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	<title>Une autre jeunesse ! # Réseau identitaire # www.autre-jeunesse.com &#187; Témoignages</title>
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		<title>« Tant qu&#8217;il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu »</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Sep 2011 09:08:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;écrivain-explorateur Sylvain Tesson a vécu six mois, en ermite, dans une cabane au bord du lac Baikal en Sibérie. Avec lui, une caisse de vivres, une canne à pêche, des bouteilles de vodka et une soixantaine de livres, de Nietzsche à Jünger en passant par Casanova et Shakespeare. C&#8217;est cette fascinante expérience qu&#8217;il narre dans ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;écrivain-explorateur Sylvain Tesson a vécu six mois, en ermite, dans une cabane au bord du lac Baikal en Sibérie. Avec lui, une caisse de vivres, une canne à pêche, des bouteilles de vodka et une soixantaine de livres, de Nietzsche à Jünger en passant par Casanova et Shakespeare.</p>
<p>C&#8217;est cette fascinante expérience qu&#8217;il narre dans son nouvel ouvrage Dans les forêts de Sibérie publié à l&#8217;occasion de la rentrée littéraire 2011.</p>
<p>Du plein hiver en février à l&#8217;été éclatant de juillet, l&#8217;auteur relate ses petits plaisirs du quotidien, sans prétention. Lecture, écriture, pêche, exploration aux alentours de sa cabane à la recherche de l&#8217;immensité. Porté par le recours au forêt, le besoin de rompre avec la modernité et la vitesse insensée de la vie en ville, Sylvain Tesson nous offre ici une vision du monde à contre-courant, entrecoupée d&#8217;aphorismes et de métaphores bien senties.</p>
<p>Une lecture vivifiante que nous vous conseillons vivement !</p>
<p>Retrouvez les <a href="http://www.thomasgoisque-photo.com/site.php?page=reportages&amp;spec=avent&amp;id=84">clichés du photo-reporter Thomas Guoisque</a> venu rendre visite à l&#8217;ermite à la fin de son aventure :</p>
<p align="center"><img src="http://imagik.fr/uploads/487902" alt="" width="495" height="330" /></p>
<p align="center"><em>Faire clic droit puis afficher l&#8217;image pour voir en meilleure résolution</em></p>
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		<title>Révolte contre le monde moderne !</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Jul 2011 21:03:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nos pères spirituels]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[Les moines nous font du bien Ils vivent à l’écart du monde et, pourtant, en période de tumulte, des vacanciers apprécient les retraites auprès des moines. En ce début d’été, des monastères affichent déjà complet. Il y a l’actualité effrénée, tourbillonnante, entre Fukushima et la bactérie E. Coli, le scandale Strauss-Kahn, la présidentielle qui se ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-2297" title="abbaye" src="http://www.autre-jeunesse.com/wp-content/uploads/2011/07/abbaye.jpg" alt="" width="280" height="383" /></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les moines nous font du bien</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ils vivent à l’écart du monde et, pourtant, en période de tumulte, des vacanciers apprécient les retraites auprès des moines. En ce début d’été, des monastères affichent déjà complet.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a l’actualité effrénée, tourbillonnante, entre Fukushima et la bactérie E. Coli, le scandale Strauss-Kahn, la présidentielle qui se profile, les résultats du bac, les départs en vacances pour ceux qui ont cette chance, les tumultes du monde. Le bruit, le stress, le combat du quotidien et beaucoup de solitude, aussi. Et pendant ce temps, invariablement, suivant une règle de vie édictée il y a plus de mille cinq cents ans, des hommes et des femmes se lèvent en plein cœur de la nuit pour chanter et prier un dieu auquel ils ont donné leur vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Pure folie? Absurdité? Posture totalement inutile dans notre monde qui demande sans cesse plus de productivité et de résultats? Hormis pour voter ou aller chez le médecin, les moines et les moniales cloîtrés ne sortent jamais dans le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le paradoxe, c’est que, depuis quelques années, le monde se rue vers eux. L’été, en particulier, les retraites dans les monastères connaissent un succès invariable, renforcé par le succès du film « Des hommes et des dieux », au point que certains voient leur hôtellerie afficher complet en ce moment.</p>
<p style="text-align: justify;"> <strong>Un supplément d’âme et de bonheur</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Pour certaines personnes, s’astreindre, en silence et sans portable, pendant quelques jours, au rythme des sept prières quotidiennes des moines, c’est un rendez-vous avec Dieu à ne pas manquer, qui se renouvelle d’année en année. Pour d’autres, cela marque un retour timide à une sensibilité religieuse héritée de l’enfance. Pour d’autres enfin, c’est une attirance inexpliquée, à mi-chemin entre une quête de bien-être personnel et une démarche spirituelle bien éloignée de l’Eglise.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Charles Wright, auteur de 30 ans, a passé plusieurs semaines dans une abbaye bénédictine en Provence, pour tenter de répondre à une question simple : « A quoi servent les moines? » A rien? Vraiment? <strong>Ils sont de plus en plus nombreux à penser que, justement, leur présence gratuite, hors du tumulte du monde, leur non-compétitivité, leur non-rendement, au sens marchand du terme, nous apportent au contraire, surtout en période de crise, un supplément d’âme et de bonheur.</strong></p>
</blockquote>
<p style="text-align: right;"> Source : <em><a href="http://www.leparisien.fr/societe/les-moines-nous-font-du-bien-10-07-2011-1527373.php" target="_blank">Le Parisien</a></em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Larzac, juin 2011 : le recours au maquis</title>
		<link>http://www.autre-jeunesse.com/larzac-juin-2011-le-recours-au-maquis/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 Jun 2011 12:50:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sport]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[grande randonnée]]></category>
		<category><![CDATA[Languedoc]]></category>
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		<description><![CDATA[En forêt, en montagne, tu connais toutes les pistes, y&#8217;a rien qui te résiste. Dans toutes les randonnées, le mouvement est le même : la solidarité effacera les haines. Comme un oiseau voyageur qui survole toute l&#8217;Europe, tu marches pendant des heures, ça te libère le cœur. De l&#8217;Atlantique à l&#8217;Oural, y&#8217;a qu&#8217;un seul idéal, ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>En forêt, en montagne, tu connais toutes les pistes, y&#8217;a rien qui te résiste. Dans toutes les randonnées, le mouvement est le même : la solidarité effacera les haines. Comme un oiseau voyageur qui survole toute l&#8217;Europe, tu marches pendant des heures, ça te libère le cœur. De l&#8217;Atlantique à l&#8217;Oural, y&#8217;a qu&#8217;un seul idéal, y&#8217;a qu&#8217;un ciel pour toit, ce Royaume est à toi !</em> (Molodoi &#8211; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=W91I0dY7ATw">Royaume de Jeunesse</a>)</p>
<p align="center"><iframe width="500" height="425" frameborder="0" scrolling="no" marginheight="0" marginwidth="0" src="http://maps.google.fr/?ie=UTF8&amp;ll=43.773077,3.67218&amp;spn=1.195888,3.348083&amp;t=h&amp;z=9&amp;output=embed"></iframe><br /><small><a href="http://maps.google.fr/?ie=UTF8&amp;ll=43.773077,3.67218&amp;spn=1.195888,3.348083&amp;t=h&amp;z=9&amp;source=embed" style="color:#0000FF;text-align:left">Agrandir le plan</a></small></p>
<p><strong><em>Récit de randonnée</em></strong></p>
<p>Lundi 13 juin, deux jeunes Européens militants de l&#8217;Autre Jeunesse, l&#8217;un parisien &#8211; du <a href="http://www.projet-apache.com">Projet Apache</a>, l&#8217;autre provençal &#8211; de <a href="http://recounquista.com/">Recounquista</a>, se sont retrouvés en gare de Montpellier pour emprunter les sentiers de Grande Randonnée qui les mèneront jusqu&#8217;à Millau en passant par le Larzac. A l&#8217;origine de cette initiative, l&#8217;envie, partagée par tous les jeunes Blancs étouffés par la modernité et les injonctions paternalisantes à la « prudence », de briser ces chaines invisibles qui lacèrent nos cœurs en mal d&#8217;aventure. Partis à midi de <strong>Montpellier La Paillade</strong> (« ici jadis vivaient des Français »), par des températures estivales &#8211; jusqu&#8217;à 30 degrés, il a fallu rejoindre <strong>Montarnaud</strong>, modeste village sur la route de <strong>Saint Guilhem Le Désert</strong>. </p>
