Samedi 18 août – Journée Identitaire au Château de Lignières (Cher)

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UNE AUTRE JEUNESSE
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Communiqué du 31 juillet 2012
:: Samedi 18 août  – Journée Identitaire au Château de Lignières (Cher) ::

A l’issue du Camp d’été, une grande Journée Identitaire est organisée le samedi 18 août (à partir de 10h30) dans le cadre exceptionnel du Château de Lignières (18 160 – Cher).
La journée sera l’occasion de suivre plusieurs conférences et exposés (présentation de Génération Identitaire / conférence de Philippe Vardon sur les conséquences de l’élection de François Hollande / récit du tour d’Europe à pieds de Fanny et Mathilde / conférence et dédicace du dernier ouvrage de Joachim Véliocas, directeur de l’Observatoire de l’Islamisation), de suivre des animations culturelles et sportives (danses traditionnelles / initiation au tir au lance-pierres / jeux collectifs / démonstration de boxe / jeux pour enfants / expo-photo), et enfin d’assister à un concert acoustique (duo de reprises alternatives formé du chanteur de Fraction et du guitariste-chanteur d’Insurrection / Hôtel Stella en version « unplugged »).
Vous pourrez profiter de cette journée pour rencontrer la Génération Identitaire et toucher du doigt cet esprit qui anime les participants au Camp d’été. Plusieurs dirigeants du Bloc Identitaire et d’autres structures du mouvement seront également présents.
Sur le site, de nombreux stands seront à votre disposition pour réaliser des achats militants et repartir les bras chargés d’affiches, autocollants et livres !
Cette journée sera enfin l’occasion d’annoncer – et marquer – le redémarrage des activités de l’association Les Identitaires, « think-tank » du mouvement.
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Renseignements pratiques :
> L’entrée de la Journée Identitaire est gratuite.
> Toute personne affichant une attitude ou une tenue vestimentaire provocatrice se verra refuser l’accès.
> En voiture, Lignières est situé à 1h de Bourges ou Châteauroux / 2h de Tours ou Orléans / 3h de Paris, Poitiers ou Le Mans / 4h de Lyon ou Rouen / 5h de Bordeaux, Rennes, Toulouse ou Lille.
> La gare la plus proche de Lignières est Chateauneuf-sur-Cher. Des trains en provenance de Paris-Austerlitz y arrivent à 9h38 et 10h51, des navettes seront organisées vers le château lors de l’arrivée de ces trains.
> Des stands de restauration seront installés sur place.

Informations : contact@autre-jeunesse.com / 06 95 35 89 22

[Tribune libre] Nous n’avons pas besoin de 14 juillet

Par Julien Langella, responsable de Recounquista – Les Jeunes Identitaires de Provence

« Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas. »

Georges Brassens, La Mauvaise réputation

La date du 14 juillet a été fixée comme fête nationale par la loi du 6 juillet 1880. Depuis Napoléon, on la fêtait clandestinement, l’Empereur l’ayant interdite de crainte que les festivités n’incitent à de nouvelles émeutes, comme le jour de la prise de la Bastille. Dans l’émission L’Ombre d’un doute (11 juillet 2012), on apprend que « ce qui était une fête populaire, avec des mouvements de foule, des processions, des parades devient [en 1880, dix ans après la victoire allemande et la perte de l'Alsace-Lorraine] une fête militaire, un défilé militaire ». Le 14 juillet revient donc en grâce mais transformé, conçu pour remonter le moral des Français, en berne depuis la sentence de Sedun. Le 14 juillet nait dans un contexte de chauvinisme sur la défensive, tel un animal blessé. Le défilé doit jouer sur les consciences : les Français sont psychiquement mobilisés par la solennité du clairon, des tambours et de l’écho des bottes qui frappent les pavés, en attendant d’être mobilisés physiquement pour venger l’affront qu’un « sang impur » osa leur faire dix ans plus tôt. Autant vous dire que Pierre, quand il assiste au défilé derrière le cordon de la maréchaussée, il pense plus à casser du schleu qu’à rêver de l’Europe-puissance…

Et pourtant, la France est un condensé d’Europe : notre pays est le seul à être bordé par la mer du Nord, la Méditerranée et l’Atlantique ; à la fois maritime et continental ; à la fois latin, celte et germanique. La France, ce n’est pas l’uniforme du soldat, qui diffère très peu du côté à un autre d’une frontière. C’est la diversité des langues et des accents, de la cuisine et des senteurs, des paysages et des terroirs. La France, c’est cette diversité autochtone qui n’a pas besoin d’une quelconque « diversité » d’Afrique ou d’ailleurs pour exister. C’est parce qu’elle est diverse que cette France est « l’Europe en modèle réduit » (Eric Zemmour). La France, ce n’est pas l’Etat. La France, c’est son peuple. En effet, « il y avait, avant la conquête romaine, de prodigieuses différences entre la colonie grecque de Marseille et les Cimbres d’entre Seine et Loire ou les Belges d’entre Meuse et Seine. Le mélange s’est formé peu à peu, ne laissant qu’une heureuse diversité. De là viennent la richesse intellectuelle et morale de la France, son équilibre, son génie » (Jacques Bainville). Fêter la France, ce devrait être fêter l’Europe !

D’autres pays se passent très bien du défilé militaire : la Grèce, l’Allemagne, la Finlande, la Norvège et la Suède ne font marcher personne au pas de l’oie. L’Italie a un défilé militaire le 2 juin mais celui-ci a lieu dans l’indifférence générale. Quant à l’Espagne et au Portugal, rigueur budgétaire oblige, les effectifs du défilé ont été considérablement réduits (en particulier les véhicules les plus polluants, mesure de bon sens écologique). Au Royaume-Uni, il n’y a même pas de fête nationale à proprement parler, ou plutôt ce sont celles des Saints patrons : la St Patrick en Irlande, St Andrew en Ecosse, St David au Pays de Galles, St Georges ou l’anniversaire de la Reine en Angleterre (qui n’est même pas fêté le jour de sa naissance).

