Le 3 juillet sur Radio Courtoisie le « Libre Journal des Lycéens » présenté par Romain Lecap, assisté d’Agathe Meunaud, était principalement consacré au sujet « Jeunesse contre jeunisme ». Sur ce sujet étaient présents Frédéric Robillard et Louise Demory du Projet Apache et Arnaud de Robert du Mouvement d’Action Sociale (MAS).
Après moins de 2h d’avion me voilà arrivé à l’aéroport international de Pristina, vendredi 25 juin 2010 au soir. Hé oui le Kosovo n’est qu’à 2 heures des riches pays d’Europe occidentale. Et pourtant ici il n’y a ni autoroutes moderne, ni maisons luxueuses, seulement une route en terre reliant Pristina à Kosovska Mitrovica, les deux plus importantes villes du Kosovo. Mes premières impressions sont celles d’un pays abandonné, où les gens vivent dans la misère et se débrouillent comme ils peuvent. Seuls touristes à l’horizon : les militaires français, italiens, danois ou encore allemands travaillant pour la KFOR. Pas de Club Med ou autres hôtels Accor.
Samedi 26 juin, l’association Solidarité Kosovo nous emmène visiter le monastère de Visoki Decani. Construit au 14ème siècle, il représente une richesse du patrimoine chrétien et européen. Celui-ci est absolument magnifique, et habité par une quarantaine de moines. Ceux-ci vivent en quasi autarcie, ne se nourrissant essentiellement que de leur propre production. Le monastère est gardé par des militaires italiens, protégés eux-mêmes par des mini-bunkers dont les vitres sont marquées de nombreux impacts de balles. J’apprendrai plus tard que le monastère reçoit, de temps en temps, la visite de grenades et autres tirs de kalachnikov. En effet le monastère est le dernier lieu chrétien autour d’une vaste zone albanaise musulmane.
Nous poursuivons la visite du Kosovo par le village de Pajo, notre guide et interprète. Lui et sa famille vivent dans une enclave d’environ 200 habitants qui est régulièrement protégé par des soldats de la KFOR. Ici peu d’électricité, pas d’eau courante mais beaucoup de courage et de volonté. La fraternité et la solidarité au sein de la communauté serbe de ce village m’ont beaucoup touché, comme la famille de Pajo qui élève en partie les enfants de leurs voisins. La situation économique et sécuritaire dans laquelle ils vivent est tragique, mais pourtant aucun d’entre eux ne se plaint. Ils ne cherchent pas à se faire passer pour des victimes en se lamentant continuellement, non, ils veulent juste vivre en paix sur leur terre.
Puis nous rentrons à notre hôtel de Kosovska Mitrovica, en passant sur un pont qui coupe la ville en deux parties, l’une albanaise, l’autre serbe, le tout étant gardé par des soldats et des policiers jour et nuit.
Nous sommes loin du Pont-Alexandre III à Paris.
Dimanche 27 juin, le jour du tournoi est enfin arrivé. Nous nous rendons dans une petite ville au nord du Kosovo. Là nous faisons connaissance avec nos futurs adversaires. 19h, le tournoi commence, plus de 200 spectateurs sont venus nous encourager. Douze combats de Kick-Boxing sont prévus, dont neuf entre combattants serbes. Ici c’est l’évènement sportif de l’année ! Beaucoup de personnes sont intriguées car il n’est pas courant de voir des citoyens français venir faire du sport et encourager les Serbes au Kosovo. Stéphane et Mathieu, les deux autres sportifs français qui m’accompagnent, viennent de passer sur le ring. J’entends depuis les vestiaires les applaudissements de la foule.
Enfin arrive mon tour de monter sur le ring et d’affronter mon adversaire d’un soir. Mon combat a lieu en dernier contre le champion professionnel de Serbie et des Balkans, autant dire que ce n’était pas gagné d’avance ! Au terme de 3 rounds de 2 minutes, d’un combat soutenu et très engagé, je m’incline aux points mais fier d’avoir résisté et riposté face à un adversaire de ce calibre. Nous profitons des interviews télé et des pauses photos pour échanger nos T-shirts, signe de fraternité entre deux combattants, entre deux peuples.
La soirée se poursuit à Kosovska Mitrovica où nous attend un bon repas et quelques verres de l’amitié.
Ce fut un court mais intense voyage en Europe de l’Est, loin des cartes postales et du tourisme de masse. Au cœur d’une population en souffrance, mais pourtant digne et courageuse, j’ai pu ressentir au fond des yeux de chaque enfant et de chaque grand-parent la même détermination que celle du champion serbe. Un peuple qui lutte ne meurt jamais ! Et pour l’avoir senti dans ma chair, je sais que le peuple serbe n’est pas prêt de disparaître au Kosovo.
Je voudrai remercier Solidarité Kosovo pour l’organisation de ce tournoi et de ce voyage exceptionnel, qui m’a fait ouvrir les yeux sur une réalité que je n’imaginais pas, loin des reportages de télévision que j’avais connu jusqu’ici.
Pour la huitième année de suite, les Identitaires organisent leur traditionnel camp d’été. Celui-ci aura lieu en Bretagne du 16 au 21 août 2010. C’est donc tout naturellement que le thème portera sur la Chouannerie qui concorde parfaitement avec notre cycle « Révoltes contre le monde moderne ».