<p><span id="more-1959"></span></p>
<p>De Montarnaud, la jonction est faite avec <strong>Aniane</strong>, avant d&#8217;arriver en fin d&#8217;après-midi/début de soirée au fameux « Pont du Diable » (voir photo), sous lequel coule le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9rault_%28fleuve%29">fleuve de l&#8217;Hérault</a>. Sur les berges, au bord de l&#8217;eau, des arbres pliant sous la dure chaleur du dieu Soleil nous protègent de ses rayons impitoyables. L&#8217;eau juste froide de l&#8217;Hérault vient revigorer le corps et l&#8217;esprit pour affronter la dure journée du lendemain. Puis vint le traditionnel apéro, arrosé de vin du pays tolosan et accompagné de saucisson au noix. La nuit tombe, les dernières braises du feu entament leur sommeil. </p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/berge-l%27h%e9rault.jpg" alt="" /><em>Sur la berge bordée par l&#8217;Hérault</em></p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/pont-du-diable.jpg" alt="" /><em>Le Pont du Diable</em></p>
<p>Le lendemain, mardi, départ pour <strong>Saint Guilhem Le Désert</strong> <em>via</em> <em>lo camin Romieu</em> (voir photo), partie de la route des pélerins de Saint Jacques de Compostelle, ponctuée de vieux moulins à eau qui nous rappellent l&#8217;enracinement harmonieux du travail des hommes dans la nature sauvage. L&#8217;arrivée à Saint Guilhem se fait sans difficulté, le village est superbe mais les drapeaux bretons qui ornent une partie d&#8217;une rue du village, installés sans honte par un colon originaire d&#8217;un lointain pays pluvieux (à sa fenêtre et à l&#8217;entrée de son « pub »), jurent avec la beauté occitane des lieux. Et oui, les colons revêtent toutes sortes d&#8217;uniforme : pas seulement celui du promoteur immobilier ou du militaire du Larzac mais aussi celui du bobo breton faussement « baba » qui a flairé une affaire juteuse. Boire une mousse sous une bannière à triskel au cœur du Languedoc pierreux, c&#8217;est ça la mondialisation ! </p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/lo-camin-romieu.jpg" alt="" /><em>Lo Camin Romieu</em></p>
<p>Mais <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-Guilhem-le-D%C3%A9sert">l&#8217;Abbaye de Gellone</a> (voir photo) vient réchauffer nos cœurs : fondée au 9ème siècle par <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_de_Gellone">Guillaume de Gellone</a>, futur Saint Guilhem, rentré dans la légende sous le nom de Guillaume au Court Nez &#8211; comte de Toulouse, duc d&#8217;Aquitaine et terreur des envahisseurs maures ainsi que rapporteur d&#8217;un morceau de la Vraie Croix (sur laquelle NSJC aurait été crucifié) &#8211; est une étape importante du pèlerinage vers St Jacques. La montée depuis St Guilhem est des plus ardues, le GR serpente dangereusement sur une terre partiellement dallée de pierres par l&#8217;homme, et sous un soleil de plomb ! Heureusement, l’ermitage Notre Dame du Lieu Plaisant (voir photo) nous accueille en son sein pour nous rafraichir au contact de son eau de source régénératrice. « <em>Le paysage s&#8217;égaie. La montagne devient plus accidentée ; en bas, des vallons capricieux ; en haut, des escarpements fantastiques, et partout des pins verdoyants, vigoureux, éparpillés sur les pentes, nombreux et serrés sur les terrasses. Le chemin contourne un mamelon. Nous entendons une clochette. Un pas de plus, voici Lieu Plaisant.</em> » (<em> <a href="http://www.st-guilhem-le-desert.com/ermitage/lieu_plaisant1.html">L&#8217;escoutaire</a></em>, 1927). C&#8217;est l&#8217;heure de la sieste.</p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/abbaye-de-g%e9lone1.jpg" alt="" /><em>Chevet de l&#8217;église de l&#8217;abbaye</em></p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/abbaye-de-g%e9lone.jpg" alt="" /><em>Cloître de l&#8217;abbaye</em></p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/derri%e8re-st-guilhem.jpg" alt="" /><em>Derrière Saint Guilhem</em></p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/derri%e8re-st-guilhem2.jpg" alt="" /><em>Derrière Saint Guilhem (2)</em></p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/ermitage.jpg" alt="" /><em>Face à l&#8217;ermitage Notre Dame du Lieu Plaisant</em></p>
<p>En fin de journée, aux portes du Larzac méridional, les chemins empruntés ne l&#8217;ont probablement pas été depuis fort longtemps&#8230; Les marcheurs croisés sont extrêmement rares, ils ne se comptent guère sur plus d&#8217;une main ! Et ce pour toute la semaine&#8230; GR mal balisés, récente décision intempestive d&#8217;en changer le tracé par les autorités, d&#8217;où les cartes IGN défaillantes, résultat final : nous sommes perdus au milieu de cette immense mer de vallons qui s&#8217;étend sous nos yeux à perte de vue, sans une seule habitation humaine à l&#8217;horizon. L&#8217;eau vient à manquer et après 10 heures de marche sans arrêt, le bivouac est planté dans un désert rocailleux. Le lendemain, il faut bien 8 heures de marche, jusqu&#8217;à 16h et toujours sous des températures estivales et un ciel sans nuage, pour trouver un paysan chez lequel se désaltérer. Le soir, en guise de récompense après ces efforts homériques, les gorges de la Vis (voir photo) nous accueillent en ses berges pour la nuit. Le beauté et le calme des lieux nous fait penser que, finalement, Son Royaume est peut-être de ce monde.</p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/gorges-de-navacelles.jpg" alt="" /><em>Les gorges de la Vis</em></p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/rivi%e8re-navacelles.jpg" alt="" /><em>Sur une berge bordée par la Vis</em></p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/pompes.jpg" alt="" /><em>Sur une berge bordée par la Vis (2)</em></p>
<p><img src="http://blog.cardabelle.net/IMG/jpg/cardabelle.jpg" alt=""width="220" height="150" align="left">Le lendemain, arrivée dans la matinée à <strong>Navacelles</strong>, petit hameau dépendant de <strong>Saint Maurice de Navacelles</strong> et célèbre pour son cirque à couper le souffle (voir photo). Nous remontons les gorges et traversons à nouveau ces vastes étendues que sont les causses du Larzac, où paissent des troupeaux de cardabelles &#8211; cousines des tournesols, « soleil des herbes » et baromètre du berger, emblème du Larzac et porte-bonheur des populations locales, qui les placardent à leurs portes. Les cardabelles s&#8217;ouvrent quand viennent le soleil et la chaleur, et se referment quand interviennent le froid et l&#8217;humidité. Passant d&#8217;une vallée à une autre, l&#8217;impression de traverser un continent se fait de plus en plus prégnante : les déserts rocailleux précèdent des forêts humides pleines de vie et d&#8217;arbres mousseux. Et ainsi de suite jusqu&#8217;au <strong>Caylar</strong>, l&#8217;un des bourgs les plus importants du Larzac. Puis les villages templiers de <strong>La Couvertoirade</strong> (voir photo) et de <strong>La Cavalerie</strong> (voir photo) nous font admirer leurs puissants remparts. Entre ces deux visites, une halte pour la nuit est programmée à <b>Nant</b>, qui voit les rigoles faire courir les eaux orphelines par ses ruelles étroites jusqu&#8217;au sein maternel du fleuve de la Dourbie, dans la vallée éponyme.</p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/cirque-de-navacelles.jpg" alt="" /><em>Le Cirque de Navacelles</em></p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/gorges-vissec.jpg" alt="" /><em>Au loin, le Cirque de Navacelles</em></p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/croisement-vissec.jpg" alt="" /><em>Sur la route du Caylar</em></p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/pais-d%27oc.jpg" alt="" /><em>Au Caylar</em></p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/croix-templi%e8re-arbre.jpg" alt="" /><em>Sur le chemin de la Couvertoirade</em></p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/couvertoirade.jpg" alt="" /><em>La Couvertoirade</em></p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/rue-couvertoirade.jpg" alt="" /><em>La Couvertoirade (2)</em></p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/pot-de-fleurs.jpg" alt="" /><em>La Couvertoirade (3)</em></p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/croix-sentier.jpg" alt="" /><em>Dans le causse sur la route de Nant</em></p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/rempart-ext-la-cavalerie2.jpg" alt="" /><em>Rempart extérieur de la Cavalerie</em></p>
<p>Samedi, ultime traversée des causses, bousculés par un vent féroce et taquinés par une pluie espiègle. Enfin, nous arrivons à l’extrémité du causse, dont une croix grecque recouverte d&#8217;une fleur de lys marque la fin et annonce un panorama magnifique dont <strong>Millau</strong> est le cœur, dévoilé par le soleil vengeur qui chasse les nuages. Retour à Paris et Toulon le dimanche après-midi.</p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/causse.jpg" alt="" /><em>Dans le causse sur la route de Millau</em></p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/alban.jpg" alt="" /><em>Dans le causse sur la route de Millau (2)</em></p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/croix-millau.jpg" alt="" /><em>Au dessus de Millau</em></p>
