>. Ce qui renforce le malaise.</p>
<p>2) De nombreux militaires ne comprennent pas l’attitude des deux journalistes de France-Télévisions en particulier les risques qu&#8217;ils ont pris sur le terrain. <strong>Hervé Ghesquière a cru bon d&#8217;expliquer, juste après son retour, que « personne ne nous a rien dit. Que ce soit clair ».</strong><strong> Ce n&#8217;est malheureusement pas aussi clair</strong> et la direction de France-Télévisions n&#8217;ignore pas qu&#8217;il existe des traces écrites des avertissements lancés par l&#8217;armée française la veille même de l&#8217;enlèvement des deux journalistes, le 30 décembre 2009. Idem sur l&#8217;existence de conversations téléphoniques assez directes entre les deux reporters et un officier français (que l&#8217;on peut difficilement qualifié d&#8217;hostile à la rédaction de France 3 pour des raisons personnelles). <strong>Tout le monde sait qu&#8217;ils ont bien été avertis du danger de se rendre dans ce secteur non sécurisé, qui plus est à la recherche de contacts avec les talibans.</strong> D&#8217;ailleurs, tous les journalistes français arrivant sur le théâtre afghan le sont systématiquement.</p>
</blockquote>
<p>Source : <a href="http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/Le-traitement-mediatique-de-la-liberation-des-otages-suscite-une-vive-emotion-chez-les-militaires_a307.html">Blog Secret Défense</a> (<a href="http://www.marianne2.fr">Marianne2.fr</a>)</p>
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		<title>Le « gay », petit ami de la société de consommation</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Jul 2011 13:03:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Aujourd&#8217;hui ressurgit le débat grotesque sur le « mariage homo », que résoudrait par sa logique et sa candide franchise un gamin de 3 ans. Les gay pride s&#8217;enchaînent partout en France et dans le monde. La théorie américaine du gender, énième entreprise de banalisation de l&#8217;homosexualité en milieu scolaire, est officiellement intégrée dans les ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><img src="http://imagik.fr/uploads/443725"></p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd&#8217;hui ressurgit le débat grotesque sur le « mariage homo », que résoudrait par sa logique et sa candide franchise un gamin de 3 ans. Les <em>gay pride</em> s&#8217;enchaînent partout en France et dans le monde. La théorie américaine du <em>gender</em>, énième entreprise de banalisation de l&#8217;homosexualité en milieu scolaire, est officiellement intégrée dans les programmes au lycée. Les pseudos  « discriminations» dont seraient victimes les homosexuels (et tous les autres) sont plus que jamais montrées du doigt. Leurs auteurs présumés sont dénoncés à des organes politiques officiels, puis durement condamnés par une justice et un système à l&#8217;égalitarisme délirant. On traite « d&#8217;homophobe », de « facho » ou de « réac » celui qui ne cautionne pas l&#8217;étalage public de l&#8217;homosexualité, ou cet autre qui pense que la sexualité ne doit pas devenir une identité ou une communauté, mais qu&#8217;elle doit bel et bien se cantonner à la sphère privée. Dans les entreprises, la traque des comportements jugés arbitrairement « homophobes », ou la chasse aux «discriminations» sont des réalités quotidiennes. A grand renfort de plaquettes de communication prônant la « diversité », de réunions ou d&#8217;affiches dans les couloirs, les entreprises se battent pour savoir à qui reviendra le trophée du meilleur chasseur d&#8217;homophobe (ou d&#8217;autres déviants), comme gage d&#8217;adhésion aux Valeurs de la modernité galopante (mais vers où ?).</p>
<p>Que ce soit au travail, à l&#8217;école, dans les média ou les téléfilms (<em>Plus belle la vie</em> par exemple), nul n&#8217;échappe à la folle propagande à laquelle se livre le « système » en faveur de la banalisation coute que coute de l&#8217;homosexualité. Et de se poser la question clairement : veulent-ils faire de nos enfants des homosexuels ? Veulent-ils définitivement en finir avec le mâle blanc hétérosexuel, seule race à ne jamais subir de discrimination car forcément discriminatrice (« l&#8217;homme blanc, c&#8217;est le mal » nous apprend-on) ? Et dans ce cas, surtout, à qui profite le crime ?</p>
