Des dieux païens au Dieu unique, continuité spirituelle du Vieux Continent

Procession de la Saint Pierre (patron des pêcheurs) à Toulon, dernier dimanche de juin

Crédits photos : VarMatin.fr

Sous la plume de nombreux auteurs, on peut lire que le catholicisme aurait hérité du paganisme, l’aurait assimilé. Et qu’ainsi la religion de la lointaine et orientale Palestine, en devenant la religion de Rome, s’étant européanisée, serait un « pagano-christianisme » : le catholicisme. Jean-Luc d’Albeloy parle d’un « syncrétisme présent dès l’origine de l’Église romaine, puis épanoui pendant quinze siècles, demeuré actif jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle dans certaines campagnes ». L’historien Paul Veyne, quant à lui, considère que « le christianisme est un polythéisme moniste » : polythéiste de par ses « figures plurielles » et la multiplicité des « objets d’amour surnaturels » (Dieu, le Christ, la Vierge, les Saints – ces derniers, attachés à une profession ou à un sentiment/une idée, font furieusement penser à un panthéon polythéiste païen) et moniste de par l’idée d’un Dieu unique et central.  Image séduisante pour les fils de la Vieille Europe, attachés à poursuivre les ombres du passé dans les couloirs du présent. Mais qu’en est-il vraiment ? Voici quelques éléments de réponse pour aider le lecteur, qu’il se sente « païen », catholique, les deux à la fois ou que sais-je encore, à y voir plus clair dans les croyances de ses ancêtres.

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Les inscriptions au camp identitaire 2011 sont ouvertes !

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UNE AUTRE JEUNESSE
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Communiqué du 14 juin 2011

:: Les inscriptions au camp identitaire 2011 sont ouvertes !  ::

Pour leur 9ème camp, les jeunes identitaires ont choisi de planter leur tente sous le soleil de Provence. Cette année, l’identité provençale et ceux qui l’ont portée et défendue, du Félibrige qui sonna le réveil des patries charnelles au 19ème siècle, aux jeunes fédéralistes réunis par Charles Maurras, seront mis à l’honneur autour de la figure centrale de Frédéric Mistral, dont le parcours et l’engagement est une des illustrations les plus marquantes de notre combat.

Le camp est un passage obligé pour tout futur cadre identitaire. Mais aussi et surtout une expérience inoubliable pour chaque participant, qui garde d’impérissables souvenirs de cette expérience de vie collective et communautaire, en pleine nature, offrant aux campeurs une véritable coupure, au cœur de l’été, avec les plaisirs artificiels fabriqués en chaine par le monde moderne. Outre les habituels ateliers de formation militante et politique et en plus du sport quotidien, le campeur aura surtout l’occasion de s’imprégner de l’esprit identitaire et de la camaraderie qui rassemblent tant de militants à travers la France et l’Europe.

Du 14 au 20 août 2011, nous invitons donc tous les jeunes identitaires motivés à se joindre à une équipe d’organisation enthousiaste et expérimentée pour une semaine de formation intensive qui a fait ses preuves et dont chacun ressort changé.

La PAF s’élève à 60 euros et les mineurs doivent demander une autorisation parentale pour pouvoir participer. De plus, tout nouveau campeur devra obtenir le parrainage d’un groupe de jeunes identitaires.

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UNE AUTRE JEUNESSE
http://www.autre-jeunesse.com
Inscriptions : contact@autre-jeunesse.com
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La peur et le vrai courage : l’exemple spartiate

Le Spartiate, tout nous laisse le supposer, passait pour courageux parce qu’il ne pouvait pas faire autrement. Dans la phalange soudée comme un bloc, comment reculer, poussé par le rang suivant ? Il ne perdait pas de vue non plus le supplice infligé aux déserteurs, indépendamment de la honte pour beaucoup, d’accomplir un acte vil. En outre, tout était prévu pour l’exciter au combat :  l’hydromel alcoolisé avant l’assaut,  les chants belliqueux obligatoirement hurlés à plein poumons, le vrillement des oreilles par les flûtes obsédantes, enfin le contact avec l’ennemi qui brandissait son glaive, l’instinct de conservation et le déclenchement de tous les réflexes acquis au cours des années d’entrainement. Peut-être aussi pensait-il, l’hoplite, à la récompense décernée aux braves, l’ilote, à son éventuel affranchissement et le mal-aimé à une gloire fêtée dans les bras d’une femme éblouie. Tout cela pouvait faire des héros, sans comptés ceux fabriqués par le dieu hasard, quand le guerrier surpris de se voir attribuer des lauriers qu’il n’a pas mérités, profitant d’un concours de circonstances mal interprétées. Mais qu’importe ! La guerre et ses troubadours ont besoin de héros et l’on fait toujours bonne mesure.

