Drogue : plus tu y touches, plus tu risques de devenir schizophrène !

19/07/2008 –12h00 LONDRES (NOVOpress) – Le British Journal of Psychiatry vient de publier la plus vaste étude réalisée à ce jour sur les liens existant entre cannabis et psychoses (dont la schizophrénie est l’une des formes les plus fréquentes). Celle-ci confirme la relation qui existe entre ces deux éléments, une relation déjà été mise en évidence par de précédents travaux scientifiques de moins grande ampleur.

Cette étude finlandaise, qui a porté sur 6630 adolescents de 15 à 16 ans, montre que les adolescents ayant consommé du cannabis présentent plus fréquemment des signes avant-coureurs de psychoses que ceux qui n’en consomment pas. En outre, ces signes sont plus fréquents chez les consommateurs réguliers que chez les consommateurs occasionnels. L’étude a également étudié d’autres facteurs, en particulier l’état psychique de ces adolescents pendant leur enfance avant la prise de cannabis, leur contexte familial, et la consommation d’autres drogues. Et ses résultats prouvent le lien existant entre cannabis et signes de début de psychoses alors même qu’a été éliminée l’influence possible des autres facteurs.

Cette publication est particulièrement intéressante pour la France au moment où notre pays bat des records de consommation de cannabis en Europe. Une situation alarmante qui a amené l’Académie Nationale de Pharmacie à publier voici quelques mois un rapport intitulé La pandémie cannabique et qui rappelle les dangers de ce produit. Des dangers trop souvent oubliés ou sous-estimés.

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La dépendance à la pornographie

La dépendance à la pornographie est un trouble à caractère psychologique entraînant un besoin plus ou moins important d’assister à des scènes pornographiques (ou de réaliser l’acte sexuel) afin de calmer ses pulsions sexuelles en atteignant l’orgasme.

Lorsque ce trouble touche les hommes, il s’agit souvent de « dépendance sexuelle », alors que, dans le cas des femmes il s’agit souvent de « dépendance affective ». Les conséquences sont les mêmes mais la représentation personnelle que s’en fait le sujet est différente.

La dépendance à la pornographie serait due à un « conditionnement psychologique » allant crescendo et aurait pour conséquence une dépendance envahissant sur tous les domaines de la vie. La pornographie n’est pas le facteur déclenchant la dépendance à celle-ci. C’est pourquoi l’analyse de la dépendance à la pornographie doit être faite dans le contexte élargi des troubles de la dépendance mais également de la sexualité.

En France, très peu d’études ont été faites sur le sujet. La plupart des études sont d’origine nord-américaine.

* Au niveau psychologique : La dépendance à la pornographie s’inscrit dans le schéma du circuit de récompense qui est le circuit des dépendances aux drogues.

* Au niveau médico-psychiatrique : La psychiatrie n’a pas reconnu officiellement la dépendance à la pornographie, et la considère comme un symptôme parmi tant d’autres dans certains troubles de la personnalité. Les tenants de l’existence de la dépendance à la pornographie (d’origine nord américaine) ont voulu l’inclure dans un domaine appelé « sex addiction ».

* Au niveau juridique : En France, il n’existe pas de décision jurisprudentielle au sujet de la dépendance à la pornographie. En Amérique du Nord, la loi reconnait la maladie au même titre que le trouble d’achats compulsifs [réf. nécessaire]. Cela concerne notamment des individus étant amenés à transgresser la loi afin de consulter des sites pédophiles.

Symptômes

Une personne atteinte de dépendance à la pornographie chercherait d’abord à satisfaire un besoin sexuel obsédant par tous les moyens possibles, du moment qu’elle arrive à l’orgasme.

Il est possible d’énoncer des « symptômes » ; même si ceux-ci n’ont encore aucune validité scientifique :

* Recherche permanente de nouvelles images pornographiques (films, photos…) et de nouvelles sensations;
* Sentiment de culpabilité vis-à-vis de ses pensées;
* Préférence de la masturbation à l’acte sexuel et perte du plaisir avec son partenaire.
* Diminution/dégradation des liens sociaux ;
* Diminution des liens affectifs avec le conjoint.

