17 filles : un autre cinéma pour une autre jeunesse

Le  film 17 filles est sorti le 14 décembre au cinéma. L’histoire : 17 filles décident de tomber enceintes en même temps. 17 lycéennes, 17 amies. Toutes ont un point commun : elles vivent à Lorient en Bretagne, et rêvent d’une autre vie, par delà les HLM lugubres de leur ville morte. Leurs parents, leurs professeurs et leurs éducateurs ne les comprennent pas : nourries au biberon soixante-huitard de leurs aînés et à l’égoïsme ordinaire de la société capitaliste, elles veulent briser leurs chaines et fonder une communauté de jeunes mères solidaires. Pour elles, la « liberté n’est plus individuelle mais passe d’abord par la communauté, la ré-appropriation du corps féminin est moins vecteur ici de plaisir sexuel que de prise de contrôle, d’indépendance » selon Eric Vernay. Elles bouleversent l’idéal libertaire (« mon corps m’appartient… ») en le retournant (« … donc je peux aussi en faire don à quelque chose de plus grand, de plus beau : la vie »).

Ce que disent ces filles à leurs tuteurs sûrs d’eux-mêmes et de leur petit égoïsme hédoniste, c’est : « nous avons pris au pied de la lettre votre slogan mon corps m’appartient… mais nous n’en tirons pas les mêmes conclusions, vous nous dites qu’on devrait d’abord vivre notre vie, mais pour nous c’est ça la vie ! » Ces 17 filles se rendent compte que l’atmosphère libertaire dans laquelle leurs parents les ont fait vivre sur fond de libéralisation des mœurs n’est pas réellement synonyme de choix et de « liberté » car elle leur impose un schéma tout tracé : les études, le travail et ensuite seulement, enfin peut-être, une famille. Mais les héroïnes du film grandissent dans une France neuve, leur esprit n’est pas pollué par l’agressivité idéologique de ces féministes qui détestent autant les hommes que l’idée d’avoir un « foyer », elles n’ont pas les mêmes à priori que celles-ci quant à l’emploi de cette « liberté ». Camille, Clémentine, Julia et les autres n’ont pas une conception individualiste et belliqueuse de la « liberté » : pour elle, la liberté, c’est se réaliser en tant que personne, or elles pensent que cela passe par le groupe et l’édification d’un projet collectif, voire clanique, et bien entendu par le fait d’être mère, clef de voûte de la communauté.

Pour être libres, ces jeunes filles veulent être mères. Le féminisme en prend plein les dents… Peut-être ce genre de film entérine t-il son reflux dans les mentalités, un début de victoire du bon sens sur l’individualisme libertaire. En tout cas, 17 filles est l’expression d’une évolution des esprits à mesure qu’apparaissent de nouvelles générations : celles-ci ne fétichisent plus la « libération du corps » ou l’« émancipation » devant tout ce qui est « dépendance » à l’égard du mari ou des enfants, mais recherchent avant tout la stabilité et la chaleur du cocon familial, par rejet de la solitude et de la précarité sociale comme psychologique léguée par des aînés un peu trop égoïstes.

Comme le dit Cécile Daumas, « en refusant le schéma classique de l’émancipation – bonnes études, bon boulot, bon mari, bons enfants, belle maison –, ces jeunes filles, pas encore majeures, mettent en émoi la communauté des adultes et des éducateurs, leur bonne conscience et leurs certitudes. » Le film repose sur « un génial renversement idéologique : valeur-refuge consensuelle de l’époque, la maternité devient un acte fou et subversif. »

Le contraste entre les parents et une partie du corps éducatif d’une part, et les jeunes filles d’autre part, est stupéfiant. Alors que les premiers vivent ces grossesses multiples comme une catastrophe ou, au mieux, un problème à solutionner (par l’avortement notamment), les futures jeunes mères brillent par leur fougue et leur éclat, leur volonté d’aventure, qui se traduit par le don de la vie et l’idéal d’une hyper-famille joyeuse et communautaire, libérée du désir consumériste et d’ascension sociale par l’amour que ses membres se donnent mutuellement. Ces 17 filles ne veulent pas de la vie de leurs parents. Ce film est l’histoire d’un choc de génération : « ça parle pas tant de la grossesse ou de filles que, à un moment donné, dans un monde désenchanté, un vrai projet de vie, avec une énergie. C’est plus un film sur la jeunesse et le refus des convenances qu’un film de filles. C’est sur des filles rebelles, mais ce sont plus des rebelles que des filles », explique l’une des sœurs Coulin, co-réalisatrices du film et toutes deux nées à Lorient.