<p><strong><em>Le recours au maquis</em></strong><br />
L&#8217;explorateur Sylvain Teisson, dans un <a href="http://www.youtube.com/watch?v=0RgF5EAojBc">entretien au <em>FigMag</em> en septembre 2010</a>, plaide pour le « <em>recours aux forêts</em> » à destination de ceux qui « <em>se sentent corsetés dans la ville et la modernité</em> », conscients de la « <em>fuite du temps</em> » et désireux de jouer «<em> ce grand jeu de la vérité qu&#8217;est la solitude dans les bois</em> ». C&#8217;est le recours au maquis qui a été expérimenté dans le Larzac. Mais c&#8217;est la même logique que le recours aux forêts, qui n&#8217;ont d&#8217;ailleurs pas été absentes de ce périple en Occitanie profonde. Pourquoi le maquis ? Parce que les nuits sont juste assez fraiches pour se rouler dans son duvet la nuit tombée, parce que les journées sont juste assez chaudes (quoique bien plus que « justes assez chaudes »&#8230;) pour laisser sa veste au fond du sac, parce que le vent y est juste assez frais pour rafraichir les hommes, comme dans ces vallées qui forment des couloirs d&#8217;air salutaires ou ces causses qui ont tôt fait de balayer la sueur des marcheurs. Mais aussi parce que les paysages sont juste assez arides pour que l&#8217;esprit méridional y étanche sa soif de panorama mystérieux et de poésie mélancolique, et juste assez verts pour rassurer le cœur de l&#8217;Européen continental en quête de forêt profonde où les sapins lui offrent un bain de jouvence régénérateur. Méridional et continental, du Sud et du Nord, le Larzac accorde les contraires dans l&#8217;harmonie.</p>
<p><strong><em>Le recours au Larzac</em></strong><br />
Pourquoi le Larzac ? Parce que c&#8217;est l&#8217;un des rares coins de l&#8217;hexagone à demeurer désert envers et contre tout à de si basses altitudes, élément notable. Le Larzac est une terre indomptée et respectée : les hommes n&#8217;y plantent pas leurs gros sabots avec des ambitions prométhéennes, ils ne s&#8217;y installent que par volonté de permettre à cette terre de rester elle-même. Le sentiment prégnant de l&#8217;isolement incline les cœurs à la sagesse pastorale : ici, pas de centre commercial ou de zone industrielle dans lesquelles s&#8217;amassent des racailles hargneuses et des travailleurs frustrés. Seulement quelques champs de blé contenus dans des limites raisonnables par de vastes causses destinés au pâturage des bêtes (essentiellement des brebis, pour la production de fromages) afin de permettre aux hommes en quête de grands espaces et de solitude de poursuivre cette quête sans entrave. Etendues traversées par des lièvres ne craignant pas les sentiers de Grande Randonnée, sur lesquelles le ciel azur est strillé du passage des vautours et autres grands rapaces, virevoltant « en meute » au dessus de nos têtes. En somme, au Larzac, la nature interdit l&#8217;<em>hubris</em> moderne (la <em>démesure</em> chez les Grecs).</p>
<p><img src="http://aimos.hypotheses.org/files/2011/06/Visuel_Larzac_2.jpg" align="left">Par ailleurs, de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lutte_contre_le_camp_militaire_du_Larzac">lutte contre l&#8217;extension du camp militaire</a> dans les années 70 à l&#8217;opposition féroce à l&#8217;exploitation de gaz de schiste (pas un village du plateau sans ses affiches « Gaz de schiste, non merci ! »), le Larzac s&#8217;affirme comme une <strong>terre de résistances</strong> auxquelles ont plus d&#8217;une fois contribué les mouvements et structures occitanes autour des slogans <em>Volem Viure Al Pais</em> (« Je veux vivre au pays ») et <em>Gardarem lo Larzac</em> (« Nous garderons le Larzac »). Et tant pis si ça ne fait pas plaisir aux « résistants » du Larzac, antimilitaristes et alter-mondialistes, mais qu&#8217;ils en soient avertis : quand l&#8217;on mène un combat pour rester libre de vivre et travailler sur sa terre en totale autonomie vis-à-vis de Paris et des avatars de la modernité (urbanité dévorante et méthodes de l&#8217;industrie agro-alimentaire), attachés à un mode de vie rural et enraciné sur un territoire bien circonscrit, sinon « en autarcie », on est assurément identitaires&#8230; « à l&#8217;insu de son plein gré » comme dit l&#8217;autre. </p>
<p>Car l&#8217;internationalisme que les résistants du Larzac affectent de revendiquer s’accommode fort mal du mode de vie qu&#8217;ils ont choisi : « bio », sédentaire, décroissant et rural. Et malgré toutes leurs circonvolutions idéologiques et tours de passe-passe sémantique, les « gauchistes » adeptes du « retour à la terre » sont des identitaires accomplis. Leur aventure constitue d&#8217;ailleurs probablement une expérience identitaire couronnée de succès. Et si cette contradiction entre l&#8217;appartenance à des groupements « gauchistes » et un mode de vie enraciné accompagné de revendications inconsciemment identitaires peut bousculer les esprits chagrins, on répondra à ces éternels râleurs que <strong>la compagnie d&#8217;un paysan rompu à l&#8217;art du démontage de Mac Donald le dimanche, et producteur bio en semaine, est certainement plus agréable que celle d&#8217;un benêt raciste et cocardier buveur de Coca-cola</strong>. Il y a des contradictions plus dérangeantes que d&#8217;autres&#8230; A choisir, je préfère partager la table du premier dans une ferme en pierre sèche que la table basse du second devant la télévision.</p>
<p align="center"><img src="http://recounquista.com/images/gardarem.jpg" alt="" /></p>
<p>Ici, il faut relever la citation par Jean-Claude Michéa, dans <em><a href="http://www.amazon.fr/Impasse-Adam-Smith-limpossibilit%C3%A9-capitalisme/dp/2081240793/ref=sr_1_1?ie=UTF8&#038;qid=1308602551&#038;sr=8-1">Impasse Adam Smith</a></em>, de <a href="http://www.amazon.fr/Emiliano-Zapata-r%C3%A9volution-mexicaine-Womack/dp/270715492X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&#038;qid=1308602516&#038;sr=8-1">John Womack, biographe d&#8217;Emiliano Zapata</a>, chef de file de la révolution mexicaine : « <em>c&#8217;est l&#8217;histoire de campagnards qui ne voulaient pas bouger et qui se trouvèrent amener à faire une révolution</em> (&#8230;) <em>l&#8217;enfer, le déluge, les agitateurs étrangers, l&#8217;annonce qu&#8217;il existait quelque part des près plus verts que les leurs, tout leur était égal ; ce qu&#8217;ils voulaient, c&#8217;était rester dans les villages où ils avaient grandi, où, avant eux, depuis des siècles, leurs ancêtres avaient vécu et étaient morts</em> ». Et Michéa de commenter : « <em> non seulement une certaine sensibilité conservatrice n&#8217;est pas incompatible avec l&#8217;esprit révolutionnaire mais l&#8217;histoire montre qu&#8217;elle en est généralement la condition, et qu&#8217;à l&#8217;origine c&#8217;est souvent le désir de protéger des choses anciennes qui conduit aux transformations les plus radicales</em> ». D&#8217;ailleurs, relève le journal <em><a href="http://www.ladepeche.fr/article/2011/03/17/1036874-La-lutte-du-Larzac-dans-l-histoire.html">La Dépêche</a></em> (17/3/2011), «<em> gare aux idées reçues, que Pierre-Marrie Terral</em> [auteur de <a href="http://www.amazon.fr/Larzac-lutte-paysanne-%C3%A0-laltermondialisme/dp/2708969188/ref=sr_1_1?ie=UTF8&#038;qid=1308606873&#038;sr=8-1">Larzac - De la lutte paysanne à l'altermondialisme</a>] <em>démonte les unes après les autres. Le Larzac, bien qu&#8217;étant devenu dans les années 1970 une lutte nationale avec cinq comités en France, <strong>n&#8217;a jamais été terre de hippies</strong>. <strong>Le plateau est toujours resté ce lieu de paysannerie antiproductiviste où les agriculteurs et éleveurs, plutôt conservateurs et catholiques, avaient reçu le précieux soutien</strong> des syndicats d&#8217;exploitants… et <strong>de l&#8217;Église catholique</strong></em> ». Car c&#8217;est bien de cela qu&#8217;il s&#8217;agit dans le Larzac : une <strong>révolution conservatrice</strong>.</p>
<p><img src="http://www.locirdoc.fr/E_ressorsa/contengut/imatge/affiches/grandes/305.jpg" alt=""width="490" height="808" /></p>
<p align="center"><em>Affiche éditée à Limoges, date inconnue</em></p>
<p>Extrait/Bande-annonce n°1 du docu <em>Tous au Larzac</em> (2011) sur le « Serment des 103 » :<br />