Laissons le Spartiate sur son piédestal, car des héros, des vrais, il y en avait en Laconie comme ailleurs, semblables à Léonidas aux Thermopyles combattant jusqu’à la mort avec trois cents de ses meilleurs guerriers. Si le triomphe est réservé à l’exceptionnel, dans les rangs il y avait aussi de ces petits combattants qui font les grandes nations. Le vrai courage, c’est quand la peur tord le ventre du soldat, qu’il monte à l’assaut quand même et en chantant. Nous pouvons être certains qu’à Sparte, ceux-là étaient innombrables.

Jean Marcillac, auteur des Egaux spartiates (1975)

Le péril jeune

Par Eric Zemmour

Victimes des « trente piteuses » et de l’égoïsme de leurs aînés, les jeunes ont de quoi protester. Mais ils se trompent de cible

Sarkozy, t’es foutu, les jeunes sont dans la rue ! l’entrée fracassante des lycéens et des étudiants dans les défilés, battant le pavé contre la réforme des retraites, n’a pas révolutionné l’art difficile du slogan. Elle n’a pas non plus apaisé les esprits puisque, c’est une habitude désormais, ces jeunes manifestants ont attiré aussitôt, comme les abeilles par le miel, des nuées de casseurs venus de banlieue pour piller et voler. Enfin, elle n’a guère éclairci les débats embrumés autour de la question centrale du projet gouvernemental : le report à soixante-deux ans de l’âge de la retraite.

Les représentants officiels du mouvement juvénile, précocement blanchis sous le harnais socialiste, n’ont cessé de répéter l’antienne partageuse selon laquelle un vieux qui part plus tard en retraite, c’est une place de moins pour un jeune pressé d’entrer dans le monde du travail. Si ce faux bon sens était avéré, la France ne serait pas à la fois le pays où le chômage des jeunes est le plus élevé d’Europe et où l’activité des plus de soixante ans est la plus faible !

Les lois d’airain du système par répartition auraient plutôt dû pousser les jeunes à manifester… en faveur de la réforme. C’est, en effet, leur génération qui sera appelée à financer les retraites des ex baby- boomers, plus nombreux qu’eux. Le maintien de la retraite à soixante ans les aurait même obligés à payer deux fois, puisque l’Etat aurait été contraint de s’endetter pour financer une part croissante de ses engagements.

Mais les nouvelles générations refusent de voir en face cet évident conflit de générations, que leurs aînés avaient justement érigé en arme absolue contre leurs pères. C’est même une des caractéristiques de cette génération que de refuser le conflit, et plus encore avec leurs aînés, comme si ces enfants du divorce, souvent élevés par les femmes, sans père ni repères, premières victimes de la baisse du niveau culturel à l’école, n’avaient pas l’énergie vitale ni le bagage culturel pour affronter et « tuer le père », selon une terminologie freudienne très à la mode… dans les années 1960 et 1970.

Pourtant, il y aurait de quoi se révolter. On n’ignore plus, depuis les travaux du sociologue Louis Chauvel, que cette jeune génération est la grande victime des « grandes piteuses » des trois dernières décennies. Ils sont touchés par un chômage massif (20% d’entre eux), qui est d’ailleurs une des causes des difficultés financières du système de retraite. Ils subissent un parcours de combattant, ponctué de stages sans fin et de CDD à répétition, pour enfin accéder au graal du CDI, la norme pour leurs aînés. De surcroît, ils ne peuvent plus se loger, premières victimes de la folle hausse de l’immobilier dans les grandes villes. Ils sont la génération de la méthode globale, de l’orthographe en ruines, du bac pour tout le monde, et du diplôme universitaire transformé en assignat, grande richesse qui permet à beaucoup d’entre eux de s’emparer des emplois sous-qualifiés qu’ils arrachent ainsi aux jeunes non diplômés. Frustration pour les uns, misère pour les autres. Louis Chauvel a montré que les inégalités de revenus entre générations avaient crû de façon notable en trois décennies : en 1970, la différence de salaire entre un salarié de trente ans et un de cinquante ans était de 1 à 3. Depuis le début des années 2000, cet écart est de 1 à 5.

Tous les pays occidentaux ont connu cet accroissement des inégalités. C’est la conséquence directe de la mondialisation qui a bouleversé les rapports de forces sociaux, favorisant la finance et les élites mondialisées (traders, mais aussi footballeurs, etc.) , mais défavorisant les sédentaires (ouvriers, employés, cadres moyens, etc.), mis en concurrence avec des salariés sortant de la misère d’Inde, de Chine, de Turquie, etc.