Les « adultes » ne comprennent pas leurs questionnements, leur malaise, et encore moins leurs aspirations, certes floues mais qui se ramènent toutes au besoin d’exister. Par conséquent, elles se sentent seules. Alors la communauté dont elles manquent si cruellement, elles se la recréent elles-même. C’est la base d’un projet un peu fou : vivre ensemble, avec les enfants de chacune. Une utopie collective comme remède au sentiment d’être inutile au monde. L’auto-gestion comme moyen de rompre avec la dépendance à l’égard d’une société qui manque de sens. Ces 17 filles ont fait le choix d’être utiles les unes aux autres, à la communauté.

Ces 17 filles sont des gens sérieux : ses parents voient leur décision collective comme un coup de folie adolescent alors qu’au contraire, elles savent parfaitement ce qu’elles veulent et ce qu’elles font, ce ne sont pas des hippies. Une des scènes du film (voir extrait 1 ci dessous) montre justement les héroïnes se moquer de l’une de leurs amies qui parle de « communauté hippie » à leur égard.

Si à première vue on peut s’attendre à une bonne dose de politiquement correct pour donner le change, que ce soit via un discours anti-hommes suranné, façon guerre des sexes, ou via l’introduction d’un peu de « diversité » dans le casting, il n’en est rien : les actrices sont de souche et les garçons sont épargnés. Florian, le frère de l’héroïne principale, Camille, joue même un rôle important : c’est un frère aimant qui revient tout juste d’Afghanistan. Dans toutes ses missions, il emportait avec lui un nounours dont il envoyait ensuite les photos à sa sœur. Il la soutient sans condition, lui apprend à conduire pour qu’elle soit autonome et se rapproche de plus en plus d’elle à mesure qu’il se rend compte de ce qui les relie : tout deux ont fait le choix de l’aventure, l’un en portant les armes, l’autre en donnant la vie. Dans un dialogue sur les dunes de Lorient, ils évoquent ce point commun et constatent qu’ils sont en marge des autres jeunes, qu’ils souffrent de leur choix (« je tire sur des gens qui m’ont rien fait », dit Florian) … mais qu’ils ne le regrettent pas. Car par leur expérience qui parait chacune extrême à leur entourage, eux au moins ne font pas que survivre : en se dépassant, ils ont donné un sens à leur vie. Ils vivent tout simplement. Incarnation d’une jeunesse française.

C’est l’originalité de 17 filles : ce n’est pas un film partisan et aigri, c’est un film plein de joie et de fraicheur. Un film qui pose plus de questions qu’il n’assène de message politique : quel est le sens de la vie ? Comment exister et ne plus se contenter de « vivre » ? Quels sont les ingrédients de cette existence ? Le film nous met sur la piste…

Un film sur la jeunesse française des années 2000 donc, désemparée devant le vide existentiel, l’ennui et le manque de défis. Une jeunesse qui ne veut pas vivre comme ses parents. Une jeunesse qui veut exister. Une autre jeunesse. L’une des héroïnes nous interpelle vers la fin du film : « on ne peut rien contre une fille qui rêve ». Que la jeunesse rêve.

Voir la liste des cinémas diffusant 17 filles

Bande annonce et extraits :

Clermont-Ferrand : Pas de nouvelle nuit d’émeutes dans notre ville !

L’homme qui était dans le coma depuis son interpellation mouvementée lors de la Nuit de la St Sylvestre est décédé. Le préfet craint de nouvelles émeutes.