<iframe width="500" height="314" src="http://www.youtube.com/embed/6i58Elv-ju0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Raid « Une Autre Jeunesse » été 2010 &#8211; la vidéo</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jun 2011 02:45:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Par Augustin Nous publiions il y a quelques mois le compte rendu et les photos d&#8217;un raid de 4 jours effectué courant août 2010 par cinq de nos camarades partis à la découverte des rives et des villages de la Loire à bord d&#8217;un radeau construit de leurs mains. À l&#8217;approche de l&#8217;été, nous prenons ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Augustin</em></p>
<blockquote><p><strong>Nous publiions il y a quelques mois <a title="http://www.autre-jeunesse.com/raid-une-autre-jeunesse-ete-2010/" href="http://www.autre-jeunesse.com/raid-une-autre-jeunesse-ete-2010/" target="_blank">le compte rendu et les photos d&#8217;un raid de 4 jours</a> effectué courant août 2010 par cinq de nos camarades partis à la découverte des rives et des villages de la Loire à bord d&#8217;un radeau construit de leurs mains. À l&#8217;approche de l&#8217;été, nous prenons plaisir à rappeler leur aventure rafraîchissante, qui a la force de l&#8217;exemplarité.</strong></p></blockquote>
<p><object width="500" height="314"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/jLZypYqU3Ow?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0&amp;hd=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/jLZypYqU3Ow?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0&amp;hd=1" type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="314" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Dans la moiteur de cette chaude matinée d’été, de lourds nuages massifs survolaient la Terre.  Nomades et mystérieux, ils pérégrinaient en silence, des océans de l’Occident aux étendues désertiques de l’Orient, guidés calmement par le vent vers l’horizon flou et déchiré. Au loin retentit le carillon d’une cloche. Tandis qu’assise sur son cheval de bronze, une fille de France coiffée de son heaume doré, jette un regard sur sa cathédrale, figée par la gloire dans une posture vigilante. Les lumières colorées et la féérie de la nuit s’évaporent avec le jour. Orléans s’éveille. La cité s’anime. Et à ses pieds, nonchalante et paisible, la Loire coule. Au loin, dans un bruissement feutré, des ailes immaculées s’allongent et prennent  leur envol avec la grâce que seuls connaissent les cygnes.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-2062" title="Raid &quot;Une Autre Jeunesse&quot; été 2010" src="http://www.autre-jeunesse.com/wp-content/uploads/2011/06/orleans-500x225.jpg" alt="Raid &quot;Une Autre Jeunesse&quot; été 2010" width="500" height="225" /></p>
<p>L’horloge du clocher sonne midi quand une forme plonge pour la première fois dans les eaux émeraudes du fleuve. Et glisse à la surface comme une ombre, trapue, charpentée, menaçante. Elle a l’odeur fruitée de l’acacia et la force de l’acier. La résistance du bambou et l’imperméabilité de la toile. Un rectangle de bois tressé de chanvre, à califourchon sur de lourds cylindres métalliques, couvert d’un triangle de tissu. La rigueur géométrique pousse Archimède dans ses confinements et prend la tangente sur la sinusoïde infinie du cours d’eau.</p>
<p>L’équipage, d’un bond souple, a sauté à bord. Ils étaient cinq. Cinq jeunes hommes à prendre le départ, venus de loin et d’endroits différents, unis comme les doigts de la main à une même destinée, à une même aventure. Un sort incertain, hasardeux, que rien ne laissait présager, mais que la bonne humeur de ces marins  de fortune teintait d’espoirs et de promesses. Des bras vigoureux pour faire vivre les rêves… et du courage.  Car ainsi vont les artisans d’exploit.</p>
<p><img title="Raid &quot;Une Autre Jeunesse&quot; été 2010" src="http://www.autre-jeunesse.com/wp-content/uploads/2011/06/beaugency-500x225.jpg" alt="Raid &quot;Une Autre Jeunesse&quot; été 2010" width="500" height="225" /></p>
<p>L’embarcation fendait les flots dans un clapotis guttural, rythmé par le tambour régulier des tonneaux qui faisait résonner cette traversée fantastique comme une croisade. La jeunesse partait en guerre. Rebelle et fière, elle luttait contre l’ennui et le confort. Elle reprenait ses droits sur la vie au grand air. Quittée la quiétude de la ville. Envolé le luxe amolli et superflu de la maison qui endort l’esprit. Confrontée à la nature, la jeunesse retourne à sa fougue. Elle retrouve l’éclat de sa force, sauvage et instinctive. Celle qui fait les Hommes. Pendant que sur le bastingage, le parfum de la roche et de l’eau enivre les cœurs. Des rires éclatent, comme des coups de feu. L’aventure commence.</p>
<p>Le rafiot avance lentement. Deux longues gaffes de bambous le font louvoyer à travers les aspérités des profondeurs capricieuses de la Loire. Par endroits, il faut se jeter à l’eau pour libérer l’embarcation d’un piège de sable et de gravier. Les pieds souffrent et le langage se durcit. L’atmosphère se charge d’électricité, prête à foudroyer. Mais la volonté surpasse toujours la difficulté et balaye d’une main le désagrément. Et le chemin continu, toujours aussi lent, toujours aussi farouche. Puis le soleil disparaît derrière le faîte moutonnant d’une forêt et l’équipage pose pied sur un îlot pour la nuit. Le feu crépite et lance ses flammes dorées dans la nuit claire. Et ensorcèle les marins fourbus, qui s’enfoncent rapidement dans un sommeil profond.</p>
<p><img title="Raid &quot;Une Autre Jeunesse&quot; été 2010" src="http://www.autre-jeunesse.com/wp-content/uploads/2011/06/saint-dyé-sur-loire-500x225.jpg" alt="Raid &quot;Une Autre Jeunesse&quot; été 2010" width="500" height="225" /></p>
<p>Et les jours se suivent ainsi sur les courbes ondulantes du grand fleuve. Suspendu dans le temps, figé par la magie de ces eaux tourbillonnantes, l’équipage se perd dans un univers aux frontières de la conscience et des songes, porté par la poésie et la puissance sauvage de cette immense artère de jade. Un fin crachin matinal dilue l’horizon dans un brouillard flouté. Autour du navire de fortune, les gouttes s’écrasent en une infinité de minuscules cercles concentriques, comme une pluie d’étoiles enfermées dans un miroir. L’air et l’eau ne font plus qu’un. La faune aquatique en liesse improvise un ballet de surface en une pièce d’opéra furtive, scintillante de mille écailles argentées. Puis, un rayon doré transperce enfin l’acier céleste, annonciateur du crépuscule du peuple fragile des géants de l’air. Il fera beau. Sur une berge, une poule d’eau lisse soigneusement le duvet soyeux de ses petits. Ils doivent être beaux pour leur première baignade.</p>
<p>Les jours et les nuits se succèdent au fil de l’eau. Le jour, on croise des groupes de canoës filiformes qui fusent dans l’onde claire. Leurs nageoires latérales plongent au tempo du bon vouloir de leurs passagers. Parfois véloces, parfois nonchalants. Des pêcheurs aussi, assis sur la berge ou au fond d’une barque légère, qui attendent patiemment l’invisible espoir de remonter un magnifique brochet. La politesse est de rigueur, naturelle et bienveillante. Elle unit l’espace d’un instant les hommes d’une amitié fugitive improbable. Le soir, les feux brillent. Perdu au milieu des flots, sur une île oubliée de la civilisation, l’équipage rit en se remémorant les souvenirs du jour passé. L’âme se libère et s’allège pour oublier les meurtrissures du corps. Puis elle s’endort sous la voûte étoilée.</p>
<p>La route est longue et semée d’embûches. Et pourtant, il faut avancer. Sauter, pousser, nager, remonter. Encore et encore. Les mains moites, les tempes ruisselantes, l’union fait la force et l’emporte. Les blessures légères individuelles ne sont rien pour l’espoir de tout un équipage volontaire. Et toujours, l’aventure se poursuit. Un barrage même n’aurait su retenir le flot de cette détermination. Pourtant de taille, l’obstacle ne suscite chez ces marins que plus d’audace. Enthousiaste, tout étendard dehors, battant pavillon rebelle, la jeunesse se jette alors à corps perdu dans l’inconnu. Indifférente au danger. Téméraire et fière.</p>
<p><img class="aligncenter size-large wp-image-2054" title="Raid &quot;Une Autre Jeunesse&quot; été 2010" src="http://www.autre-jeunesse.com/wp-content/uploads/2011/06/blois-500x225.jpg" alt="Raid &quot;Une Autre Jeunesse&quot; été 2010" width="500" height="225" /></p>