<p>La logique du capitalisme est identifiée. Elle est similaire à celle de l&#8217;égalitarisme républicain, ou bien à celle du féminisme, ou encore à celle de l&#8217;internationalisme de gauche, même si les motivations de ces doctrines totalitaires peuvent, en apparence, diverger. Il s&#8217;agit tout bonnement d&#8217;effacer toutes formes de différence et de particularisme sur notre planète. <strong>Tout lisser, mélanger, concasser. Tout ouvrir, casser, remodeler. Le rouleau compresseur est en route depuis longtemps, l&#8217;économie nous gouverne et le pouvoir politique disparait.</strong> L&#8217;objectif ? La rentabilité, le gain, le profit, la profitabilité&#8230; Appelez-le comme le voulez cet objectif, mais sachez-le : un monde où tout se ressemble est un monde qui coûte moins cher. Plus facile à exploiter, à contrôler et à former, les masses globalisées forment un bataillon de consommateurs égalisés jusqu&#8217;à la moelle, qui réagiront de la même manière face aux mêmes produits ou stimuli.</p>
<p><strong>La différence entre les hommes et les femmes, au même titre que celle entre un Breton et un Sénégalais, constitue donc un frein (peut-être le plus efficace) à la standardisation de la planète.</strong> Homme et femme sont différents, ils se complètent harmonieusement dans une relation polaire éternelle : le sud, le nord, le chaud, le froid, le soleil, la terre. Là est la pure et belle diversité. <strong>Jamais ils ne fusionneront car la Nature, le Cosmos ou Dieu le veulent ainsi.</strong> Forcer la Nature, voire la violer, détruire les règles et repères éternels pour tout remodeler, et façonner ainsi l&#8217;homme nouveau : voilà justement ce à quoi aspire les internationalistes de tout poil, à commencer par ceux qui nous intéressent &#8211; peut-être les plus francs de la bande : les capitalistes. Dans leur entreprise de stimulation de la consommation, de la production et de la vente, les négociants ont tout d&#8217;abord voulu transformer les femmes en hommes, et vice-versa.</p>
<p>Ils ont en premier lieu fait en sorte de rapprocher les deux « cibles ». L&#8217;homme est une femme comme les autres. Il aura son rayon cosmétique. Et les ventes augmentent. La femme est un homme comme les autres. Elle aura droit à son mondial de football. Et l&#8217;audimat augmente. Dans le même sens, la « mamanisation » des papas-poule dévirilisés est également en cours. Et pourquoi ne pas aller jusqu&#8217;au bout ? Pourquoi ne pas totalement fusionner les deux sexes ? Voilà qui ferait un parfait et efficace métissage. Je me souviens d&#8217;une féministe qui, croyant me provoquer, m&#8217;affirmait que son rêve était de pisser debout et que les mecs puissent porter des enfants. Patience, mon idiote, le capitalisme et son bras armé technologique travaillent pour toi.</p>
<p>L&#8217;homosexuel, première ébauche assez réussie de la fusion intégrale des sexes, est donc plébiscité. Pour aller plus loin et le transformer en parfait consommateur, il faut en premier lieu le transformer en norme, en victime puis en lobby. Il faut que l&#8217;individu passe du stade de simple « homosexuel discret et intégré » (qui ne le dissocie finalement pas de l&#8217;honni mâle blanc), à celui de soldat militant.</p>
<p>Il lui fallait donc un drapeau, une armée, avec de beaux défilés. Et les gays de se rassembler avec fierté, de défiler et de montrer leur volonté de puissance du haut de leurs arrogants panzers festifs. On passe à une phase d&#8217;industrialisation de l&#8217;homosexualité avec pour objectif, une fois de plus, de fabriquer de parfaits et fidèles consommateurs dans le cadre d&#8217;une standardisation massive de la planète. Restaurants, bars, boîtes de nuits, fringues à gogo, mode, produits de beauté, tourisme, bijoux, musique&#8230; Tout y passe, l&#8217;ambiance post-moderne devient <em>gay friendly</em>.</p>
<p>La suite du plan est hélas fort simple. Après les avoir constitués en une <em>lobby army</em> diablement efficace, il convient de les porter en exemples à suivre pour que le reste du monde occidental aligne sa consommation et ses mœurs sur leur tempo débridé. Cela passe en premier, nous l&#8217;avons vu, par la banalisation, la normalisation coûte que coûte, de l&#8217;homosexualité auprès de tous les réticents, et donc de nos enfants. Car comment un «anormal» (c&#8217;est ce que pensent les enfants) pourrait-il constituer un exemple ? Les gays doivent ensuite « faire la mode », ils doivent incarner la modernité heureuse, le progrès, la liberté. Des magazines, reportages, et même émissions (« <em>Queer</em> ») leur façonnent une image de personnes positivement branchées, <em>fun</em> et <em>happy</em>, toujours au top de la tendance, décidant de ce qui est « ringard » ou « <em>in</em> ». Posés dans un bar « <em>lounge</em> », distillant de la « house », sirotant un cocktail, ils donneront le La du bon goût et du savoir-vivre.</p>
