« Beethoven n’est pas mieux que la musique antillaise »
Beethoven n’est pas mieux que la musique antillaise.
Lilian Thuram, 27 août 2011, France Culture
Beethoven n’est pas mieux que la musique antillaise.
Lilian Thuram, 27 août 2011, France Culture
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UNE AUTRE JEUNESSE
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Communiqué du 28 août 2011
:: Qui sinon nous ? ::
Comme l’an dernier, ce sont 70 jeunes identitaires qui se sont rassemblés pour leur 9ème camp d’été, sous le soleil de Provence. Ils ont même prolongé le plaisir puisque les militants de la France entière et de Suisse ont passé cette fois six jours ensemble.
Sous l’égide de l’éveilleur du peuple provençal, Frédéric Mistral, les campeurs se sont consacrés en petits groupes à l’élaboration d’une campagne politique de longue haleine, l’objectif étant de parfaire leur maîtrise de la communication politique et des agendas médiatiques. Ils ont également pu suivre des conférences sur des sujets aussi variés que les Croisades, le localisme concret ou encore l’héritage romain en Provence.
Les ateliers consacrés aux techniques militantes ont également été variés et, de l’avis de tous, ce fut certainement le camp le plus complet et le plus formateur.
Comme de coutume, les moments de camaraderie n’ont pas manqué, que ce soit durant les veillées autour du feu ou lors de la visite d’Orange et de son théâtre antique. De quoi gonfler le moral des participants à la veille de la nouvelle année militante en attendant un dixième camp qui, après Rome en 2007, devrait prendre de nouveau les routes d’Europe…
« L’avenir ne se fera pas sans nous » pouvait-on entendre alors que chacun prenait le chemin du retour.

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UNE AUTRE JEUNESSE
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Messieurs, ne l’oubliez pas : l’amour de la patrie n’est pas le résultat d’une opinion, d’un décret ou d’une mode. Le grand patriotisme nait de l’attachement que l’on a pour son endroit (…) pour sa famille, et les meilleurs soldats, croyez-le, ne sont pas ceux qui chantent et qui brament après avoir bu : ce sont ceux qui pleurent en quittant leur maison. Par conséquent, Messieurs, si nous voulons relever notre pauvre patrie, relevons ce qui fait croître les patriotes : la religion, les traditions, la mémoire nationale, la vieille langue du pays, et cité après cité, province après province, rivalisons d’étude, de travail et d’honneur pour célébrer diversement le nom de France.
Frédéric Mistral, discours aux Jeux floraux de Montpellier, 1875 (Ecrits politiques, 1989)
Par leurs actions d’éveilleurs de peuple, des Maisons de l’Identité aux camps d’été en passant par des initiatives en tout genre, les jeunes identitaires des quatre coins de France et de Suisse empruntent la voie tracée par le poète provençal : par la conquête des esprits, nous relevons nos patries en fortifiant le terreau qui favorise le développement d’un certain type d’homme, les patriotes, les enracinés. En effet, pour sauver et conduire la civilisation européenne, c’est la valeur des hommes dévoués à cette tâche qui importe, et non une mécanique institutionnelle ou économique précise. Ce qui vérole nos sociétés européennes, c’est, plus que le libre-échange destructeur ou le jacobinisme bruxellois, la médiocrité d’âme des élites et des faiseurs d’opinion qui ont mis en place ces systèmes : rétablir un ordre social harmonieux tout en maintenant en son sommet les hommes et femmes corrompus qui sont responsables de son délitement, c’est conserver les conditions d’une rechute à venir… N’oublions jamais que les sociétés pourrissent d’abord par la tête ; en conséquence, à nous d’incarner les espoirs de demain et le type d’homme qui les porte. De facto, nous pensons comme Frédéric Mistral qu’« il ne s’agit pas ici de faire une majorité électorale, il s’agit de refaire un peuple » (1882). Pour nous, c’est Métapolitique d’abord !
Nous sommes la génération Mistral.

Extrait d’un entretien pour la NRH (juillet-août 2011) :
C’était en octobre 2003. Le président de la République de l’époque, Jacques Chirac, avait déclaré que « les racines de l’Europe sont autant musulmanes que chrétiennes ». Cette affirmation m’a indigné. Tout ce que je savais de la civilisation européenne montre que ses origines ne se trouvent pas fondamentalement dans le christianisme et encore moins dans l’islam. Il me paraissait invraisemblable d’ignorer que les racines de notre civilisation se trouvent d’abord dans la Grèce antique. Le rôle ultérieur du christianisme est incontestable, mais concernant l’islam on ne voit vraiment pas ce qu’il venait faire dans ce tableau puisque ses relations avec l’Europe s’étaient presque toujours limitées depuis le VIIIe siècle à des conflits. (…)
Au contact du monde romain, le christianisme a commencé très tôt à s’éloigner du judaïsme originel. L’idée même du messie chrétien est influencée par la sotériologie grecque, c’est-à-dire la théologie du salut. Quand on fait naître ce sauveur d’une vierge, avec l’intervention de l’ange Gabriel et du Saint Esprit, on se trouve déjà dans une représentation mentale totalement grecque. Dionysos et Héraclès sont des dieux sauveurs qui naissent ainsi d’une vierge mortelle fécondée par Zeus, comme cela est si fréquent dans la mythologie grecque. Les principaux héros de l’Iliade sont souvent fils d’une divinité et d’un ou d’une mortelle. Cette parenté divine est totalement opposée au monothéisme originel et a profondément scandalisé les Juifs de l’époque de Jésus. Il faut rappeler que le christianisme primitif s’est développé dans un milieu profondément hellénisé. Cette hellénisation n’a fait que s’amplifier dès lors que le christianisme est devenu la religion de l’Empire romain.
(…)
Contrairement à la « légende » relative à la fin de l’Empire romain, il n’y a jamais eu de rupture dans la transmission de la culture latine, elle-même héritière de la culture grecque. Dès le haut Moyen Âge occidental, l’Eglise, et c’est l’un de ses apports positifs, a conservé par l’intermédiaire du latin, devenu langue religieuse et politique, les traditions antiques dans tous les domaines de la pensée.
Selon le 4ème de couverture, « Guy Rachet prouve que sur le socle des Celtes, Germains, Slaves, Latins, Hellènes s’est épanouie une civilisation novatrice et libératrice » en étudiant les « substrats ethniques » et « culturels » des habitants du Vieux continent.
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Lire aussi Des dieux païens au Dieu unique, continuité spirituelle du Vieux continent
Cet ouvrage de 300 pages se veut une porte d’entrée vers la contre-culture identitaire telle qu’elle a été forgée par les militants – et en particulier les plus jeunes – de ce courant politique novateur apparu en 2002.
Tout comme le mouvement identitaire lui-même, cet abécédaire est protéiforme et sensiblement asymétrique. D’une définition à une autre, vous pourrez passer d’un philosophe à un modèle de chaussures ! Car c’est ainsi, une contre-culture est faite de multiples références : lieux, auteurs, films, marques, concepts, images, expressions, chansons, personnages, souvenirs, etc.
L’abécédaire est suivi du texte Métapolitique d’Abord, tiré d’une conférence du même auteur.
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