<p>En chemin, l’équipage croise aussi des carcasses de coques fendues, échouées dans de tragiques postures. Par endroits, des vestiges d’antiques viaducs, de ponts anéantis par la folie des Hommes. Ces piliers les observent de toute leur sagesse. Ces reliques du passé rappellent à quel point la vie est fragile. A quel point toute gloire est éphémère. La Loire, comme le temps, s’écoule et emporte avec elle le souvenir. Elle suggère qu’il n’est de vraie victoire que dans l’immortalité. La Loire est source d’inspiration et nous distille sa sagesse dans le calme velouté de la nuit. Car pour la dernière étape, l’embarcation navigue sous la seule lueur du scintillement des étoiles et les reflets opalescents de la Lune. Il règne à bord une fièvre joyeuse. Le mystère trouble la surface des éléments. Le flot cristallin d’émeraude se métamorphose en sombre serpent d’écailles visqueuses. Les affres de la nuit enchâssent les cœurs de leurs griffes de doute et d’angoisse, réveillant un monde imaginaire de ténébreux. C’est alors que d’une gorge timide, quelques notes s’envolent en pagaille. Désordonnées, isolées, seules, fragiles ; elles déchirent le voile noir. Comme le cor des héros d’Autrefois, elles sont un cri de détresse autant que de victoire. C’est le rappel des braves, de ceux qui veulent poursuivre la lutte, de ceux qui veulent continuer à espérer. Les notes s’étoffent, se libèrent et s’organisent. Elles sont maintenant un chant clair. Une autre voix s’y accroche. Presque au même instant, une troisième. Finalement c’est tout l’équipage qui vocalise à pleins poumons. La nuit a pris une autre teinte. Elle s’est colorée. La symphonie des cœurs auréole les alentours sinistrés d’or et d’argent. L’embarcation, légère et pétillante, disparaît sous une pluie d’étincelles enchantées. Le rire est devenu roi. On rit à la fierté de l’exploit. On rit  pour cet instant fugitif, au milieu de nulle part, perdu dans le vague. Pour ce moment précis et inconnu de l’aventure où, d’un même cœur, les Hommes savent qu’ils partagent ensemble et à part égal un même bonheur.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-2050" title="Raid &quot;Une Autre Jeunesse&quot; été 2010" src="http://www.autre-jeunesse.com/wp-content/uploads/2011/06/chaumont.jpg" alt="Raid &quot;Une Autre Jeunesse&quot; été 2010" width="502" height="227" /></p>
<p>Demain, nous nous quitterons. Demain, nos regards se croiseront sur le quai d’une gare et nos mains se serreront une dernière fois avant de nous en retourner. La Loire laissera sûrement dans son sillage un peu de vague à l’âme. Nous le savons. L’aventure nous invite à poursuivre. Mais ailleurs, d’autres nous attendent. Et pourtant, sous une pluie inopinée, blottit près du feu qui se meure, nous rions. Nous rions au Présent. Notre rire est celui d’une jeunesse folle et passionnée, qui profite de la vie et se moque de ses soucis. Un profit sans égoïsme, sans mal façon, sans vice. Au bénéfice de tous. Un petit don de soi pour le plus grand bonheur de chacun. Car ne nous y trompons pas, la jeunesse n’est ni un âge présupposé de la vie, ni une attitude, ni une mode, ni rien de temporel et quantitatif. Une et indivisible, débordante, passionnée, sensible et heureuse, elle se donne sans compter. Folle pour certains ? Non ! La jeunesse est vertu. Mieux que ça ! Elle est un idéal. Comme dans les vieilles légendes et les plus fabuleux mythes. Héroïque et immortelle.</p>
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		<title>« Nie wieder Krieg! »</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Oct 2010 11:10:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Lettrage tremblant, couleur pâlotte. Mais c&#8217;est inscrit à jamais sur ce mur de cette petite ville pourrie de Westphalie. « Plus jamais la guerre ! ». C&#8217;est écrit. Je sortais juste fumer une cigarette. Temps de chien, rue déserte, seul le bruit lointain d&#8217;un scooter excite mon ouïe. Personne n&#8217;a voulu m&#8217;accompagner. Je reste interloqué ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Lettrage tremblant, couleur pâlotte. Mais  c&#8217;est inscrit à jamais sur ce mur de cette petite ville pourrie de  Westphalie. « Plus jamais la guerre ! ». C&#8217;est écrit.<br />
Je sortais  juste fumer une cigarette. Temps de chien, rue déserte, seul le bruit  lointain d&#8217;un scooter excite mon ouïe. Personne n&#8217;a voulu m&#8217;accompagner.<br />
Je reste interloqué par ce graffiti. Un peu perplexe, je retourne à la soirée.<br />
La  musique est assourdissante, oppressante et sans saveur. Mais les jeunes  dansent. Ils sautent, les corps se désarticulent, les bras s&#8217;enlacent.  Je n&#8217;arrive pas à reconnaître les personnes, les lumières m&#8217;aveuglent.  C&#8217;est une armée de corps qui dansent. Étrange.<br />
Un mec complètement  ivre vient me parler. Il raconte qu&#8217;il est grave dans la merde, sa  copine vient de s&#8217;apercevoir qu&#8217;il l&#8217;a trompée. « Pourtant j&#8217;étais  discret, mais rien à faire! Toutes des salopes les meufs ». Ouais c&#8217;est  ça, va t&#8217;en. Pénible.<br />
Comme le gars continue à bavasser, je file me  chercher un truc à boire. On me propose plusieurs liquides aux couleurs  douteuses, des boissons énergisantes ou des sodas sans goût. Bordel,  j&#8217;aurais juste voulu une bière locale !<br />
Je regarde la salle bouger.  Dans un coin, deux jeunes filles s&#8217;embrassent. Près d&#8217;une table, un  groupe rigole fort, très fort. On dirait qu&#8217;ils se forcent.<br />
« Tu veux  des trucs ? Eh, tu veux quelque chose ? ». Je ne l&#8217;avais pas vu lui. Jean  slim, tee-shirt brillant, coiffure scintillante. Pas l&#8217;air idiot. « Oh,  je te parle ! Tu veux un cachet ? Ou trois pour le prix de deux ?».  J&#8217;mange pas de ce pain moi. Non merci. Qu&#8217;il aille voir ailleurs.<br />
«  Qu&#8217;est ce qu&#8217;il y a, ça te plait pas? ». Il est collant, et le ton  change. Il se rapproche en faisant signe à deux de ses sbires de venir.  Il n’est pas content, olala, pas content.<br />
Je peux désormais sentir  son haleine. T&#8217;es trop proche mon gars, laisse-moi. Mails il ne veut  pas. Rien y fait, ses yeux se plissent, sa mâchoire se resserre.<br />
Je cogne.<br />
J&#8217;voulais juste pas d&#8217;ses produits.<br />
Le temps s&#8217;est arrêté, la salle s&#8217;est tue. On vient me voir.<br />
«  Pourquoi tu l&#8217;as frappé ? Pourquoi tu es violent ? Tu l&#8217;aimes pas parce  qu&#8217;il est différent ? Pourquoi tu as refusé ce qu&#8217;il te proposait ? T&#8217;es  pas marrant ? T&#8217;es un vieux ou quoi ? Faut te décoincer ! ».<br />
On me prie de m&#8217;en aller. J&#8217;en demande pas plus.</p>
<p>Dehors,  le crachin ne s&#8217;est pas arrêté. J&#8217;ai la rage. Je ne fais plus partie de  leur monde, j&#8217;ai enfreint leur loi. Mes yeux s&#8217;humidifient. Je continue  à marcher, sans croiser personne. Les rares foyers sont illuminés par  la télévision. Un samedi soir. Quelle bande de cons&#8230;<br />
« T&#8217;as bien  raison! ». Je me retourne. Merde, je ne l&#8217;avais pas vu ! Un clochard est  allongé là, par terre. Et dire que je ne l&#8217;avais même pas vu&#8230; Un Vieil  Homme.<br />
Il me demande ce que je fais seul à cette heure tardive.  Pourquoi lui parler ? Surement doit-il être alcoolisé. D&#8217;ailleurs, il a  les dents toutes déchaussées. M&#8217;enfin, je n&#8217;ai rien à faire, alors&#8230;<br />
Je lui raconte tout ce qui vient de m&#8217;arriver, la soirée, le dérapage. Un silence. Il me sourit.<br />
«  Tu sais mon garçon, j&#8217;aurais réagi comme toi ». Ça me détend un peu, je  ne suis peut-être pas cette bête immonde. Il commence à me raconter sa  vie. Au début, je me suis dit que ça allait être long, et puis  franchement, depuis que mon père a quitté la maison avec sa secrétaire,  je n’ai jamais vraiment parlé avec un homme adulte. Je n’ai jamais  pardonné.<br />
Il me raconte qu&#8217;il y a encore cinq ans, il vivait heureux,  employé d&#8217;usine. Il avait réussi à acheter une maison à crédit. Puis on  a décidé de « rationaliser la production ». On lui a proposé de partir  en Asie, en acceptant de gagner dix fois moins. Il a refusé. Il s&#8217;est  fait virer.<br />
Le fisc s&#8217;est emparé de ses biens, et du jour au  lendemain, il a tout perdu. Depuis, il vit là. Et là. Puis là. Sa maison  à lui, c&#8217;est la rue.<br />
Oh, il avait bien essayé de lutter contre cette  délocalisation sauvage. Il avait participé à une structure, soulignant  le drame écologique et social d&#8217;un tel plan. Excédés, lui et ses copains  avaient fait un peu de grabuge. Là, l&#8217;opinion a commencé à se  désintéresser, à se désolidariser. Contester, certes, mais sans bruit et  sans vague.<br />
Je restais bouche-bée. Et en même temps, ce Vieil Homme  me ressemble : il est déçu par le monde, par ses excès, par son injustice  et ses immondices.<br />
Nous avons continué à papoter pendant une bonne  partie de la nuit, rigolant, chantant, imaginant, rêvant. On était bien,  le monde nous appartenait. Je lui ai dit à demain.<br />
Je ne l&#8217;ai plus jamais revu.<br />
J&#8217;ai  pesté, ragé, ronchonné. Je comptais sur lui pour me parler de la vie,  de sa vie. Je pensais que j&#8217;aurais pu lui apporter de temps en temps de  quoi manger, voire même l&#8217;inviter. D&#8217;une misérable soirée était née une  amitié, un échange, une confiance, qui auraient dû perdurer.</p>
<p>Ce matin, je me suis réveillé. J&#8217;avais compris ce que du Vieil Homme, il me restait.<br />
Le combat. Le combat d&#8217;une vie à mener, pas d&#8217;une survie.<br />