<p>Intouchables et incriticables par leur statut de « minorité » (le terme « minorité » définit tout groupe de personne sans homme européen hétérosexuel), extrêmement soudés par leur communauté et leur lobby (voir l&#8217;excellent <a href="http://www.projet-apache.com/2009/05/lobby-gay/">article de Louise Demory du Projet-Apache</a> sur ce sujet), placés sur le piédestal du bon goût et de l&#8217;exemple à suivre par l&#8217;intelligentsia progressiste, on voit mal comment les gays pourraient se plaindre aujourd&#8217;hui, tant il devient chaque jour un peu plus « cool d&#8217;être homo ». Et pour cause. <strong>Le dominant capitalisme a besoin de ses « homos » et de leur lobby pour progresser, et pour aborder sereinement son évolution ultime, sa dernière entreprise de façonnage, la création d&#8217;un être indifférencié, ni blanc, ni noir, ni femme, ni homme&#8230; Le total métis.</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Simon Charles</strong></p>
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		<title>Les temps sont durs&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Jun 2011 13:26:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous avons besoin de vous, encore et toujours ! Besoin de votre aide, de vos encouragements et de votre soutien financier. L’argent est le nerf de la guerre, ce n’est pas nouveau. Et depuis plusieurs mois, de l’argent, nous en manquons cruellement. Comme vous le savez certainement, nous occupons un local depuis une année et ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.projet-apache.com/2011/06/les-temps-sont-durs/"><img class="aligncenter size-full wp-image-2140" title="Autoc-rondapache" src="http://www.autre-jeunesse.com/wp-content/uploads/2011/06/Autoc-rondapache.jpg" alt="" width="500" height="501" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons besoin de vous, encore et  toujours ! Besoin de votre aide, de vos encouragements et de votre  soutien financier. L’argent est le nerf de la guerre, ce n’est pas  nouveau. Et depuis plusieurs mois, de l’argent, nous en manquons  cruellement.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme vous le savez certainement, nous  occupons un local depuis une année et demi. Ce lieu de vie, de cohésion  et de formation a un coût élevé. Chaque mois, des militants avancent de  l’argent pour que nous puissions continuer à évoluer dans cet espace.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre local, La Barricade, nous a permis  d’organiser de nombreux cercles de formations et de soirées militantes.  Le Projet Apache repose, et c’est important de le rappeler, uniquement  sur les dons de ses militants et des sympathisants. Nos actions, nos  autocollants… nécessitent un investissement.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous l’aurez compris : nous faisons  appel à votre générosité. De la motivation et de l’envie, nous n’en  manquons pas mais nous avons besoin d’argent pour continuer à agir,  progresser, éveiller les consciences,. Nous n’abandonnerons rien, que  les choses soient claires. Jamais.</p>
<p style="text-align: justify;">L’état de notre pays exige que nous ne  baissions pas les bras alors si vous appréciez nos actions et notre  esprit de résistance, aidez nous !</p>
<p><strong>Les Apaches</strong></p>
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		<title>Encore un peu de courage M. Gerin : défendez le retour au pays !</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Jun 2011 16:50:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
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		<category><![CDATA[André Gérin]]></category>
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		<description><![CDATA[Par Julien Langella La gauche a épousé les thèses du grand patronat avec ce discours irresponsable où il faudrait régulariser tous les sans-papiers, elle prône l’immigration comme le demandent Laurence Parisot et Christine Lagarde pour une main d’œuvre à bon marché. (…) Non, l’immigration n’est pas une chance pour la France. C’est un mensonge entretenu ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Julien Langella</em><br />
<img class="aligncenter" src="http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/201001/79035_72886_gerin-une.jpg" alt="" width="497" height="216" /></p>