La dépendance à la pornographie est comparable à celle de l’alcool ou des drogues dures et peut nécessiter un sevrage.

Conséquences

Cette dépendance peut provoquer une dénaturation des relations sexuelles, la personne atteinte cherchant à recréer, avec son ou sa partenaire, un schéma pornographique ou préfère le plus souvent cacher ce plaisir solitaire à son conjoint.

Pour les cas les plus critiques, cette dépendance peut entrainer une dégradation notable des relations sociales : séparation des proches, isolement. Elle nécessite dans ce cas des soins psychologiques sérieux.

La dépendance à la pornographie aurait pris énormément d’ampleur depuis la généralisation d’Internet. En effet, les pages aux contenus pornographiques deviennent plus facilement et plus rapidement accessibles. Cela permettant de toucher de plus en plus de personnes, notamment les plus jeunes.

Récemment, une équipe de chercheurs américains a entamé une expérience de plusieurs mois d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), afin de mettre en évidence sur le cerveau les effets des images pornographiques, sans qu’il soit permis de conclure sur de possibles effets cliniques.

Judith Reisman, auteure de The Psychopharmacology of Pictorial Pornography qualifie la pornographie visuelle d’“érotoxine” : “La pornographie agit sur le cerveau comme une drogue – c’est une drogue.” Regarder des films X déclenche une poussée d’adrénaline qui est ressentie dans le ventre et dans les organes génitaux, ainsi qu’une sécrétion de testostérone, d’ocytocine, de dopamine et de sérotonine, précise-t-elle. C’est un véritable cocktail de drogues. La pornographie est un excitant extrêmement puissant, qui provoque flash et euphorie. Ce n’est pas un excitant sexuel, mais un excitant mêlant peur, sexe, honte et colère.”

Cette thèse est à ce jour très discutée, en ce qu’elle ne repose sur aucun protocole scientifique démontrable (au sens expérimental). Cette thèse favorise les positions néo-féministes anti-porno de certains groupes, notamment américains mais aussi européens, et amalgame les « adeptes de la masturbation par l’usage de matériaux dits pornographiques » et les « pervers, malades, voire pédophiles ».

Source : Wikipédia

Santé : le cannabis provoque des maladies mentales

Une réalité que les milieux spécialisés connaissaient depuis longtemps a été confirmée scientifiquement la semaine dernière: la consommation de cannabis entraîne de graves problèmes de santé. C’est dire que celles et ceux qui continuent de réclamer la libéralisation de la fumette mettent consciemment en péril la santé de milliers des personnes. Conclusion: l’initiative sur le chanvre doit absolument être refusée le 30 novembre prochain.

Réunis la semaine dernière à Göttingen en Allemagne, environ 200 chercheurs spécialistes la schizophrénie venus d’Europe et d’outre-mer ont tenu une conférence sur le thème du “Cannabis et la schizophrénie”. Le simple fait qu’un nombre aussi important de scientifiques de haut niveau s’occupent du cannabis confirme que cette drogue doit être prise très au sérieux.

L’initiatrice de cette rencontre, le professeur Hannelore Ehrenreich, directrice de l’institut Max Planck de médecine expérimentale à Göttingen, a résume comme suit le résultat de ce congrès: la consommation de cannabis est surtout dangereuse pour les jeunes. Les spécialistes sont unanimes pour dire qu’elle augmente le risque de schizophrénie. Ce constat est relativement nouveau. Vers le milieu des années nonante encore, nombre d’experts n’avaient vu aucun danger pour la santé dans la consommation de haschich et de marihuana. Aujourd’hui, on met aussi en garde contre la consommation de cannabis durant la grossesse, car cette substance peut gravement entraver le développement du cerveau du fœtus. Hannelore Ehrenreich a relevé dans son exposé que les dérivés actuels du cannabis présentaient des concentrations beaucoup plus élevées de l’agent actif THC qu’il y a quelques années. Ces révélations importantes pour la société n’ont cependant guère été prises en compte par les médias malgré l’approche de la votation fédérale.