Le combat n&#8217;est pas un fait, un comportement de l&#8217;individu en société. C&#8217;est un état d&#8217;esprit.<br />
Toujours  se surpasser, ne pas se reposer sur ses acquis. Refuser la jouissance,  haïr la médiocrité. L&#8217;homme n&#8217;est pas fait pour une vie au rabais !  L&#8217;homme n&#8217;est pas fait pour une vie d&#8217;esclave !<br />
Non, nous ne sommes pas faits pour voir nos comportements dictés par le pouvoir économique et financier.<br />
Non, nous ne sommes pas nés pour dépendre des drogues, pour s&#8217;agenouiller devant le plaisir, pour s&#8217;abaisser devant la racaille.<br />
Non, notre génération ne se contentera pas de consommer et puis basta!</p>
<p>Oui, nous revendiquons une jeunesse libre, fière et enracinée.<br />
Oui, nous assumons être les porteurs du monde de demain. Car demain, ça commence aujourd&#8217;hui !<br />
Oui,  nous chanterons toute la nuit la victoire, notre victoire, celle de la  jeunesse du 21ème siècle, celle de la camaraderie et de l&#8217;élévation,  celle de la grandeur et du bonheur !<br />
Nous sommes cette jeunesse qui  préfère la victoire au défaitisme, cette jeunesse qui croit en l&#8217;amour !  Parce que nous voulons vivre. Simplement. Merveilleusement.</p>
<p>Plus que de fêtes sans lendemain, nous voulons être maîtres de nos destins.<br />
La Jeunesse au pouvoir !</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Pierre-O</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://www.projet-apache.com/wp-content/uploads/2010/10/flyer23-212x300.jpg" alt="" /></p>
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		<title>Mais d&#8217;où vient cette génération qui nous rend fiers d&#8217;être Français ?</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Aug 2010 13:47:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[1AJ]]></category>
		<category><![CDATA[identitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Lemaitre]]></category>
		<category><![CDATA[une autre jeunesse]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que depuis des années, la jeunesse française se caractériserait par le non-respect des valeurs, des actes d&#8217;incivilité, et d&#8217;autres actes bien répréhensibles encore, voici que surgit dans l&#8217;actualité une autre jeunesse d&#8217;aujourd&#8217;hui qui nous donne des motifs de satisfaction et de fierté. On ne l&#8217;a pas vu venir, je ne l&#8217;ai pas vu venir, ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que depuis des années, la  jeunesse française se caractériserait par le non-respect des valeurs,  des actes d&#8217;incivilité, et d&#8217;autres actes bien répréhensibles encore,  voici que surgit dans l&#8217;actualité une autre jeunesse d&#8217;aujourd&#8217;hui qui  nous donne des motifs de satisfaction et de fierté.</p>
<p><em>On ne l&#8217;a pas vu venir,  je ne l&#8217;ai pas vu venir, sans doute dissimulée, enfouie au milieu de  l&#8217;autre jeunesse qui fait tant parler d&#8217;elle, en quelque sorte elle a  creusé ses sillons sûrement, anonymement, et aujourd&#8217;hui, nous la voyons  surgir de derrière l&#8217;autre, pour nous donner de grandes joies :</em></p>
<p><em>— des Brestois inconnus qui ont le bac avec plus de 20 de moyenne,</em></p>
<p><em>—  un jeune Français qui passe le bac à 15 ans, il est passé tellement  vite dans l&#8217;actualité que je n&#8217;ai même pas retenu son nom, Bravo à toi,  Jeune Français,</em></p>
<p><em>—  un jeune Savoyard, inconnu, sauf de quelques initiés, Christophe  Lemaitre pour ne pas le nommer, qui gagne 3 médailles d&#8217;or aux  Championnats d&#8217;Athlétisme à Barcelone, qui met sa patte sur les épreuves  reine du Sprint, et qui transcende toute une flopée de jeunes athlètes  de tous les milieux, de toutes couleurs pour nous ramener 18 médailles  dont 8 d&#8217;OR,</em></p>
<p><em>—  un jeune nageur de 18 ans, Yannick Agnel qui est couronné d&#8217;Or sur 400  mètres libre aux Championnats d&#8217;Europe de Natation à Budapest, un autre  de 25 ans Camille Lacourt qui gagne le 100 mètres d&#8217;eau, toujours à  Budapest, et ce n&#8217;est sans doute pas fini.</p>
<p></em></p>
<p><em>Toute  cette jeunesse, et bien d&#8217;autres encore, qui n&#8217;ont pas droit aux  sunlights, venue dont on ne sait où, qui marque de son empreinte au  grand jour en 2010, et qui nous fait croire que contrairement aux idées  reçues, notre jeunesse a encore de grandes joies à nous apporter, et  nous fait croire que la France est loin d&#8217;être un Pays triste, apeuré,  socialement ébranlé, mais NON, c&#8217;est cette jeunesse qui nous fait  redresser la tête.</em></p>
<p><em>Surtout  en ayant celle belle image, en tête, Christophe Lemaitre chantant La  Marseillaise, et regardant le drapeau tricolore s&#8217;élever dans le ciel de  Barcelone.</em></p>
<p style="text-align: right;"><a href="http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2010/08/12/mais-d-ou-vient-cette-generation-qui-nous-rend-fiers-d-etre-francais_1397747_3232.html" target="_blank"><strong>Jacques PETIT</strong></a></p>
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		<title>L&#8217;esprit du camp</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Jul 2010 11:08:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Textes]]></category>
		<category><![CDATA[2010]]></category>
		<category><![CDATA[août]]></category>
		<category><![CDATA[Bretagne]]></category>
		<category><![CDATA[camp identitaire]]></category>

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		<description><![CDATA[En vue du prochain camp identitaire qui se déroulera en Bretagne du 16 au 21 août prochain, nous republions ce texte de Frank Lancier datant de 2009. Pour chaque militant identitaire, il y a toujours un avant et un après camp d’été. Je rassure ceux qui souhaiteraient venir à ce camp, il n’y a pas ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>En vue du prochain camp identitaire qui se déroulera en Bretagne du  16 au 21 août prochain, nous republions ce texte de Frank Lancier datant de 2009.</em><br />
<img src="http://www.autre-jeunesse.com/wp-content/uploads/2010/06/camp20105.png" alt="" width="302" height="209" align="left" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pour chaque militant identitaire,  il y a toujours un avant et un après camp d’été. Je rassure ceux qui  souhaiteraient venir à ce camp, il n’y a pas de lobotomisation ni de  séance d’hypnose destinées à inculquer la doxa identitaire. Cet après  camp se caractérise par trois choses manquantes dans notre société en  fin de cycle : la liberté, la communauté et la simplicité.</p>
<p style="text-align: justify;">La communauté, c’est une notion que l’on découvre pendant cette  semaine de camp. Vivre avec une cinquantaine de personnes, filles et  garçons, ayant les valeurs, les mêmes envies et les mêmes buts donnent  un sentiment de plénitude, de joie au quotidien que l’on ne retrouve pas  dans nos villes cosmopolites. Chacun de nous trouve facilement sa place  dans cette communauté. D’ailleurs, il n’y a jamais eu véritablement  d’animosités entre nous, les querelles de Gaulois sont laissées au  placard, chacun faisant fi des maladresses pour ne s’attarder que sur la  solidarité qui nous unit. On est loin du repli sur soi, les nouveaux  militants sont accueillis dignement et deviennent rapidement, s’ils en  ont la volonté, des membres à part entière de ce clan. Pour le devenir,  il faut se sentir un homme ou une femme libre.</p>
<p style="text-align: justify;">Car chez nous, il n’y a pas d’endoctrinement, notre chemin est bien  loin de ce concept ô combien totalitaire de nos républiques. En ennemi  d’un système qui souhaite nous détruire, nous connaissons trop bien le  prix de la liberté, pour en priver les membres de notre communauté. La  première des libertés c’est de pouvoir vivre son identité sans  apparaître au mieux comme un risible farfelu ou au pire comme un méchant  spécimen attardé à une certaine période de l’histoire. Je ne me suis  jamais senti aussi libre que durant un camp, loin de cette prison dorée  que l’on appelle notre société. Car cette liberté d’être en harmonie  avec la nature, demande un sacrifice, celui de vouloir vivre de manière  simple au sein de notre communauté.</p>
<p style="text-align: justify;">Et cette simplicité dans notre quotidien, on l’acquiert très vite.  J’ai été étonné comment, gone de la ville, je pouvais me dépouiller de  mes accessoires inutiles (télévision, téléphone, portables, vêtement de  marque), pour ne garder que l’essentiel. Ce régime du superflu se fait  sans y crier gare, rien n’est imposé mais tout se fait naturellement. Et  l’on comprend mieux pourquoi cette société de consommation s’échine à  détruire nos communautés tout en réduisant nos libertés fondamentales.  Car un homme libre et enraciné n’a pas besoin de consommer, il n’a pas  besoin du superflu de nos centres commerciaux, il n’a pas besoin  d’avoir, il lui suffit d’être, de vivre son identité.</p>
