Semper altior !

Ni eo ar yaounkiz a ra ur choaz hiziv: an hini da vezañ sav war an talbenn.
Ni eo ar yaounkiz a ra choaz an Termopiles e plas al laoskidigezh hag an dilezidigezh.
Ni eo yaounkiz ar c’hampoù hañv, ar c’hrapadennoù hir dre ar menezioù, yaouankiz an arzoù brezelek hag an taolioù resevet. Yaounkiz ar striv, an dour-c’hwez hag ar vont dreist bepred.
Ni eo yaounkiz ar sevenadurezh a-bep-eil ha gwriziennet. Hini ar rock kemmesk gant ar vombard hag ar binioù-bras, hini ar sonerezh elektronek pe greantel gant an diskanioù kanet dre ar yezh latin, tro-war-dro yaounkiz mosh har ar c’helc’hioù Keltieg.
Ni eo ar yaouankiz a nac’h an emlazh ‘vel digarez personel, ‘vel dazont d’ur remziad, ‘vel dremmwel d’hor sevenadurezh.
Ni eo ar yaouankiz a lak an trehontus hag ar feiz araok ar madoù danvez. Ar yaouankiz a lak ar reiñ hinienel a-us d’ar gounid personel, a gav gwelloc’h ment kadarn ar vuhez ‘vit an taolioù dreist armerzhel.
Ni eo ar yaouankiz a nac’h an holl re drammoù, na pa vefe reoù sioul-dous-kalet, kimiek pe gwirion anezho. Ar c’hoant a zo savet ennomp da vezañ gant hor goustiañs a-bez e-tal daedennoù ar gevredigezh ‘vit sellout hor tonkad e-fas.
Ni eo ar youankiz a choaz roudenn ar gumuniezh hag ar c’hoant da sevel asambles dazont ar vammvro.
Ni eo ar yaouankiz a fell dezhi rentañ ar galloud d’ar bolitikerezh ha da vont dre holl lec’hioù ar vuhez gant ur soñj sklaer: an dazont na vezo ket d’eus outañ hepdomp.
Ni eo ar yaouankiz disheñvel. Eveldout ez omp, bez eveldomp!
L’Union Rempart, fondée en 1966, regroupe environ 170 associations. Elle œuvre pour la restauration du patrimoine à travers la France entière, mais aussi dans d’autres pays d’Europe. Rempart offre la possibilité à tout un chacun de venir passer quelques jours à travailler sur un chantier en tant que bénévole.
Cette démarche, dans laquelle s’est engagé votre serviteur sur un château cathare dans l’Aude, nous apparait clairement comme identitaire à plus d’un titre. Tout d’abord, elle consacre cet esprit d’abnégation, que nous revendiquons au service de notre identité, à notre patrimoine médiéval. C’est d’autant plus vrai que le travail s’est avéré extrêmement physique puisqu’il s’agissait de déterrer à grands coup de pioche et de pelles ce château enseveli à la suite de sa destruction au XVII siècle sur ordre de Louis XIV. Le tout sous un soleil de plomb, ce qui requérait donc un réel goût de l’effort et une motivation intacte.
Ce type de séjour met également à l’honneur un mode de vie plutôt sommaire mais très sain. Nous passions en effet le plus clair de notre temps à l’air libre et l’hébergement se faisant sous la tente, nous permettait ainsi de nous sevrer de l’habituel confort matériel un peu prompt à nous ramollir. De plus, les repas pris en commun et les veillées passées à palabrer renforçaient ce sentiment de communauté si vital à nos yeux.
Par ailleurs, ce séjour fut enrichissant sur le plan personnel. Nous avons pu découvrir l’art de la maçonnerie et l’expérimenter par nous-mêmes. J’avais oublié à quel point la pratique d’un ouvrage manuel peut être rafraichissante après une année de dur labeur intellectuel sur les bancs de la fac. La présence d’une équipe d’archéologues nous a également permis de nous initier à la fouille et approfondir nos connaissances historiques sur la région et notamment sur la fameuse croisade albigeoise.
Enfin, bien que très fatigués par nos travaux de la semaine, nous n’avons pas pour autant fait l’impasse durant le week-end sur la découverte du beau pays cathare et de ses imprenables forteresses. Mais en fin de compte, c’est sans doute par la rencontre avec certains responsables du chantier, occitans pur jus viscéralement attachés à leur région, que nous avons le plus appris.
Louis Brequin pour le Projet-Apache




L’Autre Jeunesse s’était donnée rendez-vous à Rouen en ce samedi 23 janvier pour un concert organisé par le label Alternative-s et les jeunes identitaires de la Vague Normande. Militants et sympathisants se sont réunis pour un soir autour d’un concert de Folk, une musique source d’enracinement et de communauté s’exprimant au rythme des guitares et des chansons.
Étaient chaleureusement invités à se produire sur scène le chansonnier Docteur Merlin, le groupe parisien FNM (Fluctuat Nec Mergitur) et un chanteur italien venu spécialement de Milan, Sköll.
Honneur aux anciens : c’est Docteur Merlin qui inaugure la scène en interprétant certains titres d’un répertoire musical dont le contenu et l’étendue imposent le respect. De belles paroles qui ont su traverser les années et toucher son jeune public. Lui ont succédé les trois parisiens de FNM, groupe de folk se produisant pour la première fois mais sans doute pas la dernière, tant leur prestation a pu susciter l’engouement des spectateurs reprenant en chœur couplets et refrains.
Une ambiance chaleureuse que l’on retrouvait au cours de la prestation finale de Sköll venue conclure cette soirée. Au fil de ses chansons, sa voix mélodieuse a ainsi pu enchanter une salle oubliant la barrière de la langue au rythme des notes de musique.
C’est en entonnant le célèbre titre des « Amici del vento » que le Milanais apporta une touche finale au concert accompagné par une assemblée de jeunes camarades heureux de fêter leur appartenance à une même communauté. Car nul besoin de grands discours pour la voir s’exprimer ce samedi soir, mais simplement d’une guitare, des amis et des chansons.
La soirée termina tard avant que tout le monde ne se sépare, mais chacun avec l’intime conviction que demain appartient à cette Autre Jeunesse.
Une vidéo est en cours de préparation.