Cela fait longtemps que l’on connaît des indices confirmant les liens entre la consommation de cannabis et les maladies mentales. Rudolf Stohler, médecin-chef dans le secteur des drogues auprès de la clinique psychiatrique de Zurich, a déclaré ce qui suit dans un entretien publié en 2003 par l’hebdomadaire “Das Magazin” (no 38/03): “Des jeunes consommant beaucoup de cannabis semblent courir un risque quatre fois plus élevé de tomber ultérieurement dans la schizophrénie que ceux qui n’en consomment pas. Des jeunes filles, qui fument du cannabis à quinze ou à seize ans, manifestent un risque six fois plus élevé de développer de graves dépressions l’âge venant.” Selon un sondage effectué en 2004 par l’Institut suisse de prévention de l’alcoolisme et d’autres toxicomanie parmi des fumeurs de cannabis, 40% des sujets interrogés souffraient de troubles de concentration et de mémoire, de confusions, d’entraves cognitives, de passivité et de manque d’intérêt. 20% ont annoncé des problèmes psychiques comme des peurs, des paniques ou des hallucinations.

Ces chiffres confirment si besoin en était que le cannabis n’est pas un produit innocent. Les milieux qui se battent néanmoins pour libéraliser sa consommation acceptent sciemment ces graves atteintes à la santé publique. Le peuple décidera le 30 novembre prochain de l’initiative pour le chanvre qui libéralise la consommation et le commerce du cannabis. Il est fondamental que cette initiative soit massivement rejetée.

par Andrea Geissbühler,
conseillère nationale, Herrenschwanden (BE)

Source : Les Identitaires

Santé : les gros dégâts des drogues chez l’ado

Qu’il s’agisse de cocaïne, de tabac, d’alcool ou de toute autre assuétude, les dangers sont encore plus grands. A 12 ans, le cerveau de l’enfant n’a en effet pas terminé son développement. Le lobe frontal n’est fonctionnel qu’à 24 ans. A douze ans, le cerveau de l’adolescent n’est qu’à mi-chemin de son développement. C’est pourquoi, à cet âge, les dégâts des drogues se révèlent particulièrement lourds de conséquence. Manifestement passionné par cette problématique, le Dr Jacques Jungers, gynécologue, mais avant tout père de trois adolescents, donne des conférences très attendues sur ce thème, dont il a bien voulu nous entretenir.

Que sait-on au juste du cerveau des adolescents ?
Depuis l’arrivée de l’imagerie par résonance magnétique (IRM), comme outil médical d’investigation, on s’est rendu compte qu’à 12 ans, le lobe frontal qui nous différencie de toutes les espèces vivantes sur terre et qui fait de nous des êtres humains, est non fonctionnel. Ce fut une découverte extraordinaire car, jusque-là, on pensait que le cerveau d’un enfant avait déjà terminé son développement et qu’il était identique à celui d’un adulte. Il n’en est rien. La mise en fonction de ce lobe frontal est directement liée à l’environnement de l’adolescent. Cette maturation va durer douze années encore. Le cerveau n’est en fait un organe complètement fonctionnel qu’à l’âge de 24 ans.

Qu’est-ce que cela signifie ?
Cela veut dire que le cerveau n’est “câblé” ou qu’il n’a fini sa structuration qu’à 24 ans. Et c’est en fonction de l’environnement, c’est-à-dire de la qualité du temps et des liens de l’ado, qu’il va câbler son lobe frontal servant à planifier ou à coordonner l’ensemble du reste du cerveau.