<p style="text-align: justify;">Le camp de ce mois d’août n’attend plus que vous. Pour vous aussi, il  y aura un avant et un après. Et il se peut bien que ces sensations que  vous aurez éprouvées vous changent à jamais.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Frank Lancier</strong></p>
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		<title>Mon pote serait-il un dealer ?</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Apr 2010 14:39:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
				<category><![CDATA[Images]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[Touche pas à mon pote! Un mot d’ordre plus autoritariste que libertaire qui fleure bon les années Mitterrand. À vrai dire, en apercevant la grande main jaune dans Grenoble, Jacques s’était un instant demandé si la combinaison travail excessif + café serré + absinthe féérique ne commençait pas à lui jouer des tours. Il avait ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.maquisards.com/" target="_blank"><img src="http://www.autre-jeunesse.com/wp-content/uploads/2010/04/mon-pote-500px.jpg" alt="" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Touche pas à mon pote!</strong></em></p>
<p>Un mot d’ordre plus autoritariste que libertaire qui fleure bon les  années Mitterrand. À vrai dire, en apercevant la grande main jaune dans  Grenoble, Jacques s’était un instant demandé si la combinaison <em>travail  excessif + café serré + absinthe féérique</em> ne commençait pas à lui  jouer des tours. Il avait même commencé à scruter anxieusement les  alentours, s’attendant à voir débouler des bandes de<em> neusk</em>s et de  <em>keupons</em>, s’affrontant joyeusement à coup de bouteilles brisées  et de poings<em> ricains</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais non, tout allait bien, ou presque, et l’on était toujours en 2010.  Assurant sa démarche et rassemblant ses pensées éparses, il se rapprocha  du digne lampadaire de la Place Notre-Dame ainsi affublé d’une telle  postiche anachronique. Et là, stupéfaction.  Si l’autoc sentait les  années 80, le rire que le jeune homme lui adressa alors empestait un  mélange de moquerie, d’hilarité,…et une certaine lassitude.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Touche pas à mon pote</strong></em>,  le message dictatorial de l’homme aux 100 montres, recouvrait un autre  autocollant aussi injonctif: <a title="Pas de dealers! xXx" href="../wp-content/uploads/2009/10/autoc_dealers.jpg" target="_blank"><em><strong>Pas de dealers dans nos quartier!</strong></em></a></p>
<p style="text-align: justify;">Après le délire chronologique et  l’ahurissement, c’est la perplexité qui tétanisa Jacques. En effet, pourquoi une association antiraciste prendrait-elle la défense  des dealers. SOS racisme et autres oficines admettaient-elles enfin le  fait que la majorité des vendeurs de poison qui fait planer étaient des  « potes »? des « potes », c’est à dire des « jeunes » en langage  merdiatique.</p>
<p style="text-align: justify;">Résumons, prononça intérieurement le futur ingénieur. Si les potes  prenaient ainsi la défense des dealers, alors <a title="Immigration et  délinquance: étude CNRS Grenoble" href="http://www.maquisards.com/2010/04/immigration-a-grenoble-et-si-zemmour-avait-raison/" target="_blank">Zemmour</a> était bien sur la même ligne que Mouloud  Aounit et consorts: la plupart des trafiquants sont des noirs et des  arabes. CQFD<br />
Mais non, ce  ne pouvait être la seule explication…</p>
]]></content:encoded>
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		<title>&#8220;Enfin une réponse à mes questions&#8221;</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Mar 2010 11:58:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
				<category><![CDATA[Images]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[A vrai dire, je n&#8217;arrivais pas à expliquer que tout mes autocollants &#8220;UNE AUTRE JEUNESSE&#8221;, jour après jour, et nuit après nuit, étaient systématiquement arrachés. Non pas que Toulouse soit préservée des idéologues gauchiste, non, loin de là&#8230; Mais à chaque fois, on aurait dit que ces autocollants avaient été systématiquement détruits à grand coups ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.autre-jeunesse.com/wp-content/uploads/2010/03/autocdechire.jpg" alt="" /><br />
A vrai dire, je n&#8217;arrivais pas à expliquer que tout mes autocollants &#8220;UNE AUTRE JEUNESSE&#8221;, jour après jour, et nuit après nuit, étaient systématiquement arrachés.</p>
<p>Non pas que Toulouse soit préservée des idéologues gauchiste, non, loin de là&#8230; Mais à chaque fois, on aurait dit que ces autocollants avaient été systématiquement détruits à grand coups de clés ! Bref, mystère d&#8217;iniquité, traumatisant (ou pas) et non résolu jusqu&#8217;à il y a peu&#8230;</p>
<p>Mercredi. 11h00.<br />
J&#8217;aperçois un  monsieur tout de bleu vêtu, en train de s&#8217;attarder sur un poteau (légal, bien sur) que j&#8217;ai l&#8217;habitude de &#8220;signer&#8221;.<br />
Je m&#8217;approche donc, les mains hors des poches et la curiosité à vif, et j&#8217;aperçois alors, muni d&#8217;un couteau à peintre, ce dernier détruire un à une mes sympathiques décorations identitaires.</p>
<p>&#8220;Bonjour monsieur, vous arrachez des autocollants, là ? C&#8217;est votre métier ?&#8221;<br />
&#8220;Oui, oui, je suis payé pour les enlever.&#8221;<br />
&#8220;Mais vous avez reçu des consignes spéciales ? Vous arrachez tous les autocollants que vous trouvez, ou seulement ces derniers ?&#8221;<br />
&#8220;Ben en fait, depuis, quelques temps, il y a une campagne récurrente avec ces autocollants.  Z&#8217;avez qu&#8217;à regarder, il y en a sur toute la rue là &#8230; Donc voilà, on les arrache tous.&#8221;</p>
<p>Tout s&#8217;explique, donc ! Ces autocollants systématiquement détruits à grand coup de couteau, méthodiquement, et régulièrement&#8230; deux choses me viennent alors à l&#8217;esprit :</p>
<p>Point positif : ce travailleur à un boulot ! Un des nôtres qui n&#8217;est plus au chômage, c&#8217;est une bonne chose. Un point pour l&#8217;AUTRE JEUNESSE alors !<br />
Point négatif : comment se fait il que seuls les autocollants identitaires soient arrachés, alors que ceux (plus nombreux, ou presque) des associations d&#8217;extrême-gauche pullulent en toute impunité ? La réponse pourrait se trouver à la mairie, ou dans les réclamations de certaines associations peut être ?!</p>
<p>Qu&#8217;à cela ne tienne, l&#8217;histoire n&#8217;est pas  finie.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Témoignage de Bertrand de Lyon</title>
		<link>http://www.autre-jeunesse.com/temoignage-de-bertrand-de-lyon/</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Jan 2010 16:57:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour je m&#8217;appelle Bertrand, je vais avoir 48 ans dans quelques jours et si l&#8217;on regarde de plus près mon parcours dès l&#8217;âge de 15 ans, je suis un heureux rescapé car en bonne santé. J&#8217;ai grandi chez mes grand-parents, tous deux ouvriers qui ont fait de nombreux sacrifices pour que j’aie la meilleure éducation ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Bonjour je m&#8217;appelle Bertrand, je vais avoir 48 ans dans quelques jours et si l&#8217;on regarde de plus près mon parcours dès l&#8217;âge de 15 ans, je suis un heureux rescapé car en bonne santé. J&#8217;ai grandi chez mes grand-parents, tous deux ouvriers qui ont fait de nombreux sacrifices pour que j’aie la meilleure éducation possible.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai passé six ans dans un collège catholique où j&#8217;ai reçu une bonne éducation ; mais en milieu d&#8217;année de  mon redoublement de la classe de troisième j&#8217;ai fait de nouvelles rencontres. Nouveaux amis avec lesquels j&#8217;ai fumé mes  premiers joints ; tout s&#8217;est alors enchaîné. D&#8217;abord j&#8217;ai arrêté d&#8217;aller en cours pour passer plus de temps avec mes potes, et bien sûr fumer du shit. Cette vie a duré quasiment un an pendant lequel mes grand-parents ont tout fait pour me remettre sur le droit chemin, mais sans résultat.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis un soir, pendant une fumette un gars est arrivé avec de la morphine base en nous disant que c&#8217;était  très bon et que d&#8217;essayer ne nous ferait pas plus de mal que ça. En effet une seule fois ne fait pas de mal mais encore faut-il ne pas recommencer ; ce qui ne fût pas mon  cas ni celui de mes amis d&#8217;ailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Et voilà comment du hash nous étions passés aux shoots de poudre agrémentés de quelques cuites. Quelques mois plus tard je finissais par goûter le LSD, une drogue hallucinogène très dure pour le cerveau. Mais je me rends compte aujourd&#8217;hui que heureusement ça n&#8217;a duré que très peu de temps. En effet, chaque prise bouffant énormément de neurones je n&#8217;en serais pas ressorti aussi bien.</p>