<blockquote><p>La gauche a épousé les thèses du grand patronat avec ce discours  irresponsable où il faudrait régulariser tous les sans-papiers, elle  prône l’immigration comme le demandent Laurence Parisot et Christine  Lagarde pour une main d’œuvre à bon marché. (…) Non,  l’immigration n’est pas une chance pour la France. C’est un mensonge  entretenu depuis 30 ans. Oui c’est une chance pour le capitalisme  financier, pour diviser, pour exploiter, pour généraliser l’insécurité  sociale, exclure, ghettoïser des millions de familles et de jeunes  français de la vie sociale et politique. (…) Aujourd’hui limiter y  compris l’immigration régulière devient vital face une situation  intenable et explosive dans des centaines de villes populaires.</p></blockquote>
<p>Ces propos tenus récemment par André Gerin, député PCF du Rhône, sur son blog personnel (qui annonce la couleur : « <em>J&#8217;aime le rouge dans le respect du blanc et du bleu </em>»),  provoquent la colère de ses camarades et de SOS Racisme, toujours  prompts à décerner aux uns et aux autres des blâmes pour « xénophobie ».  De la même manière que les récents succès de Marine Le Pen aux  cantonales, nous nous en félicitons : non pas parce que nous avons viré  notre cuti en faveur de l&#8217;une ou de l&#8217;autre, mais parce que ces deux  faits illustrent une libération de la parole entamée en 2009. Les propos  d&#8217;André Gerin ne sont finalement rien d&#8217;autre que l&#8217;expression d&#8217;un bon  sens populaire muselé, comme il le souligne lui-même, « <em>depuis 30 ans </em>»,  par l&#8217;élite qui gouverne la France et l&#8217;Europe. Par cette sortie, le  député du Rhône renoue avec une tradition « nationale » du PCF,  héritière de la vieille conception stalinienne qui ne récusait pas  totalement l&#8217;idée de « Nation » (non pas par je ne sais quel  « identitarisme » mais plutôt par pragmatisme), et rompt ainsi avec  l&#8217;internationalisme trotskyste pour qui il ne saurait y avoir de « <em>Maison France </em>» (l&#8217;expression est de M. Gerin). Tradition vivement défendue en 1981 par Georges Marchais, <a href="http://www.fdesouche.com/48877-la-citation-du-jour-georges-marchais">dans sa lettre au recteur de la Mosquée de Paris</a> : « <em>il  faut stopper l’immigration officielle et clandestine. Il faut résoudre  l’important problème posé dans la vie locale française par  l’immigration. </em><em>»</em></p>
<p>Heureusement, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, est là pour  tenir la garde devant la chambre royale des fondamentaux malmenés,  estimant que «<em> le Parti communiste Français a toujours combattu de tels discours</em> » (<a href="http://www.humanite.fr/20_06_2011-immigration-%C2%AB-andr%C3%A9-g%C3%A9rin-sest-perdu-%C2%BB-olivier-dartigolles-pcf-474646"><em>L&#8217;Humanité</em></a><a href="http://www.humanite.fr/20_06_2011-immigration-%C2%AB-andr%C3%A9-g%C3%A9rin-sest-perdu-%C2%BB-olivier-dartigolles-pcf-474646">, 20 juin dernier</a>). En France, il y a un <em>pays réel</em> (vous et moi) et un <em>pays légal</em> (l&#8217;élite mondialisée qui vit déconnectée du peuple). Et bien, au PCF, c&#8217;est la même chose : il y a le <em>PCF réel</em>,  c&#8217;est-à-dire ceux pour lesquels la contradiction entre la défense des  travailleurs français et une posture internationaliste n&#8217;est plus  supportable, et les autres, le <em>PCF légal</em>, idiots utiles des patrons-voyous et partisans du <em>laissez-faire laissez-passer</em> libéral en matière de circulation des hommes. En somme, les honnêtes gens et les négriers. Cela est l&#8217;<strong>illustration des brèches qui courent sur le mur de la pensée unique à l&#8217;intérieur même de structures</strong> (et le PCF en est – était ? – une particulièrement éminente) <strong>qui furent à l&#8217;avant-garde de la construction de ce mur et de l&#8217;instauration du terrorisme intellectuel pour assurer sa défense</strong>. Quand la discorde s&#8217;installe chez les <em>clercs</em>, c&#8217;est le signe que quelque chose de profond est en train de se passer au Royaume de France&#8230; Les temps changent !</p>