Qu’est-ce qui peut entraver ce “câblage” et quelles en sont les conséquences ?
Essentiellement les drogues, ou la recherche du plaisir et de la satisfaction immédiate par les assuétudes que ce soit le haschich, la chicha ou le poker, entre autres. Toutes ces drogues vont moduler une réaction chimique au niveau de la jonction nerveuse appelée “synapse” et ainsi détruire les nerfs. Mais c’est aussi l’environnement, dont la qualité des liens, qui va faire la différence. S’il y a des défaillances à ce niveau, les conséquences sont irrémédiables. Le lobe frontal contrôle en effet l’ensemble des fonctions du système nerveux ainsi que le système limbique qui est le système de récompense, de l’affection, de l’émotion. C’est pourquoi, tant que le lobe frontal de l’enfant ou de l’adolescent n’est pas fonctionnel, il sera toujours amateur de sensations fortes, de dépassement de soi et d’émotions extrêmes. Ce qui explique des expressions comme “Ce type est vraiment trop !”. Le fait que les adolescents utilisent souvent des superlatifs dans leurs relations affectives est lié au lobe frontal qui ne gère pas l’ensemble de leurs émotions.
Pour ressentir des émotions fortes, les adolescents vont faire des choses extrêmes, comme des sports. Et le lobe frontal ne va pas les faire raisonner sur le risque réel qu’ils prennent. Un ado qui sort d’une boîte de nuit complètement “bourré” ne maîtrise pas le risque qu’il prend en se mettant au volant. Il faut donc le lui expliquer pour qu’il comprenne. Lui interdire ne sert à rien car il recherche précisément des émotions fortes.
Un autre exemple : dire à son adolescent que, demain, il faudra sortir les poubelles et faire la vaisselle avant d’aller voir ses copains n’aboutira à rien. Douze heures après, il est incapable de remettre ces trois éléments dans l’ordre car la seule chose qui compte pour lui, ce sont les émotions, en l’occurrence voir ses copains.

En quoi la prise de drogue, à cette période précise, s’avère-t-elle encore plus dangereuse ?
Qu’il s’agisse de tabac, de haschich, de cocaïne ou de toute autre drogue, cette prise aura pour effet de renforcer le système limbique de récompense mais par ailleurs de détruire les cellules nerveuses du lobe frontal. Or, la destruction d’une cellule nerveuse est irrémédiable, et c’est là le drame. Car nous avons constaté que la première cause de mortalité chez les ados est le suicide. Or, quand on renforce le système limbique d’un enfant, il va exploser de telle sorte que, soit il fait un voyage magnifique, soit il fait une dépression s’il a le blues. Cet effet-là sera également renforcé. Et le premier pétard est probablement la première cause de passage à l’acte, la première cause qui pousse l’ado à franchir le pas et à se suicider.
Au plus le lobe frontal est immature, c’est-à-dire au plus on est proche des 12 ou 13 ans, au plus les dégâts seront causés facilement et se révèleront irréversibles. C’est pourquoi les vendeurs de drogues ont intérêt à s’adresser à un public le plus jeune possible qui n’a pas la capacité de gérer l’effet pervers de ces drogues. Fumer ou boire de l’alcool à 12 ans est beaucoup plus grave que fumer à 20 ans. Car l’alcool et la drogue ne font qu’accentuer voire maintenir dans l’immaturité le lobe frontal d’un adolescent. Ce n’est en effet qu’à l’âge de 24 ans que les hormones vont libérer l’ensemble du lobe frontal pour que son câblage se termine, signant la fin de l’adolescence.

Comment peut-on moduler ou imprimer ce lobe frontal ?
Cela se fait tant au niveau de l’attitude dans l’environnement proche, et notamment des parents, des éducateurs et des enseignants, qu’au niveau de la responsabilité de l’adolescent. Il s’agit donc d’une part d’avoir un langage cohérent afin que l’ado n’utilise pas nos propres incohérences et d’autre part il faut qu’il devienne acteur de sa propre vie. Si lui ne décide pas d’avoir confiance dans son environnement, il ne câblera pas son système nerveux central et n’arrivera pas à sortir de l’adolescence. La collaboration des deux est donc essentielle.

Quel est ici plus précisément le rôle des parents ?
Il se situe à plusieurs niveaux. Il y a le temps que l’on prend pour nos adolescents. Et si, dans nos sociétés actuelles, il est réduit, il y a surtout la qualité du temps. Il y a également la qualité du lien affectif, en l’occurrence comment parle-t-on à nos jeunes. Ensuite, la cohérence du message est également importante. Si un parent critique par exemple un enseignant, l’enfant n’a plus le rapport à l’autorité de l’enseignant.

Source : Laurence Dardenne pour La Libre Belgique