<p style="text-align: justify;">Évidemment vous voyez d&#8217;ici la loque que je devais être ; et bien non car une nouvelle fois la chance me venait en aide si je puis dire. A part le hash que je fumais tous les jours, la poudre très chère m&#8217;obligeait à faire des breaks après les prises journalières que j&#8217;avais pu me payer. Cela pouvait pourtant durer jusqu&#8217;à trois semaines de prise. Je n&#8217;amplifiais donc pas malgré moi mon niveau de dépendance. De plus, bien que je ne l&#8217;écoutais pas vraiment, ma famille m&#8217;apportait un soutien psychologique.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr je n&#8217;avais pas mis toutes les chances de mon côté pour mon avenir. Quand on se drogue la vie défile, passe si vite, trop vite pour anticiper et voir plus loin. Et le pire, c&#8217;est qu&#8217;on ne s&#8217;en rend pas compte, la vie étant vue dans l&#8217;immédiat, dans l&#8217;achat d&#8217;une nouvelle dose.</p>
<p style="text-align: justify;">A mes 25 ans la vie m&#8217;a donné l&#8217;occasion de me reprendre. J&#8217;ai trouvé un travail qui me plaisait, ce n&#8217;était bien sûr que le début. J&#8217;ai manqué quand même pas mal de fois le travail car mes démons me collaient à la peau (moins de poudre compensée par plus de shit et d&#8217;alcool). Ceci jusqu&#8217;à l&#8217;âge de 33 ans où j&#8217;ai pris mes dernières doses de poudre. Une fois encore car je n&#8217;étais pécuniairement pas en mesure de me les fournir. Je dois dire que cela s&#8217;est fait sans relativement trop de problèmes ;  relativement donc car on ne peut pas dire que c’est facile. Je dirais tout simplement que j&#8217;ai réussi à arrêter. Par contre je me suis rabattu sur la boisson et la fumette pour compenser. Plusieurs bonnes cuites par semaine. De plus ces cuites me rendant agressif et bagarreur, j&#8217;ai par la même occasion pu &#8221; visiter &#8221; un bon nombre des commissariats lyonnais.</p>
<p style="text-align: justify;">La vie passait, et à 35 ans je commençais à me poser des questions sur l&#8217;avenir, car depuis le début de celle-ci j&#8217;avais déjà vu disparaître des connaissances mortes par overdose mais aussi à cause du sida. Je voyais également les ravages de l&#8217;alcool en observant mes voisins de comptoir. La visite chez mon toubib a été une étincelle. Il m&#8217;expliqua clairement que vu mon état de santé qui se dégradait je n&#8217;avais qu&#8217;un choix qui était celui d&#8217;arrêter si je voulais un jour connaître et profiter de ma retraite.</p>
<p style="text-align: justify;">Du jour au lendemain j&#8217;ai réussi à stopper l&#8217;alcool. C&#8217;était un nouveau pas après la poudre. Neuf ans durant, j&#8217;ai encore fumé une dizaine de joints par jour ; une petite fortune. J&#8217;étais toujours et encore dans le cirage en définitif malgré le mieux comparé à il y a quelques années.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a quatre ans, je me suis retrouvé au chômage, une première. A ce moment là, j&#8217;avais 44 ans, je ne sais par quel déclic je décide du jour au lendemain de me prendre en main, d&#8217;arrêter le hash, et de me prouver que je pouvais retrouver du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme pour l&#8217;alcool, du jour au lendemain fini.</p>
<p style="text-align: justify;">Les trois premières semaines furent extrêmement difficiles, surtout psychologiquement (sommeil agité nerfs à  fleur de peau etc.). Puis petit à petit tout cela s&#8217;est calmé et j&#8217;ai redécouvert ce qu&#8217;était finalement la VRAIE vie, celle sans ces produits qui ne donnent que l&#8217;illusion du bien-être en rompant avec toute réalité ; et qui vous enferment dans une prison dans laquelle volonté et force de caractère sont les seules solutions pour s&#8217;en sortir.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a maintenant douze ans que je suis abstinent d&#8217;alcool mais surtout quatre ans que je ne prends plus  aucune sorte de drogue, et j&#8217;ai maintenant l&#8217;impression de renaître même si j&#8217;en garde quelques séquelles sans grande gravité au niveau de la mémoire et du fait que je ne trouve pas toujours mes mots de suite.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin voilà ce que je peux vous dire sur ce qu&#8217;est la drogue mais aussi l&#8217;alcool que je considère comme une drogue dure ; et j&#8217;espère que ce récit encouragera les jeunes gens qui le liront et qu&#8217;ils auront le  cran de refuser ce genre de produit si un jour ils y sont confrontés. Sachez qu&#8217;il vaut mieux passer pour &#8220;le blaireau &#8221; aux yeux de ceux qui vous proposent et vous tendent ce genre de pièges. Il suffit parfois d&#8217;un simple NON pour ne pas gâcher sa vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Encore faut-il le dire le moment venu.</p>
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		<title>Christophe du Projet Apache témoigne pour Une Autre Jeunesse</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Dec 2009 16:02:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je m’appelle Christophe et j’ai 23 ans. Je suis fils de fonctionnaire de police, issu d&#8217;une famille catholique, j&#8217;ai reçu une bonne éducation et j&#8217;ai vécu une enfance heureuse et normale. Pourtant, à l’ âge de 17 ans j’ai touché à ma première drogue: la cocaïne. Au début , c’était juste « un peu » ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je m’appelle Christophe et j’ai 23 ans. Je suis fils de fonctionnaire de police, issu d&#8217;une famille catholique, j&#8217;ai reçu une bonne éducation et j&#8217;ai vécu une enfance heureuse et normale.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, à l’ âge de 17 ans j’ai touché à ma première drogue: la cocaïne. Au début , c’était juste « un peu » les weekend avec les amis, puis au fur et à mesure j&#8217;ai pris de plus grosses quantités, l&#8217;addiction arrivant, et le corps réclamant la drogue.</p>
<p style="text-align: justify;">C’ est comme ça que j’ai fini par en prendre la semaine avant d’ aller travailler. Cela a duré 2 ans, jusqu’au jour où j’ai rencontré une fille. Je ne lui ai rien dit et j’ai arrêté de moi-même pour ne pas la perdre. Notre relation s&#8217;est terminée au bout d&#8217;une année .</p>
<p style="text-align: justify;">Au même moment, j&#8217;ai commencé à fréquenter le milieu gabber et j’ai donc tout naturellement passé la quasi totalité de mes weekend dans les boites de nuit belges, en consommant speed, extasie, et bien sûr, cocaïne. Au départ, je consommais de nouveau uniquement le week-end, puis c&#8217;est devenu quotidien.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;arrivais au travail tel un déchet, encore sous l&#8217;effet de l’ extasie que je consommais énormément chaque soir (jusqu&#8217;à 10 cachets) et je tenais éveillé grâce au speed. J&#8217;étais de plus en plus aigri, asocial, je me renfermais, et c&#8217;est tout naturellement que j&#8217;ai échoué à un moment où j&#8217;aurais pu évoluer dans ma carrière. Ma seule vie sociale était le weekend, et encore, uniquement pour me réapprovisionner.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis, j&#8217;ai fini par prendre conscience que je me détruisais, que cela ne servait a rien, me coûtait cher, sans compter que mon travail demande énormément de responsabilité et qu&#8217;une seule erreur peut coûter une vie. J&#8217;ai donc décidé du jour au lendemain de tout arrêter, sans aide quelconque. Les premiers temps furent très durs, le manque de drogue me rendait très nerveux.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis que j&#8217;ai arrêté, ma vie est bien plus intéressante, plus joyeuse, je suis en meilleure forme, et j&#8217;ai changé mes fréquentations; j&#8217;ai rejoint le Projet Apache grâce auquel j&#8217;ai connu une autre manière de vivre ma jeunesse et c&#8217;est pour cela que j&#8217;ai voulu faire ce témoignage.</p>
<p style="text-align: justify;">En conclusion, je dirais que nul n&#8217;est à l&#8217;abri un jour de tomber dans la drogue, et j&#8217;espère que ce témoignage interpellera les plus jeunes et les dissuadera de toucher à quoi que ce soit.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Christophe</strong></p>
<p><img class="aligncenter" src="http://www.autre-jeunesse.com/wp-content/uploads/2009/10/autoc_coco.jpg" alt="" /></p>
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		<title>Envoyé spécial : Les nouveaux cocaïnomanes</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 18:25:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>1AJ-2011</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
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