Renforcé ce week-end, le dispositif de sécurité sera maintenu ce lundi soir. Quelque 420 fonctionnaires de police et de gendarmerie, contre 200 les nuits précédentes, ont été mobilisés la nuit dernière à Clermont-Ferrand. Deux hélicoptères – l’un équipé d’une caméra thermique, l’autre d’un projecteur – ont épaulé les forces de l’ordre et seront à nouveau en action la nuit prochaine.

Les Identitaires dénoncent ce climat de violence régnant dans leur ville depuis près d’une semaine, et soulignent l’aspect ethnique de ces émeutes, qui ne sont pas sans rappeler celles de Villiers-Le-Bel en 2007.  Nous demandons au préfet des sanctions d’une sévérité exemplaire pour les fauteurs de troubles, il est de son devoir de ne pas laisser la racaille gagner encore plus de terrain qu’elle n’en a déjà acquis ces dernières années dans notre ville.

Si vous aussi vous restez pantois devant la pâle réaction des autorités publiques, rejoignez la résistance identitaire pour nous aider à imposer nos revendications !

Ici c’est pas le 6-3, c’est le pays des bougnats !

Oppidum – les jeunes identitaires d’Auvergne

La mémoire et la fierté illuminent les rues de Paris

Communiqué officiel de Paris Fierté

 

Près de 400 personnes ont participé hier à la traditionnelle marche aux flambeaux en l’honneur de Sainte-Geneviève, organisée par l’association culturelle Paris Fierté. Placée sous le signe du souvenir : “Pas d’avenir sans souvenir !“, la marche s’est déroulée dans la ferveur et la gaieté, et s’est conclue sur le parvis de l’église Saint-Etienne-du-Mont, au sommet de la montagne Sainte-Geneviève où reposent les reliques de la sainte.

Tout au long du cortège, animé par les chants du Choeur Montjoie Saint-Denis, et rythmé par des slogans tels que “Paris est Patrie” ou encore “Paris populaire, Paris identitaire“, la bonne humeur et la fierté commune d’être les descendants de la patronne de la cité furent de mise. Des discours et la lecture d’un poème de Charles Péguy ont précédé un  feu d’artifice et une fort conviviale dégustation d’un vin chaud.

A l’heure où le chaos de l’individualisme, du consumérisme et de la haine de soi orchestrée par les autorités, menace plus que jamais notre civilisation plurimillénaire, qu’il est bon de partager des tels moments communautaires, enracinés et fiers ! Un plaisir qu’auront pu partager les journalistes de LCP (“La chaîne parlementaire”) et de Paris-Match qui ont ainsi pu constater la qualité du travail de notre association. Nous remercions l’ensemble des participants et leur donnons d’ores et déjà rendez-vous pour la prochaine édition.

En attendant, nous invitons tous les amoureux de Paris à nous contacter pour participer à nos activités, ou découvrir notre  site internet www.parisfierte.com, proposant de nombreuses idées de sorties et de découvertes.

L’équipe Paris Fierté.

www.parisfierte.com
contact@parisfierte.com

Rejoins la génération 3.0 !

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UNE AUTRE JEUNESSE
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Communiqué du 8 janvier 2012

:: Rejoins la génération 3.0 ! ::

Depuis notre apparition en 2002, nous autres Identitaires avons toujours mis un point d’honneur à investir le champ des nouvelles technologies pour diffuser au plus grand nombre et de manière innovante et attractive nos actions. La qualité de notre identité visuelle a beaucoup participé à notre succès et à la spécificité de notre mouvement.

Dix ans après, suite à une croissance du nombre de nos militants ainsi qu’à une augmentation de la régularité de nos actions, il est grand temps de former de nouveaux graphistes pour assurer à notre activisme la meilleure couverture possible.

Cet atelier informatique est ouvert aux militants des groupes du réseau de l’Autre Jeunesse. Merci de vous inscrire avant le 22 janvier 2012 en précisant quel atelier vous voulez suivre !

Le samedi soir, une animation musicale est prévue dans les locaux où se déroule la formation.

Renseignements : contact@autre-jeunesse.com

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Je préfère mourir debout que vivre à genoux

Have Heart – Watch me rise

I’d rather die on my feet
Than live on my knees
I’d rather die on my feet
So you can watch me,
You can watch me

WATCH ME RISE