Mais chez nos voisins, les inégalités ont touché toutes les catégories sociales et toutes les générations. En France, pays obsédé par l’égalité, on a choisi de limiter au maximum le développement des inégalités et de les concentrer sur les jeunes. Avec bonne conscience : leurs familles les aident. Parfois, ce sont les jeunes eux-mêmes qui, mus par l’obsession égalitaire de leurs aînés, ont aggravé leur malheur : en refusant le smic-jeunes d’Edouard Balladur, en 1994, et le CPE de Dominique de Villepin, en 2006, les jeunes ont rejeté des outils inventés pour s’adapter à cette déflation salariale causée par la mondialisation.

C’est toute la schizophrénie française : on refuse de remettre en question la mondialisation et le libre-échange, au nom de l’Europe, de l’amitié avec les peuples pauvres, de la culpabilité post-coloniale et d’une mauvaise interprétation des causes de la Seconde Guerre mondiale. Mais on refuse de renoncer à un modèle social issu du compromis gaullo-communiste de la Libération en 1945, dans un monde qui n’a plus rien à voir avec le nôtre.

La question des retraites est au coeur de toute cette problématique : c’est la crise de 2008 qui a avancé de vingt ans l’horizon de nos déficits ; ce sont les délocalisations de masse qui causent une désindustrialisation dramatique et aggravent le chômage, réduisent le nombre des cotisants et fragilisent la retraite par répartition ; ce sont les allégements de charges sociales (30milliards d’euros par an), qui creusent nos déficits budgétaires, dont l’accumulation risque de nous faire perdre notre fameux triple A, délivré par les agences de notation, qui nous permet d’emprunter à bas taux ; c’est pour rassurer ces agences que Nicolas Sarkozy met un coup de projecteur sur le recul de l’âge de la retraite.

Les jeunes ont donc bien raison de s’intéresser à cette question des retraites ; mais pas comme ils le font. Plutôt que d’affronter de face les sujets tabous de la guerre des générations et des ravages de la mondialisation, on préfère célébrer le rite d’initiation des jeunes, qui forgeraient leur conscience politique dans la contestation du pouvoir. Oubliant que beaucoup de jeunes manifestants sont avant tout motivés par le désir de sécher leur cours. Oubliant que la plupart des « jeunes » ne sont pas sortis dans la rue. Oubliant qu’il n’y a pas une jeunesse mais plusieurs, que cette génération est plus que jamais tourmentée par des différences et des oppositions sociales, culturelles – ce qui est traditionnel – mais aussi ethniques – ce qui est radicalement nouveau. Autrefois, les rites d’initiation étaient la communion religieuse, le baccalauréat, le service militaire. On entrait dans la société, le petit devenait homme en intégrant une société sacralisée et institutionnalisée. Avec la grève et la manifestation, le jeune connaît une initiation rituelle dans une contre-société protestataire et festive. Nous sommes au coeur de la fabrique d’ Homo festivus festivus du regretté Philippe Muray. Mai-68 est l’événement fondateur de cette nouvelle religion, dont on doit singer jusqu’à la parodie les « miracles ». Depuis quarante ans, les grands prêtres du « mai-soixante-huitardisme » prêchent les nouveaux évangiles égalitaristes et libertaires, aux générations suivantes. Ils ne comptent pas prendre leur retraite.

Source : Spectacle du monde

La jeunesse au pouvoir – Les discours

Suite à la manifestation identitaire intitulée « la jeunesse au pouvoir » du 23 octobre, nous vous proposons de retrouver au fur et à mesure l’ensemble des discours des différents orateurs. Pour finir, voici celui de Jean-David Cattin, porte-parole du réseau « Une Autre Jeunesse », et des Jeunes Identitaires Genevois.

Hier, en 1968, une génération s’est révoltée, ça n’a pas duré bien longtemps et ils ont vite fait de troquer leur internationalisme gauchiste pour un internationalisme ultra-libéral.

Aujourd’hui cette génération est à la tête des médias, de la politique et de tous les cercles du pouvoir. Et comme des enfants gâtés, ils refusent de partager.

Ils ne partagent pas leur pouvoir mais nous laisseront-ils quelque chose en héritage ? Quel est le résultat de leurs 40 années de domination ?

Une Europe du chômage ! Une Europe de vieillards ! Une Europe honteuse ! Une Europe victime de l’immigration ! Une Europe soumise ! Une Europe martyrisée !

Une Europe du chômage. Alors qu’ils ont connu le plein emploi, ils nous laissent des sociétés oscillant entre 10 et 20% de chômage. Les jeunes alternent les petits boulots et sont confrontés à un chômage monstrueux. Et que trouvent-ils de mieux à faire ? Ils instaurent la discrimination positive et ainsi légalisent le racisme anti-blanc ! Mais qu’est-ce que nous leur avons fait pour qu’ils nous détestent à ce point ? Lire la suite