Votez démondialisation

Manifeste
Les victoires sémantiques précèdent les succès politiques !
De Seattle à Porto Alegre, les mondialistes canal-historique et leur alter égos altermondialistes ont monopolisé la parole politique. Loin de ces modes éphémères, les identitaires s’affirmaient, eux, anti-mondialistes depuis leur création en 2002. Aujourd’hui ces derniers constatent en écoutant Arnaud Montebourg que leur ténacité a porté ses fruits ! Comme Arnaud Montebourg l’a écrit, il n’y a pas de mondialisation heureuse. le mondialisme n’est ni souhaitable, ni réformable. Ne nous trompons pas, le basculement de l’altermondialisme à la démondialisation est bien plus qu’une victoire sémantique. C’est le premier pas vers un changement profond de ce système devenu cannibale pour ses propres populations. Ce retournement impensable il y a peu montre que la lutte ne sera jamais vaine.
Une Europe forte pour protéger les plus faibles !
Arnaud Montebourg propose de fixer des bannières douanières à l’échelle de l’Europe. Il rejoint ainsi les identitaires qui n’ont cessé de considérer l’Europe comme une nécessité face à des puissances continentales comme les États-Unis d’Amérique ou désormais la Chine. Mais cette Europe ne saurait être réduite à une Union Européenne douanière et technocratique. L’Europe mérite mieux que cela, et d’abord d’être défendue comme le fruit d’une civilisation plurimillénaire.
Vivre et travailler au pays !
Arnaud Montebourg constate localement dans sa circonscription les ravages de la mondialisation. Dans le meilleur des cas, les multinationales pratiquent un chantage permanent à la délocalisation, faisant pression sur leurs salariés pour qu’ils acceptent des conditions de travail toujours plus précaires. Dans le pire des cas, les délocalisations à l’autre bout de la planète entrainent la mort de régions entières, quand ce n’est pas la mort de salariés licenciés et désespérés ! Arnaud Montebourg fixe comme objectif prioritaire la relocalisation de nos industries. Ces industries qui ancrent l’économie dans le réel loin des bourses dérégulées et de leurs montages financiers virtuels ! Louable engagement auquel doit s’ajouter impérativement pour être efficace l’interdiction à ces mêmes multinationales de « délocaliser à domicile » en faisant venir ici une main d’œuvre étrangère et corvéable à merci. Le concept de démondialisation inventé par le Philippin Walden Bello ne précise-t-il d’ailleurs pas de « fixer les populations dans leurs aires d’origine » !
Penser global, agir local !
Arnaud Montebourg évoque avec justesse les convergences de vue de la démondialisation avec les préoccupations des écologistes. Surtaxer des produits venant de l’autre bout du monde et produits dans des conditions douteuses, c’est favoriser une production locale, sans transport polluant inutile, et respectueuse de nos eco-systèmes ! Ne nous arrêtons pas en si bon chemin ! Face au mondialisme destructeur de nos économies, de nos écosystèmes et de nos peuples, l’alternative doit être totale. C’est l’essence même de nos vies qui est en jeu. Notre combat s’inscrit dans une lutte globale pour la défense et la promotion de nos identités. Ces mêmes identités qui sont les remparts les plus efficaces à la tabula rasa de la mondialisation.
Face aux clivages partisans, l’unité des dissidents : Arnaud avec nous !
Arnaud, tu constates comme nous qu’une majorité de la population française est aujourd’hui favorable à ces solutions. Les jeunes et les plus déclassés en particulier. La démondialisation bénéficie d’un large consensus loin des querelles de chapelles qui stérilisent le débat public. Tous : élus, militants politiques, associatifs, syndicalistes, simples travailleurs, nous pouvons nous entendre sur une base commune. Parce que le fatalisme n’est pas une option : Arnaud, face à ceux qui défaillent, tu n’es plus seul ! Rassemblons nous dès maintenant avec pour objectif d’organiser des assises de la démondialisation larges et ouvertes. Pour faire de ce thème crucial, un enjeu central, fut-il même électoral !
Collectif pour une démondialisation intégrale


“Votre livre, me demande-t-on parfois, n’est-il pas démobilisateur ? Car si la France est morte, il n’y a plus qu’à baisser les bras et à rentrer dans sa coquille.” Une telle question, je l’avoue, m’étonne. Je ne vois pas pourquoi la mort de la France nous condamnerait à l’inaction. J’y verrais plutôt de pressantes raisons d’agir. Nous avons à conserver l’héritage et à le faire fructifier. Nous devons perpétuer la langue française, transmettre les usages de notre civilité, entretenir la flamme de notre civilisation. Cela n’est-il rien ? Si la France est mourante ou morte, doit-on pour autant cesser de fonder des familles et d’élever les enfants ? Cela n’est-il rien ? La cité a disparu, mais il y a toujours des hommes vivants, et ceux-ci ont à survivre ; ils ont à se défendre tous les jours contre les agressions de l’Etat ennemi, ils ont à se protéger à tout moment contre l’avilissement des moeurs et la désagrégation générale de la société. Cela n’est-il rien ? Enfin il ne suffit pas de survivre, il faut vivre, et vivre d’autant plus intensément que la “culture de mort”, comme on dit, est omniprésente. Or qu’est-ce que vivre ? C’est nous conduire en êtres humains doués de raison et créés à l’image de Dieu; c’est prier, étudier, servir nos proches, secourir les malheureurx, cultiver l’amitié, célébrer les événements heureux, et bannir la tristesse et la désespérance. Tout cela doit-il être compté pour rien ?
Achille, Hector, Enée, Léonidas, Goliath, Siegfried, Heraklès, Roland, Rodrigue, Arthur ou Lancelot : dans une certaine mesure, la vraie religion de l’Europe, c’est ce « culte des héros » évoqué par Carlyle au siècle dernier, dans un ouvrage (Les héros. Le culte des héros et l’héroïque dans l’histoire, 1840) qui s’employait à tracer une trajectoire depuis Odin jusqu’à Napoléon. L’histoire universelle, disait Carlyle, repose sur des « biographies de héros ». C’est que l’exemplarité de ses « travaux » fait du héros une figure populaire, une figure qui parle immédiatement à un peuple dont elle incarne les aspirations inconscientes et les sentiments collectifs. L’épopée antique, dont Georges Dumézil, élu tout récemment à l’Académie française, a montré toute l’importance dans le développement des cultures indo-européennes (Mythe et épopée, 3 vol., Gallimard, 1968-77), n’est rien d’autre que l’expression d’une structure mentale axée sur des valeurs héroïques.
Le grand perdant est le peuple américain. Trompé, manipulé massivement par un discours de propagande peu évolué, il a démontré à l’ensemble du monde civilisé son immaturité politique fondamentale. Depuis 20 ans, en dehors d’une petite partie de la gauche américaine et de la faction minoritaire des conservateurs républicains que l’on retrouve aujourd’hui autour de Ron Paul, le peuple américain a été incapable du moindre éclair de lucidité, que ce soit sur la Yougoslavie, l’Afghanistan, l’Irak et aujourd’hui l’Iran. Cette faute se paiera au prix fort et se traduira par ces centaines de milliers de vétérans dont il faudra s’occuper et ensuite réintégrer dans une économie exsangue. Incompétence et aveuglement des élites, guerres inutiles et perdues d’avance, pollution industrielle massive (liée a l’exploitation du gaz de schiste), hypertrophie du complexe militaro-industriel, crise économique, appauvrissement et endettement hors de contrôle, perte de légitimité morale, mensonge de masse, les États-Unis de 2011 rappellent de plus en plus l’Union Soviétique de 1991.



















