
ONG : Le Bushido, L’art de la guerre, les arts martiaux, tout cela doit-il faire parti des connaissances d’un militant ?
PV : Je pense en tous cas qu’ils amènent des connaissances précieuses, et tout d’abord la connaissance de soi. Il est certain que “L’art de la guerre” doit faire partie de la bibliothèque d’un militant, à placer à côté du “Prince” de Machiavel.
Le Bushido n’est pour moi ni plus ni moins qu’un code de chevalerie, et il est évident que quand nous entendons incarner certaines valeurs nous ne pouvons qu’être proches de cette voie. Un militant identitaire qui ne tenterait pas de faire siennes les sept vertus du Bushido (droiture, courage, bienveillance, politesse, sincérité, honneur, loyauté) – étant entendu que l’Homme n’est jamais parfait mais toujours perfectible – ne serait pas à mon sens un militant complet. La première mouture du site internet des Jeunesses Identitaires proposait d’ailleurs parmi ses textes de formation un article sur le Bushido.
Concernant les arts martiaux, je ne sais pas s’ils doivent faire partie des connaissances d’un militant (tout en étant persuadé qu’ils peuvent s’avérer d’un grand secours, et cela en de multiples circonstances et pas uniquement dans les moments les plus évidents) mais ils font partie de ma vie. Vous faîtes d’ailleurs bien de parler d’arts martiaux et non de sports de combat car malgré quelques incursions dans différentes autres techniques je reste attaché au karaté (de l’école Kyokushinkai de Mas Oyama, un “karaté-contact” dont les compétitions sont au KO). L’esprit traditionnel et la rigueur japonaise me conviennent tout à fait dans ce cadre. J’adore l’atmosphère du dojo et ce moment où, serrant sa ceinture sur son dogi, on laisse tout à l’extérieur pour quelques heures.
Mirko Cro Cop est reconnu comme étant l’un des meilleurs combattants de combat libre. Le Croate a connu un parcours pour le moins atypique avant de se consacrer entièrement à une carrière de combattant professionnel.
En effet, il a longtemps été un boxeur amateur (40 victoires dont 35 par KO) avant de devenir célèbre dans la discipline du combat libre. Boxeur, mais également Kick-Boxeur et policier. Durant la deuxième moitié des années 1990 et jusqu’en 2002, Cro Cop est membre des commandos antiterroristes croates. D’où son surnom, contraction de croatian cop.
Cro Cop se met au Kick Boxing, ce qui lui permettra d’acquérir une grande technicité des jambes, qui fera de lui l’un des spécialistes du High Kick dans ses futurs combats libres. Il atteint en 1999, en tant que kick-boxeur, la finale du K1 mais s’incline contre Ernesto Hoost, alors qu’il a une côte cassée depuis sa demi-finale.
En 2004, il commence une carrière professionnelle dans la discipline du combat libre. Il combattra notamment contre Fedor, contre lequel il s’inclinera à la suite d’un combat légendaire qui fût mené jusqu’à son terme par les deux hommes !