Le cas du Pays de Galles devrait nous servir d’exemple : chaque 1er mars, des parades populaires apparaissent spontanément dans la plupart des villes, de quartier en quartier les habitants se joignent librement à la foule, certains sont habillés en chevalier du Moyen-Âge, d’autres arborent des ailes de dragon et se peignent le visage aux couleurs émeraude et pourpre du Y Ddraig Goch(le Dragon rouge, drapeau de la nation galloise), tous portent une jonquille en l’honneur de Saint David, des étendards et fanions médiévaux de différents fiefs gallois sont cousus entre eux et portés en procession, on se déguise et on danse, … A Wrexham par exemple, des groupes de musique locaux jouent ici et là dans les rues, on chante le Hen Wlad fy Nhadau (« Vieux pays de mes ancêtres », hymne national), des jeux sont organisés pour les enfants, etc. Dans les parades, le jean côtoie le kilt et la guitare rencontre la welsh bagpipe ou la harpe dans une ambiance intemporelle de carnaval national. Passé, présent et futur se tutoient. Dans les écoles, les jeunes filles revêtent l’habit traditionnel. En 2010 à Cardiff, le Really Welsh Food (« Festival de la Vraie Nourriture Galloise ») a été spécialement organisé le 26 mars pour précéder la St David. Rodney Skelland, Lead Member for Regeneration and Corporate Governance, déclare : « la St David est un jour pour célébrer notre culture galloise et notre héritage » (wrexham.com, 3 février 2012).

S’il y a bien une exception française, c’est la manière dont les partisans les plus enragés de la République ont fait table rase du passé de la France comme ils tranchèrent la tête de leur roi. Pour Tocqueville, « rien n’a plus surpris et même épouvanté l’Europe, qui n’était pas préparé à un pareil spectacle » (L’Ancien régime et la Révolution, 1856). Le penseur Edmund Burke, épouvanté par ce qu’il avait vu en France, rapporta à ses compatriotes : « c’est la première fois qu’on voyait des hommes mettre en morceaux leur patrie d’une manière aussi barbare » (Réflexions sur la Révolution française, 1790). S’il avait eu le courage de rester plus longtemps, il aurait vu les Barrère et autres Vadier (surnommé « Le Grand Inquisiteur ») descendre les escaliers de l’hémicycle parlementaire avec des bottes faites en peau de vendéen (Reynald Sécher, Vendée : du génocide au mémoricide, 2011).

Si la plupart des Etats modernes se sont construits sur une certaine mythologie nationale, aucun d’entre eux ne la fait avec autant de persécutions contre son propre peuple et ses identités locales, c’est-à-dire à l’égard de ses racines. Cela explique pourquoi, devenus amnésiques, gentiment alignés comme des bœufs derrière les barrières des Champs Elysées ou devant notre écran de télévision, nous nous contentons de ce défilé militaire chiant comme la mort qui n’évoque absolument rien dans notre mémoire populaire. A en lire les paroles de leur hymne, Les Gallois, eux, n’ont pas besoin de tanks et de tenues camouflage – virilité d’opérette pour nation vassale – pour se rappeler que leurs ancêtres étaient de « braves guerriers, si nobles et si vaillants, qui versèrent leur sang pour la liberté », mais aussi « des poètes et des chanteurs, des hommes illustres et d’honneur ». Et quand ils marchent dans la rue en portant les couleurs et les vêtements de leurs aïeux, ils revivent les grandes heures de leur histoire, ils rallument le feu de la plus longue mémoire. Que ressentons-nous quand nous assistons au passage de la Patrouille de France ou à un feu d’artifice ? Une vague sensation de divertissement, guère plus que ce que doit ressentir une vache devant un TGV plus coloré qu’un autre. Avez-vous si peu d’estime pour votre pays et vos compatriotes que vous ne trouviez rien à redire dans ce spectacle digne d’un peuple d’esclaves et de son despote oriental ?

Les bonnes consciences démocratiques se moquent des dictatures d’hier ou d’aujourd’hui dans lesquelles des tyrans mégalos font passer en revue, devant des troupeaux de sujets dociles, les dernières merveilles de leur armement… Sommes-nous si différents ?

Si une fête nationale est censée être la célébration d’un pays et de ses habitants, alors ce devrait être tous les jours la fête. Car la fierté d’être français ou gallois, ça ne dure pas que quelques heures dans l’année. Mais s’il fallait choisir une date, Mardi gras ferait très bien l’affaire. Car comme le disait le poète occitan Miquèu Decor, Quand on verra le bombardier répandre des pluies de confettis / Quand on verra le canon faire risette à l’objectif / Quand on verra le tank promener les filles aux fêtes / La balle faire son zig-zag, comme le serpentin / Farai de Carnaval la fèsta nacionala !

* « Je ferai du Carnaval la fête nationale ! »

Plus :

Wales.com – St David’s day

www.welshfoodfestival.co.uk

St David’s day for kids

Supprimons le 14 juillet (la République n’est pas ma patrie) (Autre-jeunesse.com, 13/7/2012)

14 juillet : le seul défilé militaire qui échappe à la rigueur (Myeurop.fr, 12/7/2012)

Retour sur les origines du défilé du 14 juillet (Le Figaro, 15/7/2011)