<p>Pour autant, M. Gerin connait les limites imposées par le politiquement correct. Tout d&#8217;abord, il ne parle que de « <em>limitation </em>», pas d&#8217; « interruption » claire et nette. Or, là dessus, il n&#8217;y a pas à badiner : <strong>pour permettre</strong>, si tant est que ce soit encore possible, <strong>l&#8217;instauration d&#8217;une politique d&#8217;assimilation intransigeante</strong>, <strong>encore faut-il traiter un </strong>« <strong>stock </strong>», <strong>pas un flux constant</strong>, <strong>aussi faible soit-il</strong>. Par conséquent, nous conseillons à M. Gerin, s&#8217;il veut être totalement cohérent avec lui-même, de proposer un véritable <strong>moratoire sur les migrations vers la France et l&#8217;Europe</strong>,  afin d&#8217;assurer dans un premier temps l&#8217;assimilation des immigrés et  fils d&#8217;immigrés qui sont déjà bien installés sur le territoire avant  d&#8217;avoir maille à faire avec les prochains&#8230; Mais cette politique  est-elle seulement possible ? En effet, M. Gerin est-il crédible  lorsqu&#8217;il considère qu&#8217;il faille s&#8217;engager dans une politique « <em>d&#8217;intégration à la Nation </em>» (« <em>contre  le voile intégral afin que la jeunesse des quartiers populaires soit au  centre des priorités du pays pour la décennie à venir : une politique  de l’enfance, d’éducation, d’insertion, d’intégration à la Nation </em>») ? Au Bloc Identitaire, nous ne le croyons pas : <strong>ce discours assimilationniste</strong>, <strong>finalement pas si différent que celui du Front National</strong>, qui n&#8217;a toujours pas entériné la réalité de la « <strong>fracture ethnique </strong>», <strong>pouvait probablement être audible à nos compatriotes il y a 20 ans</strong>, <strong>mais il ne l&#8217;est plus aujourd’hui</strong>.  A qui va t-on faire croire que l&#8217;on va fabriquer des petits Français  avec ceux qui, ayant au cœur la rage des déracinés en quête d&#8217;identité,  affichent ostensiblement dans nos rues leur nationalisme algérien,  tunisien ou marocain ? C&#8217;est un leurre. <strong>La seule position tenable et honnête consiste à dire que le retour au pays de ces jeunes </strong>« <strong>patriotes </strong>» <strong>algériens</strong>, <strong>marocains et tunisiens est la seule issue à cette fracture ethnique</strong>.  C&#8217;est une proposition courageuse. Mais c&#8217;est la seule à même de  garantir la paix civile sur le long terme. La position  « intégrationniste » de M. Gerin restant de l&#8217;ordre du pansement sur une  jambe de bois&#8230;</p>
<p align="center"><img src="http://1e.img.v4.skyrock.net/1e6/bountydefrance/pics/2906190787_1.jpg" alt="" /></p>
<p>Il est temps de rompre le cordon ombilical et de prendre ses  responsabilités : l&#8217;Afrique a besoin de ses enfants, trop longtemps  illusionnés sur un eldorado français qu&#8217;ils n&#8217;ont pas trouvé. Au Bloc  Identitaire, nous pensons que <strong>l&#8217;immigration est un drame pour l&#8217;Afrique et l&#8217;Europe tout à la fois </strong>:  l&#8217;émigration vide le continent noir des bras et des cerveaux  indispensables à sa reconstruction ; l&#8217;immigration asphyxie le continent  blanc en créant de manière irresponsable les conditions de la guerre  civile. Au berger de l&#8217;Atlas, les immigrationnistes promettent le rêve  de voir ses enfants s&#8217;élever dans une société qui, dans la réalité, les  cantonnera à dealer dans des cités minables et délabrées. Aux Européens,  ils jettent de la poudre aux yeux. Mais ceux-ci ne sont plus dupes. En  témoignent les déclarations de M. Gerin qui, sentant le vent tourner, se  sent enfin en mesure d&#8217;assumer des préoccupations que d&#8217;autres  partagent au sein même de sa mouvance et de son électorat&#8230;</p>
<p>La libération de la parole semble s&#8217;être faite en trois temps : tout  d&#8217;abord, des spécialistes, telle la démographe Michelle Tribalat,  affirment le droit d&#8217;aborder ces problématiques, sans prendre parti.  Ensuite, des personnalités comme M. Gerin déclarent tout de go que  l&#8217;immigration n&#8217;est « <em>pas une chance pour la France </em>». Et demain, en troisième temps, qui sait ?, peut-être que M. Gerin et tant d&#8217;autres finiront par admettre qu&#8217;<strong>opposer  une politique assimilationniste comme seule solution à l&#8217;échec du  multiculturalisme et aux assauts migratoires du Tiers-Monde relèvent de  l&#8217;illusion post-coloniale</strong>, fondée sur<strong> ce complexe de supériorité typiquement français  consistant à croire que notre modèle est valable pour tous et en tout pays</strong>.</p>
<p>Alors M. Gerin, chiche ?</p>
<p>Source : <a href="http://www.bloc-identitaire.com/actualite/2006/encore-peu-courage-gerin-defendez-retour-pays">Bloc Identitaire</a></p>
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