Cette année encore, une place importante est faite au sport, diverses conférences seront données par les militants identitaires les plus expérimentés. Les nouvelles techniques de militantisme seront également abordées ou consolidées lors des ateliers. Bien sûr, l’esprit de communauté sera forgé tout au long du camp et particulièrement lors des veillées.
Toutes les inscriptions doivent nous être parvenues avant le 26 juillet 2010, le montant de l’inscription est de 60 euros dont 30 à payer d’avance. L’âge maximum pour participer au camp est fixé à 30ans.
Le camp est l’occasion d’approfondir ses connaissances et d’améliorer ses techniques pour être plus efficace le moment de la rentrée arrivé. Il est également un moment communion et de partage avec des militants venus de toute la France et d’Europe. Il est un moment de liberté qui permet d’emmagasiner toute l’énergie nécessaire à une année de militantisme, il est le rendez-vous des militants les plus motivés, c’est l’expérience que tu ne dois pas rater !
Ce dimanche vingt sept juin, ce sont plus de deux cents spectateurs qui sont venus assister au tournoi organisé par Solidarité Kosovo. Vingt quatre combattants dont trois Français ont fait le spectacle au nord du Kosovo devant les caméras de télé et un public déchaîné. Premier événement international depuis 1999, ce gala a été remarqué et remarquable. Retrouvez les premières photos cliquez ici, en attendant un compte-rendu complet qui suivra.
Un immense bravo aux trois boxeurs français, Arnaud, Mathieu et Stéphane qui ont fait deux mille kilomètres pour que cette rencontre amicale de sportifs français et serbes puisse avoir lieu.
Samedi 29 mai, les jeunes identitaires s’étaient donnés rendez-vous sur un terrain de football de la région parisienne. Loin du strass et des paillettes, loin de la répression policière et de la marchandisation de ce sport, ce sont plus de 130 membres de l’Autre Jeunesse, venus des 4 coins de notre beau pays, qui se sont rassemblés.
A peine le temps de terminer les derniers préparatifs que le gros des troupes arrive sur les coups de 10H30 : Lillois, Lyonnais, Normands, Bretons, Berrichons… En tout 15 équipes venues s’affronter sur le rectangle vert. Sous le ciel voilé, la vérité devait s’écrire sur le terrain.
Pour le Projet Apache, pas moins de trois équipes d’une dizaine de joueurs ont à faire honneur à la Ville Lumière, sans compter les nombreuses personnes qui se dévouent toute la journée à l’organisation et au bon déroulement du tournoi. Les matchs commencent, le niveau est relevé, le soleil fait son apparition, et la buvette fonctionne à plein régime. La sono crache du bon son, décuplant la motivation des joueurs. Chaque section a ramené son lot de drapeaux, de banderoles et d’artifices. Parce que le football identitaire n’est pas celui qu’imposent les instances du foot-business réfractaires à toute animation non aseptisée et non labellisée « diversité », nous chantons avec nos cœurs et agitons les drapeaux de nos régions. Une formation se fera remarquer par son insolence et son usage d’artifices à l’encontre des équipes adverses.
Les matchs s’enchaînent, on discute, on passe tous un bon moment. L’Autre Jeunesse est de toutes façons bien loin des clichés que les journalistes et autres pseudo amoureux du football martèlent dans les médias.
Avant d’entamer la phase finale, on profite d’une pause pour faire une photo de groupe. Un discours sera également prononcé par un membre du Projet Apache réclamant un retour aux racines du foot et fustigeant les dérives de ce monde bourgeois et hypocrite.
Le sport fait sa sélection et en milieu d’aprem, les quarts de finale distinguent les meilleures équipes. Le niveau s’élève encore ; Francky Bilal Ribéry n’a qu’à bien se tenir ! En revanche, Zahia, reste tranquille, l’Autre Jeunesse ne veut pas de toi ! Un crachin apparaît. Comme une bénédiction des dieux du football. Comme un retour aux origines d’outre-Manche.
Le temps a filé aussi vite que les réserves de la buvette, et la finale peut commencer. Elle oppose une équipe lyonnaise à une équipe estampillée « AF». Le match est serré, l’engagement au maximum, la tension palpable, mais ce sont finalement les identitaires du Rhône qui l’emporteront aux tirs-aux-buts. Le trophée du meilleur joueur, amplement mérité, sera remis à un membre de l’équipe vaincue. Vers 18H, les derniers militants s’affairent au rangement. L’heure est aux dernières salutations envers nos frères de France.
Merci à toutes les sections et participants de ce tournoi qui n’est pas qu’un événement sportif Mais bel et bien l’expression de notre identité et de notre manière de vivre placée sous le signe de la convivialité, de la communauté et de la simplicité. Parce que le bonheur ne s’achète pas à coup de millions. Aux 130 participants, nous disons : à l’année prochaine!
Quant aux donneurs de leçons et aux bien-pensants nous leur crions encore : FOOTBALL POPULAIRE, FOOTBALL IDENTITAIRE !
Manouke et Pierre-O (SANS CHICOTS PARIS, Quart de finalistes)